26 décembre 2012

Une petite rescapée pour Noël : Maddela Douse, née à 23 semaines

Maddalena, six mois, passe son premier Noël à la maison cette année. C'est une rescapée. N'eût été une petite paire de ciseaux, la petite fille serait morte peu après sa naissance… Laissée pour morte.

Maddalena Douse est née il y 6 mois à 23 semaines de gestation, en même temps que sa sœur jumelle Isabella, qui, elle, est morte. Aux termes des directives éthiques en vigueur au Royaume-Uni, il est d'usage de laisser mourir sans soins autres que les soins dits « de compassion » les grands prématurés pesant moins de 400 grammes à la naissance.

Le minuscule bébé a donc été pesé, et les médecins du Royal Sussex Hospital ont eu la surprise de voir la balance afficher 453 grammes. Aussitôt, Maddalena est transférée vers l'unité de réanimation néonatale, reçoit les soins nécessaires à sa survie et peu à peu, se fortifie, jusqu'à se trouver suffisamment en bonne forme pour pouvoir rentrer chez ses parents, sans problèmes particuliers.

« Elle est notre petit miracle », disent aujourd'hui ses parents… Un miracle qui a aidé providentiellement aidé par une bête paire de ciseaux, que quelqu'un avait laissé traîner sur la balance où le destin de Maddalena s'est joué. Une paire de ciseaux qui a porté son poids de 382 grammes – la réalité qu'on devait constater très vite après l'arrivée de la fillette dans l'unité de soins intensifs – aux 453 grammes qui lui ont sauvé la vie. Une fois la réanimation commencée, et efficace, il ne pouvait plus être question en effet de revenir en arrière…

L'heureuse survie de la petite Maddalena est en quelque sorte l'avers de la médaille. Dont l'envers est fait de bébés que l'on laisse mourir parce qu'ils ne font pas le poids. Ou pour qui les soins intensifs sont jugés inutiles sur des critères, comme on le voit, incertains… Ainsi, rappelle Peter Baklinski sur LifeSite, un médecin néonatologue de Londres a-t-il reconnu avoir personnellement laissé mourir dix bébés d'inanition et de déshydratation, conformément aux « chemin de soins de Liverpool » qui prévoit cette sorte de refus de soins dans nombre de situations.

Ce protocole, à la suite de campagnes menées par la presse tabloïde, est actuellement très controversé au Royaume-Uni, au point qu'une enquête officielle a été instaurée pour déterminer s'il y a ou non des abus, c'est-à-dire des morts volontairement hâtées par le refus de soins ordinaires.

Le miracle de Maddalena vient rappeler que les médecins ne savent pas tout… (tiré du blog de Jeanne Smits)

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21 décembre 2012

Un blogeur chassant bloger

Je ne résiste pas au plaisir de reproduire l'excellent blog de ce jour signé par Christian Vanneste, Député du Nord et Conseiller Municipal de Tourcoing et intitulé "1984 ou Le Meilleur des Mondes?"
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Le nourrisson enlevé à la maternité de Nancy, le petit Lucas, a été retrouvé grâce à la vidéosurveillance installée sur le tramway de cette ville. Une femme, très jeune, mais vivant déjà en couple avec un « compagnon », avait été jusqu’à enlever l’enfant d’un autre couple pour satisfaire un désir de maternité. Pendant ce temps, dans sa fureur idéologique, le PS débat de l’introduction de la Procréation Médicalement Assistée dans la loi de dénaturation du Mariage. Ces évènements appellent de ma part trois réflexions.

D’abord, j’ai toujours été frappé par l’hostilité de la gauche au développement des techniques nécessaires à la lutte contre la délinquance, que la science rend de plus en plus efficaces. La vidéoprotection, mais aussi les fichiers et leur croisement éventuel, l’utilisation des analyses d’ADN, ou encore l’instauration d’un registre national, qui sont utilisés dans d’autres démocraties européennes n’ont jamais manqué de soulever les protestations de la gauche au nom de sa curieuse conception de la liberté. Curieuse liberté,en effet, que celle des délinquants et des fraudeurs au détriment de celle des autres ! Je me souviens avoir, dès les premiers débats, dit à une collègue socialiste que, si, elle, avait à craindre quoi que ce soit, mon comportement public, me donnait toute tranquillité. Notre société par les extraordinaires moyens de communication qu’elle a élaborés offre une liberté de circulation des personnes, des biens et de l’argent qui exige un contrôle qui en compense les dangers, et qui est d’ailleurs étroitement limité par la loi. Néanmoins, les socialistes continuent à brandir 1984 et Big Brother pour effrayer la place des Vosges et faire s’étrangler les lecteurs de Libération et du Nouvel Obs. Ils n’oublient qu’un détail : Orwell, qui était intelligent, avait perçu les dangers du communisme et les dénonçait pour les avoir vécus. Il ne faisait pas partie des compagnons de route dont la gauche française est l’héritière. 1984, c’est la dictature stalinienne qu’aimait Aragon et que n’a pas condamnée Sartre, ce grand admirateur des dictatures communistes exotiques. La démocratie, l’Etat de Droit ont eux le devoir de se doter d’armes égales à celles qui menacent la sécurité de leurs citoyens.

Curieusement, à gauche, c’est le Meilleur des Mondes qui est pris au pied de la lettre. Lutte des genres et féminisme obligent : Big Brother, NON ! Big Mother, YES ! Un monde normalisé, à la sexualité libérée, fonctionnelle et protégée, aux rapports adoucis au besoin par la drogue, aux enfants « fabriqués », une vie purement matérielle, depuis la naissance artificielle jusqu’à la mort douce : le cauchemar d’Huxley n’est pas éloigné du rêve du programme socialiste. Certes, il n’y a pas l’inégalité, mais on peut compter sur l’hypocrisie de la machine scolaire pour la produire « en douce » à la mesure des dysfonctionnements du système que certains connaissent et évitent. La confusion entre la liberté et la transgression est la clef du prétendu progrès sociétal socialiste : transgression des comportements culturels nationaux, de la morale, du sacré, de l’anthropologie, de la nature. Il faut sévir sur le tabac et l’alcool, mais pas sur la drogue. Le mariage est désuet, mais il faut l’ouvrir aux homosexuels. La vie d’un assassin doit être protégée, mais pas celle d’un enfant à naître, ni celle d’un vieillard déprimé. L’Anthropologie est fondée sur l’altérité et la complémentarité des sexes qui tissent les échanges matrimoniaux, mais la gauche nous plonge dans la confusion des genres. Enfin, par une curieuse contradiction, la gauche se veut pleine de précautions lorsqu’il s’agit de maîtriser les atomes ou les OGM, mais est prête à négliger les limites naturelles de la procréation dans l’espèce humaine.

Une telle attitude est révélatrice d’un anti-humanisme profond. Il ne peut y avoir d’humanisme que dans le cadre d’une pensée spiritualiste, qui confère à l’homme cet esprit, qui l’élève au-dessus du reste de la Nature et trace autour de lui une frontière invisible qu’on appelle le sacré. Les propos scandaleux de Bergé rapportés par le Figaro et par Nouvelles de France ont le mérite d’indiquer clairement de quelle côté de cette ligne se situent les projets actuels : « Je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » La différence est claire. L’Enfant n’est pas une chose que l’on produit pour répondre aux désirs du marché. Le fait que le socialisme rejoigne le libéralisme mercantile ne nous étonne pas. Ce sont les jumeaux nés déjà de deux « pères » : le matérialisme et l’individualisme ! Ce n’est ni notre conception de la Liberté, ni notre conception de l’Homme !

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17 décembre 2012

Rémy Pagani n'a pas tout tort !

Est-ce le syndicaliste ou le magistrat qui a été manifester ce matin sa rogne au Conseil administratif des TPG dont il est exclu depuis le début de ce mois ? Pour une fois, c'est le magistrat. Et je ne suis pas loin de lui donner raison tant la loi votée cet automne par le Grand Conseil est injuste. Construite sur les principes de gouvernance émis par l'OCDE, la nouvelle loi devait interdire aux élus des exécutifs de siéger au Conseil administratif des TPG et de la Fondation des parkings. Aux magistrats sortants de nommer leurs représentants, en fonction de leurs compétences à remplir leur rôle au sein d'un Conseil administratif.

Tous les magistrats exclus ? C'est bien là que le bât blesse. Il reste quelques scories qui rendent cette loi pour le moins discutable. En effet, si le magistrat de la Ville ne peut nominativement plus siéger, au même titre que le Conseiller d'Etat en charge des TPG, le représentant de l'association des communes, qui est un magistrat, lui, siégera au Conseil d'administration. Tout comme le pourra un membre pour la région frontalière française, nommé par le Conseil d’Etat. Cela pourra être, par exemple un Maire ou un Conseiller général. Un magistrat, par conséquent.

Cette fameuse loi a provoqué de grands débats sur la question de la nationalité des représentants qui siègeront au sein des Conseil d'administration des TPG et de la Fondation des parkings. La décision finale est qu'il n'y aura aucun représentant qui ne sera pas Suisse et qui ne résidera pas dans notre canton, sauf le représentant pour la région frontalière française.

Par contre, le Grand Conseil n'a pas assez étudié la loi sous l'angle de l'équité entre magistrats exclus, se contentant de suivre trop simplement l'amendement d'un député libéral qui impose dans les faits deux catégories de magistrats. Cela n'est pas admissible et c'est la raison qui me fait non pas soutenir la démarche protestataire de Rémy Pagani mais comprendre son courroux.

Cette situation n'étant pas admissible, je reviendrai devant le Parlement avec une modification de cette loi pour qu'il soit interdit à tous les magistrats de siéger au sein de conseil d'administration.

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13 décembre 2012

Caisse de pension (CAP) : Le courage de dire NON

Le bon peuple n’est pas corvéable à merci et ne constitue pas automatiquement une assurance responsabilité civile couvrant tous les dommages causés par ses dirigeants.

Les deux conseillers municipaux UDC membres de la commission des finances de la Ville de Genève ont été bien seuls à refuser mardi 11 décembre le crédit budgétaire supplémentaire (PR-998) de 120 millions de francs destiné à la Caisse de retraite du personnel de la Ville de Genève (CAP).

Cette somme doit couvrir la diminution du taux technique de 4% à 3,5%. Bien que discutable, ce taux technique est défini par la Chambre des actuaires-conseils. A noter que les caisses de pension en Suisse-allemande ont des taux techniques plus bas de 1% et sont, sans aucun doute, plus proches de la réalité.

Les commissaires UDC étaient prêts à voter cette importante somme destinée à tenir les engagements pris par la Ville envers les retraités affiliés à la CAP non sans regretter que pour ces engagements financiers importants, seule la Ville de Genève doivent porter la main à son porte-monnaie. En ces temps incertains, les employés municipaux de la Ville de Genève reçoivent des salaires confortables (moyenne salariale 8’000 francs) ainsi qu’une retraite qui l’est également (70% du dernier salaire assuré). Ce haut niveau de rentes ne peut être maintenu que grâce aux cotisations annuelles (24%) réparties à raison d’un tiers pour les employés et de deux tiers pour les employeurs, ce qui représente 46 millions de francs au dernier budget. Une comparaison avec d’autres institutions de prévoyance publiques ou privées fait apparaître que « la CAP se situe dans la frange supérieur des caisses de pension avec un plan de prévoyance très généreux » (rapport sur le projet de révision du plan de prévoyance, 1er juillet 2011).

Cette provision, que syndicats et comité de gestion souhaitent voir débourser par l’employeur, sera empruntée sur les marchés financiers et remboursée sur plusieurs dizaines d’années. Une fois de plus, ce sont les générations à venir qui supporteront nos décisions politiques. Si ces 120 millions sont empruntés sur 30 ans, c’est donc une somme d’environ 4,5 millions qui sera inscrite à chaque budget jusqu’en 2044.

Les commissaires UDC auraient pu se résoudre à régler ainsi ce dossier bien qu’estimant qu’il ne s’agit là que d’une solution à durée très limitée. Mais, c’est l’article 5 du projet de délibération, tel que présenté, qui pose problème aux commissaires UDC. Il précise que la dépense sera « financée par une économie sur d’autres rubriques de charges, ou par des revenus supplémentaires équivalents, voire par la fortune nette ». Cette dernière partie de la phrase n’est pas acceptable. Il est hors de question que le sauvetage de la CAP par la Ville – et par conséquent de ses contribuables – puisse provoquer une hausse du centime additionnel. Le bon peuple n’est pas corvéable à merci et ne constitue pas automatiquement une assurance responsabilité civile couvrant tous les dommages causés par ses dirigeants. C’est la raison qui a poussé les commissaires UDC à refuser ce projet de délibération.

Enfin, les commissaires UDC ne peuvent s’empêcher d’observer que la plupart des membres de la commission des finances favorables à la PR-998 sont des fonctionnaires cantonaux ou communaux. C’est ce que l’on appelle une majorité de circonstance.

Pour tout renseignement :

-    Eric Bertinat, conseiller municipal UDC et chef de groupe – 076 / 391 25 03
-    Pascal Rubeli, conseiller municipal – 079 76548 55

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11 décembre 2012

L’UDC-Ville de Genève n’apprécie pas les déclarations extravagantes de Rémy Pagani

Le groupe UDC-Ville de Genève n’a pas apprécié la tournure prise lors du débat budgétaire sur les investissements 2013. En effet, si notre groupe comprend parfaitement le débat démocratique qui s’est tenu autour de la question d’une réduction sévère de l’enveloppe accordée aux investissements, passant de 150 millions à 110 millions de francs, il trouve en revanche inadmissible les déclarations extravagantes faites devant le Conseil municipal par Rémy Pagani, responsable du département des constructions et de l’aménagement.

M. Pagani s’est moqué du Conseil municipal en évoquant la faillite d’entreprises et la mise au chômage de leur personnel pour convaincre les élus municipaux de lui accorder les 150 millions qu’il réclamait pour son département. Le magistrat a dépassé les bornes.

Comment faire confiance à un magistrat qui n'a pas intégré dans ses perspectives de gestion l'éventualité d'une telle coupe dans le budget ? Le groupe UDC demandera la liste de toutes les entreprises attributaires des crédits octroyés et le tableau de l'étalement dans le temps de ces derniers pour mesurer l'impact exact de cette suppression dans les investissements.

Tout cela sera examiné attentivement par nos soins, car nous ne pouvons nous satisfaire de la gestion des investissements telle qu'elle nous a été sommairement et hâtivement exposée la semaine dernière (!) en commission des finances et en commission des travaux et construction par le Conseil administratif via Mme Salerno et M. Pagani et leurs collaborateurs.

Il faut que M. Pagani cesse de nous raconter des sornettes et de jouer aux révolutionnaires de pacotille. En déclarant péremptoirement que quel que soit le vote le Conseil municipal, il dépensera 150 millions de francs pour les investissements, M. Pagani oublie simplement qu’il a été élu pour exécuter les décisions du délibératif qui est, rappelons-le, l’autorité souveraine en matière budgétaire et non pour faire ce que bon lui semble. L’UDC-Ville de Genève saura le lui rappeler à temps et à contre-temps.

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