29 octobre 2013

Musée d’art et d’Histoire : l’UDC propose de sortir de l’impasse

A l’ordre du jour du Conseil municipal de la Ville de Genève depuis 1998, la rénovation du musée d’Art de d’Histoire (MAH) est toujours en attente d’un projet enthousiasmant non seulement les principaux acteurs mais aussi la population genevoise. En 2001, c’est le projet Jean Nouvel Jucker MRH et Diserens qui est retenu au terme d’une pré-étude. Il n’y a donc jamais eu de véritables concours d’architecture et c’est ce même projet qui est discuté depuis lors par le Conseil municipal et le Conseil administratif (2004), par des mécènes (2006), par la commission des monuments et sites (2008) puis par Action Patrimoine Vivant (2011). Les autorités de la Ville ont déposé un nouveau projet (janvier 2013) qui n’a guère satisfait les défenseurs du patrimoine qui ont fait recours contre l’autorisation de construire et en cas de vote par le délibératif un référendum sera inévitable.

L’UDC constate que, de fait, le projet Nouvel n’existe plus. Le nouveau projet est beaucoup trop onéreux (budgété à 60 millions, il est à présent estimé à 130 millions) et qu’il ne fait toujours pas l’unanimité.

L’UDC constate que la rénovation du MAH est le plus important chantier de la Ville de tous les temps. La date communément retenue de 2018 pour démarrer les travaux n’est envisageable qu’à condition que le Tribunal administratif de Première instance rejette le recours de Patrimoine Suisse Genève et en cas d’acceptation du permis de construire que la population refuse le référendum…

En proposant de tout remettre à plat en lançant un concours international d’architecture dont le jury serait composé de tous les acteurs concernés (y compris les représentants du patrimoine et les mécènes) et d’intégrer dans les exigences du nouveau projet la question du parking des Clés-de- Rive et du site archéologique du Bastion Saint-Antoine, l’UDC pose les conditions nécessaires à l’aboutissement de ce projet.

L’UDC espère que Conseil municipal aura le courage de remettre en question un dossier qui ne parvient pas à réunir une large majorité à un coût acceptable et ainsi de relancer la rénovation du MAH sur des bases plus saines (voir motion).

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24 octobre 2013

Allons plus loin que le référendum P+R du MCG et décidons d'une taxe-frontalier

L’origine de la construction de cinq parcs relais (P+R) en France se trouve paraît-il dans les projets d’agglomération 1 et 2. Il se trouve également dans la volonté du Conseil d’Etat de proposer au Grand Conseil chaque projet de P+R. Curieusement, pas de traces ou de références au Plan d’actions des parcs relais 2011 – 2014 (RD 887) qui donnait les orientations politiques de l’exécutif du développement des P+R pour les années 2011 à 2014 et analysait l’horizon jusqu’à 2020. Il y était question de diminuer le trafic frontalier de 3 à 4% grâce à la construction de 8'000 à 8'600 places P+R. Nous trouvons dans ce rapport des propositions de P+R pour Fernex/Gex et St-Julien, en rapport avec des prolongements du tram. Ces propositions ne sont pas dénuées de sens.

A l’exception du MCG, tous les partis ont accepté le projet de loi 11115-A pour participer au financement de la construction de cinq P+R sur territoire français pour une somme de 3,1 millions de francs. Le succès des P+R, même si pour certains il s’est fait attendre (tels ceux de Bernex, des Acacias, de La Nautique), est prouvé. Sur sol français, le P+R provisoire de Veigy est plein et voit même des voitures se garer sur le bord des routes. De plus, construire en France, c’est payer moins cher le terrain et ne pas construire sur notre zone agricole.

Les collectivités publiques françaises, de leurs côtés, sont face à des choix cornéliens dans le financement des infrastructures. Pourtant l'édition du mois d'octobre 2013 du "Territoire Pays de Gex" nous apprend que la communauté de commune du pays de Gex (60'000 habitants) « s'est mise en conformité avec le schéma d'accueil des gens du voyage. Dans un esprit de solidarité avec les communautés itinérantes, six millions d'euros ont été investis dans quatre aires d'accueil et une aire de grand passage ».

En résumé: zéro z'euros ont été investis dans les infrastructures de type "P+R" pour les 65'000 frontaliers qui se rendent quotidiennement à Genève et qui rapportent des millions d'impôt à la France. Par contre, pour les itinérants de l'escroquerie et de la délinquance, qui ne rapportent aucun impôt, la France leur alloue six millions d'euros pour leur construire des bases arrière en périphérie de Genève afin de leur permettre de rayonner dans le Grand Genève. Comment ne pas soutenir le référendum du MCG pour traduire notre agacement face à des choix aussi saugrenus ?

Là pourrait s’arrêter notre réflexion politique. Il nous suffit de déposer le bulletin MCG dans l’urne avec pour résultat aucun P+R supplémentaire pour diminuer le trafic pendulaire. Les citoyens perdront toujours autant de temps sur nos routes envahies de chantiers et de véhicules aux plaques d'immatriculation issues de toute l’Europe.

J’ai pourtant envie de continuer ma réflexion parce qu’il me semble nécessaire d’obliger les frontaliers à parquer leurs véhicules à quatre roues comme à deux roues sur le pourtour du canton puis de prendre les transports publics que nous mettons à leur disposition. A commencer par le CEVA. Sans parler des places de parc libérées à Genève…

Les collectivités publiques françaises ne veulent pas payer ? Bien ! Nous en prenons note non sans retenir que ce ne sera pas les Genevois qui – une fois ne sera pas coutume – régleront benoîtement la facture.

Pourquoi ne serait-ce pas les patrons qui embauchent des dizaines de milliers de  frontaliers, qui pratiquent pour certains d’entre eux le dumping salarial, le dumping de compétences, le dumping des générations et le travail au noir au détriment des travailleurs installés à Genève qui paieraient ? Pourquoi ne pas leur imposer une taxe-frontalier, prélevée sur chaque employé européen qui ne réside pas en Suisse ? Cet argent sera affecté à la construction des P+R sur sol français et les prélèvements dureront jusqu’à ce que cet arsenal de parc-relais soit complet.

Prenons le cas de nos cinq parkings. Ils coûtent 3,1 millions. Prenez cette somme, divisez-là par les 65'000 frontaliers et vous obtiendrez 48F. Pour un parking, nous arrivons à 9,50F.

Récapitulons

Soit nous construisons cinq P+R pour 3,1 millions aux frais de l’Etat (donc des citoyens).

Soit nous refusons de construire des P+R en France aux frais de l'Etat et nous soutenons le référendum du MCG.

Soit nous construisons cinq P+R en France aux frais des employeurs qui paient une taxe-frontalier unique de 48F par personne/an résidant en France. Cette taxe pouvant être activable au gré des décisions du Gd Conseil de construire d’autres P+R sur sol français.

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