29 octobre 2012

Bon sang, c’est moi qui m’y colle…

A la mine ! Pas d’autres solutions dans cette République à l’envers du bon sens. Voilà plusieurs semaines que j’arpente le macadam genevois et que j’entends les mêmes réponses ornées d’accents diverses et multiples :

- Je ne vote pas, y’é sui étranger…
- Depuis combien de temps êtes-vous à Genève ?
- Dépuis 18 ans…
- Vous pouvez donc voter au niveau municipal !
- …
- Reprenons. Tous les étrangers peuvent voter après 7 ans de résidence en Suisse. Vous avez reçu une belle enveloppe grise, officielle, avec une grande fenêtre dans laquelle figurait votre nom…
- …
- M’enfin, une grand enveloppe grise…
- Ah oui ! Mais je ne sais pas quoi en faire…

Donc, il faut reprendre à zéro, au plan municipal, l’information d’une population importante à qui la nouvelle Constitution offre la possibilité de participer aux votations et élections de sa commune. Voilà pourquoi moi, hostile au vote étranger (ils n’ont qu’à se naturaliser !) je dépose une motion pour demander au Conseil administratif de rédiger une brochure, un mode d’emploi, pour informer mieux et plus, les étrangers qui ont ce fameux droit de vote et qui ne savent pas trop en faire, par défaut.

Hmmm ? Que dites-vous ?
- N’est-ce pas le boulot de la Chancellerie ?
- Voui… Mais comme il n’y a plus de pilote dans l’avion, il n’y a plus de chancellière à la Chancellerie, comme il n’y a plus de Conseiller d’Etat au Conseil d’Etat. Alors pourquoi pas la commune ?

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