20 mars 2013

Les Comptes 2012 annoncent des temps difficiles pour la Ville de Genève

Déception fiscale pour Sandrine Salerno qui annonce des comptes 2012 équilibrés mais aussi une baisse importante des recettes fiscales à hauteur de 51 millions. Un rapide regard sur les prévisions des impôts sur les personnes physiques de juin 2011 (603,2 millions), sur celles inscrites au budget voté en décembre 2012 (582,4 millions) puis enfin sur les impôts comptabilisés en 2012 (541,5 millions) démontre la décrue des recettes fiscales qui atteint, personnes physiques et morales, un total de 51 millions de francs

Si les recettes baissent, les investissements, eux, explosent et passent la barre des 150 millions dont seule la moitié de cette somme est autofinancée. La sonnette d’alarme doit donc être tirée à tous les niveaux, au lendemain même où le Conseil municipal - excepté l’UDC - a accepté en urgence la construction d’un groupe scolaire complet avec bassin de natation rue Chandieu pour la modique somme de 64 millions…

Comme le canton, mais il faut l’avouer dans une moindre mesure, le niveau d’endettement de la commune de Genève n’a pas assez profité de ces résultats fiscaux exceptionnels pour baisser suffisamment. Sa dette se situe à plus 1,4 milliard de francs. Celle-ci sera durement impactée cette année par l’acceptation par le Conseil municipal du versement inutile de 120 millions de francs à la caisse de pension des fonctionnaires de la Ville (CAP). De plus, la nouvelle péréquation intercommunale actuellement en discussion, le taux d’imposition unique des entreprises exigé par l’Union européenne et la disparition programmée du secret bancaire vont faire très mal ces prochaines années aux finances de la Ville de Genève et à sa dette.

L’UDC ne peut que répéter son sage message : l’administration communale doit se concentrer sur ses tâches et diminuer le nombre et les salaires des fonctionnaires (salaire médian de 8’700F). L’UDC attend donc du Conseil administratif un budget 2014 réaliste et pour le moins à l’équilibre.

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Commentaires

Il faut surtout cesser de considérer la problématique du financement d'une collectivité comme ne pouvant s'axer que sur la réduction des dépenses alors que les besoins explosent !

Mais bon, dans ce sens, ce qui se passe actuellement au Grand Conseil, c'est très bien, cela permet de faire tomber les masques et de voire quels partis veulent licencier infirmières et enseignants pour engager des policiers.

Les citoyens ne seront pas dupes comme aux précédentes élections.

Écrit par : Djinus | 20 mars 2013

@Djinus : Le problème d'une collectivité publique c'est de planifier les dépenses en fonction des ressources disponibles (et non l'inverse) avec une marge de manoeuvre de quelques % du budget pour financer l'imprévu et surtout abaisser l'endettement. Les taux particulièrement bas sont un trompe-l'oeil et le réveil pourrait être terrible si les taux remontaient à 3, 4 ou même plus haut encore.
Donnez-moi l'exemple d'une seule collectivité de la taille de Genève, avec des revenus similaires et qui entretient une dette de plus de 12 milliards pour le canton et de pratiquement 1,5 Mrds pour la ville seule!

Écrit par : uranus2011 | 20 mars 2013

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