15 juin 2012

L'ASIN lance trois référendums contre les accords fiscaux

La décision vient d'être prise : l'ASIN s'oppose par le biais du référendum aux accords fiscaux que la Suisse entend passer avec l'Allemagne, l'Autriche et de la Grande-Bretagne. Des accords aussi incroyables que stupides, imaginés par un Conseil fédéral et un Parlement toujours aussi peu soucieux des intérêts de son pays.

Incroyable parce qu'ils ne respectent ni le secret bancaire que nos lois permettent, ni l'anonymat que les banques ont promis à leurs clients étrangers. Avec ces accords, la Suisse se montre déloyale avec ceux qui avaient confiance dans nos institutions. Avec ces accords, le gouvernement suisse récolte les impôts pour les pays étrangers et, ce faisant, n'hésitent pas à avoir recours au chantage : - tu payes des impôts confiscatoires ou je te dénonce ! Avec ces accords, la Suisse n'est plus un pays indépendant mais un pays renégat.

Ces accords sont aussi stupides, particulièrement celui passé avec Berlin. La gauche de ce pays, majoritaire à la Chambre des Länder, a montré son hostilité vis-à-vis du traité. Les montants réclamés ne sont pas assez importants pour eux (actuellement prévu entre 21 et 41%). Or, si les Suisses acceptent cet accord fiscal et que les Allemands le refusent, ce sont ces derniers qui prendront la main dans les négociations et demanderons encore plus qu'ils ne demandent aujourd'hui. C'est une nouvelle démonstration de la servilité de notre gouvernement et plus particulièrement de la présidente de la Confédération, Mme Widmer-Schlumpf, qui espère que d'autres pays concluront le même type d'accords. La place bancaire suisse doit s'attendre à vivre un avenir pénible qui mettra en péril de nombreux emplois dans ce secteur.

L'ASIN a bien joué. Elle montre qu'elle est la seule association capable de lutter pour une Suisse indépendante et neutre. La récolte de signatures devrait être rapide, particulièrement en Suisse allemande où l'on n'a pas oublié les propos grossiers de l'ancien ministre allemand des Finances Peer Steinbrück (SPD) à l'encontre de notre pays.

 

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Commentaires

effectivement cette initiative est de bon augure mais à trop voter le peuple se lasse aussi.Les pro-européens savent très bien tirer les ficelles là ou il faut et quand il faut.On est bombardé non pas de missiles coréens mais de votes ,d'élections il serait temps aussi de sérieusement sélectionner les choix sinon de plus en plus d'abstentionnistes n'auront plus qu'une seule envie mettre leur enveloppe de votes à la poubelle.Ce qui n'est déjà que trop souvent le cas

Écrit par : lovsmeralda | 15 juin 2012

L'auteur du blog nous assène :

"Avec ces accords, le gouvernement suisse récolte les impôts pour les pays étrangers et, ce faisant, n'hésitent pas à avoir recours au chantage : - tu payes des impôts confiscatoires ou je te dénonce."

Le chantage qu'il dénonce n'existe pas dès lors qu'il existe aussi la possibilité pour l'investisseur étranger de retirer ses avoirs de Suisse. Et c'est là la grandeur de ces accords, c'est là ce qui fait fulminer nos ennemis, les clients peuvent, pour le passé, choisir de ne pas payer tout en n'étant pas dénoncés. Il suffit pour eux de partir assez vite, selon le calendrier des accords respectifs. Ces accords, sauvent l'honneur de la Suisse en évitant que celle-ci ne renie ses promesses comme elle le fait avec les USA.

De plus, l'accord avec l'Autriche est, qui pour sait lire un texte un peu touffu, plus favorable que les autres.

Dès lors et compte tenu du fait que l'Autriche est avec le Luxembourg le seul allié de la Suisse au sein de l'UE, je ne vois pas la nécessité de lancer un référendum contre l'accord Rubik conclu avec l'Autriche. Au contraire, cela ne peut que nuire à nos relations avec ce pays et fragiliser tant la Suisse que l'Autriche face à l'UE.

http://www.sif.admin.ch/themen/00502/00758/index.html?lang=fr

Écrit par : CEDH | 16 juin 2012

CEDH a raison, CEDH a raison, CEDH a raison. Pour une fois.

Écrit par : Achille Talon | 16 juin 2012

On aparend aux enfants à ne pas se laisser raquetter par leurs camarades et pourtant c'est l'exemple que donnent nos autorités. Si le pragmatisme en politique consiste à accepter indéfiniment les demandes répétées de nos "partenaires" alors les méthodes maffieuses ont de l'avenir aux chambres fédérales. Quand à ceux qui trouvent qu'on demande trop souvent l'avis du peuple alors qu'ils passent des heures au café à pipelet-ter, des heures à regarder des matchs, des heures à leur natel, des heures à regarder la télé, devraient aller vivre quelque temps dans un de ces pays où pour pouvoir donner son avis il faut être prêt à prendre un coup de matraque. En Suisse on est trop gâté. Résultat on ne sait plus se battre pour défendre nos différences. Notre petit confort nous suffit mais on oublie qu'il dépend aussi de notre capacité à résister. Rien n'est jamais définitivement acquis.

Écrit par : norbert maendly | 16 juin 2012

@ norbert maendly

Avant de prendre position il faut savoir de quoi il retourne. L'auteur de ce blog, coordinateur romand de l'ASIN, a démontré qu'il ne savait pas de quoi il s'agissait en alléguant que les épargnant n'avait qu'à payer ou se dénoncer, alors que cela est faux : ils peuvent aussi partir.

De plus, l'accord avec l'Autriche comporte de sympathiques particularités et ce pays demeure, notamment en la matière, notre allié au sein de l'UE.

Pour avoir déjà été contraint de prendre en compte les éventuels accords avec la Grande-Bretagne et l'Autriche, je prétends les connaître quelque peu. Et je crois que nos négociateurs ont été, au vu des contraintes, particulièrement habiles. Sans doute trop pour Monsieur Bertinat.

En tous les cas, j'invite l'ASIN à ne pas lancer de référendum contre l'accord conclu avec l'Autriche, demande qui serait parfaitement contre-productive pour la Suisse.

De plus, cette demande de référendum contre l'accord conclu avec l'Autriche est parfaitement ridicule de la part d'une organisation qui n'a pas lancé de référendum contre les accords conclus avec les Etats-Unis d'Amérique. Le I de ASIN semble vouloir dire indépendance face à l'Autriche, la méchante et impérialiste Autriche qui veut asservir la Suisse, et soumission aux Etats-unis d'amérique, nos libérateurs.

Messieurs de l'ASIN, les Habsbourg ne sont plus au pouvoir !

Demandez donc à Oskar.

Écrit par : CEDH | 17 juin 2012

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