07 août 2013

La culture, c’est l’affaire de la gauche. Pour le bien du pays…

Lors de la discussion budgétaire 2012, feu Michel Chevrolet constatant que le copieux budget de la culture de la Ville de Genève avait augmenté de 3,4%, soit près de 10 millions, a proposé de le réduire en conséquence. L’hérétique fut prestement dénoncé, y compris par son propre parti, et dû faire amende honorable. Pas question de toucher à la culture ! Ou alors gare : on tire sur le Grand Théâtre et les fanfares qu’affectionnent la droite…

Autre discussion, celle-ci plus récente puisqu’au mois d’avril, sur la motion 1032 proposant d’inciter les partenaires musicaux subventionnés à mettre dans leur programme annuel des œuvres de compositeurs genevois. M. Menetrey, conseiller culturel au Service culturel, a rappelé aux commissaires que les institutions que l’on subventionne dans le domaine public, on leur garantit toute liberté artistique.

Liberté artistique, subventions intouchables, sont semble-t-il les règles d’or de la culture kidnappée par la gauche. La récente loi genevoise sur la culture n’y déroge en rien. Ainsi en fut-il, par exemple, pour le film de Fernand Melgar et son tristement célèbre « Vol de nuit » tant apprécié par la gauche. Ou encore l’exposition de Thomas Hirschorn associant l’image de la prison irakienne d’Abu Ghraib aux drapeaux des trois cantons fondateurs de la Suisse. Voilà de la culture comme il faut !

Il n’en est évidemment pas de même pour le pauvre Jean-Stéphane Bron que la gauche suspecte de « vision empathique », après avoir tourné un film intitulé « L’expérience Blocher ». Un film à risque dans lequel le chef de fil UDC ne pourrait pas être aussi mauvais qu’espéré par quelques conseillères nationales socialistes, pas sectaires pour un rond, et autres politologues du même bord tel l’incontournable François Cherix.

Les cultureux n’en ont pas fini de pleurnicher. On les comprend. Voilà une subvention qui aurait pu être attribué à Pipilotti Rist et autres artistes reconnus. Manquerait plus que le film aie du succès…

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Commentaires

Moi je suis d'accord pour laisser la liberté artistique aux acteurs de la culture, mais favorable à ce que les subventions soient remplacées par des dons libres. C'est vrai qu'après tout il n'est pas exactement logique que tous les contribuables paient alors que certains peut-être n'aiment pas ce qui est produit dans les institutions: chacun ses goûts.

Écrit par : Rémi Mogenet | 07 août 2013

La culture n'est ni l'affaire de la droite ni de la gauche.
Les difficultés humaines de la société sont tellement éloignés de nos pauvres députés occupés à vouloir augmenter LEURS JETONS de présence.

Le grand théatre n'est que la facade d'une culture élitiste. Mais je sais déjà que lorsque la culture urbaine, notaemment le graff sera au point culminant (ce qui ne tardera pas), la gauche et droite BOBO, car qu'on se le dise, c'est tous des bobos, récuperera le mouvement et vendra à prix d'or des toiles qu'ils ne sont pas prêt en ce moment de payer à bon prix!

Enfin, Pour information, Fernand Melgar défend son confrère réalisateur. Au niveau personnel, c'est un film qui est je pense totalement inutile, il ne traversera pas le temps comme un CITIZEN KANE!

Le jour ou en Suisse on fera la promotion de la culture on le saura. Pour l'instant chapeau bas à je ne sais plus quel député qui souhaite vraiment que l'on passe plus de musique suisse dans nos radios. Comme quoi la culture n'est pas une affaire de la gauche et droite mais une question de sensibilité personnelle. On le sait depuis bien longtemps que la majorité avez une culture tellement carré que vous tournez en rond!

Écrit par : plume noire | 07 août 2013

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