19 février 2013

Dame Salerno et l’esprit de caste

La dame est têtue. Ce n’est pas là la moindre de ses qualités. Sur la forme, vouloir que des nettoyeurs-zé-nettoyeuses soient mieux rémunérés, c’est parfaitement acceptable. Et cela fait bien dans son parcours politique. Surtout si l’on est à gauche. Sur le fond, Sandrine Salerno accentue davantage le fossé qui se creuse entre travailleurs sous contrat privé et employés sous contrat public. Les Genevois, appelés à renflouer à coups de milliards de francs les caisses de l’Etat, en ont un avant goût. Et puis, la dame ne veut pas que tous les nettoyeurs-zé-nettoyeuses soient mieux payés. Elles ne veut mieux rémunérer que ceux qui seront engagés par son administration. Il y aura ainsi deux catégories de nettoyeurs-zé-nettoyeuses : l’une sera payée selon les conventions collective de travail en cours et l’autre bénéficiera d’un salaire préférenciel. La première catégorie sera soumise aux dures lois du marché du travail, de la concurrence et de la rentabilité ; l’autre à la générosité contrainte des contribuables. Il est presqu’amusant de penser que les nettoyeurs-zé-nettoyeuses du privé payeront des impôts pour que leurs homologues plus chanceux gagnent davantage qu’eux pour une fonction identique.

Ainsi va la vie au pays de la gauche égalitaire...

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