28 mars 2013

Police municipale : L'UDC-Ville de Genève pile-poil dans la cible !

La Fédération suisse des fonctionnaires de police (VSPB-FSFP) soutient le projet de loi sur la police municipale concocté par le Conseiller d’Etat Pierre Maudet. Mais avec un « mais ». Dans un communiqué de presse daté du 21 mars, la Fédération dit être favorable à l’augmentation des prérogatives proposées par le magistrat PLR mais souhaite l’obtention d’un « brevet fédéral de policier, l’armement et le traitement de la LETR . (…) Selon nous, l’armement va donc de pair avec des prérogatives liées de près ou de loin au domaine des stupéfiants. Il en va de la sécurité de ces agents et d’une certaine cohérence dans l’intervention de toute personne représentant l’autorité de l’Etat, respectivement de la Ville ou de la commune ». C’est exactement ce que demande le groupe UDC-Ville de Genève dans sa motion « Pour une police municipale armée » déposée le 19 mars dernier.

C’est aussi le prolongement du débat promis par le candidat UDC, Eric Bertinat, lors de l’élection partielle au Conseil administratif. Une volonté d’armer les agents de la police municipale (APM) et de leur permettre d’obtenir le brevet fédéral qui avait été férocement combattue par Guillaume Barazzone, aujourd’hui Conseiller administratif en charge de la police municipale.

Après la position très claire du Syndicat de la police municipale de la Ville de Genève, voilà la Fédération suisse des fonctionnaires de police qui rappelle que l’on ne joue pas avec la sécurité des policiers municipaux. Le dépôt de la motion UDC engage un bras-de-fer entre les autorités et les élus UDC qui veulent armer les APM. Un débat difficile, à constater la majorité actuelle qui refuse cette demande, et qui se fera au Grand Conseil comme au Conseil municipal de la Ville de Genève. L’UDC sera sur tous les fronts!

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Commentaires

Si au moins l'arme était dissuasive, on pourrait entrer en matière.
Mais il se trouve qu'un agent n'ose pour ainsi dire pas utiliser son arme et les très rares fois où ce fut le cas, il y eu procédure pour évaluer les responsabilités.
Armer les agents est aussi très coûteux. Non seulement en raison de l'achat et de l'entretien de l'arsenal, mais à cause de la formation et des entrainements.
En effet, à quoi servirait une arme si on ne sait pas s'en servir.
Je vous encourage à comparer avec la police en Inde qui se promène avec des bâtons et là je peux vous assurer que l'effet dissuasif est excellent.
Qui n'ose pas utiliser un bâton ?
L'exemple des toxicomanes est mauvais. Cette population est pour ainsi dire inoffensive. Ce sont des gens amoindris qui n'opposent pratiquement jamais de résistance lors des contrôles.
Enfin le discours va à l'encontre de la tendance actuelle qui vise à diminuer le nombre d'armes en circulation et donc les trop nombreuses dérives ou les accidents.

Écrit par : Pierre Jenni | 29 mars 2013

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