30 avril 2013

Révision de la loi sur l'asile: toujours trop laxiste!

Nous voterons en juin sur la révision de la loi sur l'asile. Elle sera un brin plus sévère. De quoi donner des palpitations à la gauche. Il y a dans cette opposition, un décalage pathétique entre un discours dogmatique et une réalité qui devient jour après jour plus ingérable pour les autorités. Il y avait la promesse d'une convention Dublin qui devait tarir le flot de demandeurs d'asile en Suisse. Seul le premier pays d'accueil devait s'en occuper. On connait la suite.

Mais connait-on la réalité du terrain? La vice-présidente de la section UDC-Ville de Genève, Geneviève Descloux, coiffeuse aux Pâquis, elle, l'a connait la réalité du terrain. Elle l'a connait parce qu'elle tient son commerce dans ce quartier et qu'elle est d'origine africaine. Alors à elle, on lui raconte. Elle nous l'a expliquée hier soir à l'occasion d'une séance de la direction de la section. Et elle n'était pas contente Geneviève! Elle nous a expliqué qu'il y a une nouvelle utilisation du droit d'asile, après les demandeurs d'asile économique ou les déserteurs d'Erythrée ou de Syrie. Il y a à présent ceux qui étaient installés dans un Etat membre de l'Union européenne et qui, crise oblige, se procurent des papiers d'identité de pays voisins habitués à demander l'asile tels, pour les Africains, la Somalie, le Sénégal ou l'Angola, et déposent en Suisse une demande d'asile ou, plus simple, s'installent clandestinement. De même pour ceux provenant des pays de l'Est, qui utilisent des passeports roumains. Ou ceux de l'Amérique du Sud.

Une fois en Suisse, s'ils ne déposent pas une demande d'asile, ils sous-louent une pièce et s'occupent à casser le marché du travail en travaillant au noir, dealent ou s'adonnent à quelques escroqueries et autres cambriolages. Geneviève Descloux sait de quoi elle parle. Elle les cotoyent. Elle entend les habitants des Pâquis exprimer une nouvelle fois leur raz-le-bol. Elle entend les clandestins raconter leur histoire. Elle constate avec raison qu'il n'y a plus aucun service de l'Etat capable de maîtriser cette situation. Libre circulation, Schengen et Dublin nous ont livré pieds et poings liés aux vagues d'immigrations incontrôlées qui déferlent sous les yeux des Suisses de plus en plus désabusés.

Il faut bien évidemment accepter la nouvelle loi sur l'asile et donner au passage une bonne claque aux opposants avec un score sans appel. Mais il faut continuer à déciller les yeux des politiciens, ceux qui ne mettent jamais les pieds aux Pâquis, à Cornavin, à Plainpalais ou à la Jonction!

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Commentaires

Est-ce le fruit du hasard, mais au long de mon existence, je n'ai été agressée que 2 fois en quelques mois d'intervalle. La première par un maghrébin ivre-mort, shooté, qui m'a injuriée, menacée physiquement. La seconde fois, même topo, pire, le triste sire semblait avoir des problèmes psychiques, il m'a suivie dans les transports publics (gratuits pour les demandeurs d'asile). J'ai échappé à ces individus en appelant un service d'urgence. Bien sûr je voterai, encore et encore, pour un durcissement de la loi car ces exemples ressortent de la pointe de l'iceberg.

Écrit par : Grandmèregenevoise | 01 mai 2013

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