29 juin 2012

Pilotage des travaux du CEVA : pas plus rassurant en 2012 qu'en 2007

Le 26 janvier 2007, j'ai déposé une motion (M 1692) pour proposer au Conseil d'Etat de désigner avec ses deux partenaires contractuels (Confédération et CFF) un mandataire qui leur soit commun avec pour mission de surveiller l'avancement des travaux de construction du CEVA afin de respecter les délais et surtout les coûts. A l'époque, déjà, l'entière responsabilité incombait au DCTI et suscitait quelques inquiétudes quant à l'engagement de ce département... Connaissant les grandes réussites de l'exécutif genevois en matière de construction (stade Genève, P+R de la Nautique, etc.), la probabilité d'une nouvelle cacade bien genevoise reste élevée, d'autant plus élevée que dans le cadre du CEVA, il faut compter sur trois partenaires publics.

La réponse m'est enfin parvenue sous la forme d'un rapport du Conseil d'Etat. Le canton de Genève et la Confédération en sont les maîtres d'ouvrage. Les CFF se voient confier la maîtrise d'œuvre et deux organes de gouvernance sont mis sur pied : le comité de pilotage (Copil) et le comité de direction (Codir). Le Copil se réunit ordinairement tous les 3 mois et regroupe les chefs de département suivants (ancienne appellation pour certains d'entre eux) : DCTI, DIM et DARES. Et aussi l'Office fédéral des transports et les CFF. Le Codir, organe de gouvernance opérationnel, se réunit  8 à 10 fois par année.

Chaque partenaire sera placé sous la surveillance des ses propres organisme de contrôle et d'audit habituels. Il a donc fallu attendre 5 ans pour que le Conseil d'Etat explique le dispositif de pilotage de ce grand chantier, dispositif calqué sur la construction de la « Ligne Diamétrale » à Zurich et qui a donné de bons résultats, que ce soit en temps ou en argent. Malgré ces explications, je regrette qu'il n'y ait pas eu une réflexion, même rapide, sur la proposition faite par la motion, celle d'un mandat donné à une société de surveillance. Je reste donc prudent parce que la gouvernance du CEVA, tel qu'expliqué, reste entièrement aux mains d'entités administratives. Certes, cela a bien fonctionné à Zurich. Et en matière de gestion rigoureuse, Genève n'est pas Zurich ...

 

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Commentaires

il est 12H50, bientôt l'heure du couvre feu, et ça juste à cause de Corto, MDR

Écrit par : Corto | 30 juin 2012

Feu-vert, carte blanche, tous les ingrédients indispensables à une gestion bien de chez nous, c'est à dire : dépassement de budget allant jusqu'à 100% du budget initial et non-respect, malgré les dépassements budgétaires, de délais d’exécution des travaux, sans parler des travaux attenants à la réalisation du projet, qui vont également surgir comme des champignons en année bissextile !

A vos crayons mal taillés et par ici les dettes pour les contribuables !!

C'est incroyable que de tels projets ne soient pas contrôlés par un comité de surveillance, car même ces comités ont pour habitude d'avaliser des opérations pas très convaincantes !!!

Écrit par : Corto | 30 juin 2012

Silence sur les débordements également pratiqués par les commissions de surveillances, notamment sur les nombreuses études stériles avec lesquelles on aurait pu financer la traversée de la rade !!

Écrit par : Corto | 01 juillet 2012

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