29 novembre 2013

Budgets: La droite de la Ville de Genève précurseur?

En Ville de Genève, UDC, MCG, PLR et PDC refusent le budget 2014 équilibré tel que présenté par le Conseil administratif parce que les investissements ne sont pas couverts à hauteurs de 25 millions. La droite du délibératif, unie, suit un raisonnement clair, exige des économies à hauteur du découvert provoqué par les investissements et s’en expliquera en séance plénière le 14 décembre prochain.

Au canton, tout autre son de cloches (au pluriel !). Le budget 2014 est équilibré tel que le présente le Conseil d’Etat et le MCG, le PLR et PDC le votera. Seule l’UDC le refuse. Les investissements présentent pourtant un non-couvert de 130 millions qui - comme en Ville - ira grossir une dette colossale. L’exposé des motifs du Conseil d’Etat ne fait pourtant pas mystère de cet aspect du budget. Il va même jusqu’à préciser que l’insuffisance de trésorerie provoquera une augmentation de la dette d’un demi-milliard de francs à moyen terme. Et de conclure : « Afin de financer ce niveau d'investissement, relativement élevé par rapport aux décennies précédentes, il serait dès lors nécessaire de présenter un résultat de fonctionnement de plus de 100 millions pour le budget 2014. ». Précisons que le projet de loi sur la gestion administrative  et financière (qui prévoit un montant de la dette maximum avant de bloquer certains investissements) n’est pas encore voté. C’est donc sans cet outil que les partis de droite acceptent le budget 2014 avec un montant des investissements extrêmement élevé, comparable à ceux des années précédentes (de l’ordre de 650 millions).

D’où ma question : En matière budgétaire, la droite du Municipal de la Ville de Genève n’est-elle pas plus crédible que la droite du Parlement cantonal ?

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24 novembre 2013

IN-3 : Le travail exemplaire de Rémy Pagani porte ses fuits…

Il y a de la forfaiture dans cette votation parce que clairement Rémy Pagani n’a pas respecté la loi sur l’administration des communes. Et le résultat en est presque anecdotique si ce n'était le caractère démocratique de cette votation. Rémy Pagani et ses services ont "omis" de faire leur travail tout au long de la procédure propre à une initiative communale.

Après des explications burlesques - une malencontreuse confusion entre le référendum et l’initiative contre l'agrandissement de l'OMC en 2009 - Rémy Pagani fini tout de même par produire le 14 septembre 2010 un rapport lapidaire du Conseil administratif par lequel il invitait le Conseil municipal a rejeter la prise en considération de cette initiative, compte tenu de son caractère absolu et de ses conséquences sur les futurs projets concernant les bords du lac. Les élus municipaux demandèrent par conséquent à Rémy Pagani de produire un contre-projet conformément à ce que prévoit la LAC, ce qu’il refusa. L’IN-3 fut renvoyée à la Commission de l’aménagement et malgré les demandes insistantes des commissaires à ce que M. Rémy Pagani présente un contre-projet, celui-ci refusa encore.

Rappelons enfin que le 18 janvier 2011, le Conseil municipal refusa l’IN-3 et dû se résoudre à laisser cette initiative être soumise à la votation populaire sans contre-projet.

Ce dimanche, les Genevois ont accepté l’initiative de l’extrême-gauche qui, c’est le moins que l’on puisse dire, est hors d'actualité, hors de propos et hors la loi. Le débat sur l’OMC ayant été clos par la votation sur l’agrandissement du Parc Barton, le fond du problème n’a plus la même acuité en 2013 qu’il n'en avait en 2009. Mais voilà, l’extrême-gauche et Rémy Pagani ont su parfaitement jouer de cette mise sous le boisseau.

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05 novembre 2013

Un Conseil municipal floué au sol

Success story à la genevoise pour la fusion des pompiers de l’aéroport et ceux de la Ville de Genève. Baptisé ConvergenceS, ce projet porte bien mal son nom. Initié par Pierre Maudet, qui l’a soumis au pas de charge durant sa campagne électorale au Conseil municipal pour l’octroi un crédit d’étude de 6,5 millions de francs, il s’est enlisé depuis sans que son successeur, Guillaume Barasonne, n’en puisse grand-chose. ConvergenceS, c’est la fusion des corps de pompiers SSA-SIS, mais c’est aussi la construction d’une caserne digne de la guerre de étoiles dans la Halle 7, avec une rampe d’accès de science-fiction pour les tonnes-pompes du SSA et la création d’une établissement public autonome (qui lui semble être un projet plus sérieux) regroupant tous les pompiers du canton. Le tout, ainsi qu’il en est l’habitude au municipal, servi dans un seul et même projet.

La commission de la sécurité et de l’informatique que j’ai présidé jusqu’à cet été, a suivi ce dossier avec beaucoup de sérieux et d’unité, ce qu’il convient de relevé. Tous étaient inquiets de ce projet changeant au fil des mois, où les nombreux acteurs ne semblaient pas totalement acquis à l’idée d’une fusion ou perplexes devant les plans d’une caserne improbable qui ne répondait pas – et de loin – aux différents cahiers des charges. Les mois passèrent...

La Ville de Zurich a effectué la fusion de ses pompiers voici une dizaine d’années. La première année s’est terminée sur un flop, comme à Genève mais après 5 ans (!) de promesses et d’études coûteuses. Les autorités ont alors décidé qu’il y aurait fusion quel que soit les jérémiades des uns et de autres. Cela a été réalisé en une année. Quelques difficultés relationnelles plus tard, la fusion fonctionne très bien, merci, a apporté un gain d’efficience pour la Ville comme pour l’aéroport et, cerise sur la gâteau, coûte moins chère qu’avant la fusion.

Mais au bord de la Limmat, les intérêts et les hommes (et les femmes !) ne sont pas les mêmes. Bienheureux Zurichois.

 

 

 

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