19 août 2013

Xavier Schwitzguebel affiche son talent!

schwitzguebel.jpgForcément, il y a beaucoup d'ambition chez le bonhomme. Et puis aussi du génie. Xavier Schwitzguebel, patron autoproclamé et autoportraité des jeunes UDC genevois, a compris de manière fulgurante que "faire de la politique", c'est autre chose que les courbettes et autres flatteries offertes aux barons du parti pour obtenir une bonne place ou un bon poste. C'est aussi et surtout avoir quelque chose à dire. Pas seulement connaître le programme du parti et l'ânnoner devant un micro aimablement tendu. C'est le sublimer d'une manière ou d'une autre. Lui apporter sa touche personnelle. Avec intelligence. Délivrer un message mieux que les autres. Pas forcément avec élégance. On s'en fout de l'élégance lorsque le message est fort. Ce jeune homme est déjà un roi dans la communication. Celle qui se voit, qui se juge, qui fait parler. Celle qui est dure, âpre, saisissante, dérangeante voire même choquante. Qu'importe l'offense, elle disparait d'elle-même devant le talent. La dernière affiche de Xavier Schwitzguebel, contre l'initiative du GssA, est géniale. Elle dit tout en une photo. En acceptant l'initiative, on exécute l'armée. On joue notre avenir, notre sécurité, notre cohésion, notre souveraineté. A la roulette russe. Peut-être que l'on survivra sans armée. Une année. Dix années. Peut-être pas. En votant sans prêter suffisament d'attention à cet objet, en le relativisant, en rigolant de notre armée de milice, en se pâmant devant le courage des objecteurs de conscience, on joue. Avec une arme à feu. Celle que certains rêvent de retirer à nos soldats. Mais surtout, on ne défend pas publiquement notre armée. On se tait. C'est déjà un uniforme. Celui de l'expression bâillonée. N'exécutons pas la milice !

L'affiche du jeune Schwitzguebel vous interpelle à haute voix, jeunes et moins jeunes. Et même plus, beaucoup plus. Vous-même ne jouez-vous pas à la roulette russe lorsque vous acceptez sans broncher toutes les conneries que l'on vous dit ? Vous qui avez accepté Schengen parce que le Consel fédéral vous a promis plus de sécurité? Ou lorsque vous avez accepté sans brocher d'endetter les finances publiques de 6 milliards de francs pour ces vingt prochaines années parce que le Conseil d'Etat vous a dit qu'il n'y avait pas d'autre choix?

En regardant cette affiche, je me suis rappelé instantannément l'arrestation d'un dealer africain à Cornavin auquelle j'ai assisté voici une année. Deux policiers l'ont saisi alors qu'il tentait de s'enfuir. Ils l'ont maintenu à terre, attendant des renforts. Je me suis dit qu'il devait être coriace pour qu'à deux, ils ne puissent pas lui passer les menottes et l'embarquer. J'étais à côté de la plaque. Sitôt arrivés, les gendarmes ont fait un rempart entre la foule qui observait et leurs deux collègues. Parce que dans la foule, il y avait de nombreuses personnes qui insultaient les gendarmes. Salauds! Racistes! Triste spectacle que celui des citoyens qui ne respectent plus la loi, prennent la défense de la canaille et insultent les forces de l'ordre. Eux aussi jouent à la roulette russe. Un revolver sur la tempe ou sur celle de leur enfant. Mais que dire des autres personnes qui asssitaient à la scène et qui n'ont pas osé prendre la défence de la police? Un bâillon sur la bouche. Regardez-là bien : cette affiche est plus qu'une affiche, c'est une radioscopie de notre société!

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