06 mai 2014

Une occasion de détruire l’armée

La votation sur le fonds d’acquisition de 22 Gripen s'est petit à petit transformée en un plébiscite plus ou moins avoué de notre défense aérienne voire de notre armée. C'est dire l'importance de cette votation qui va, selon le résultat, être analysée selon des critères partiaux. Si le oui l’emporte, nous achèterons les avions de combat. Si c’est non, faudra-il comprendre qu’une majorité de la population ne veut pas acheter ces avions ou que c’est la somme elle-même qui pose problème ? Ou encore qu’au travers de cette décision, c’est l’existence même de notre aviation militaire qui est mise en cause. Et sans aviation, c'est directement l'image d'une armée moderne, possédant ses propres moyens pour assurer ses missions, qui est sujette à discussion.

L'on sait le poids des abstentionnistes. Il est parfaitement compréhensible d'hésiter devant l'achat de 22 Gripen pour une somme de 3 milliards. Mais outre les nombreux contrats qui reviendront à nos entreprises, il y a dans cette votation la question fondamentale de notre politique d'indépendance et de neutralité de la Suisse. C'est bien ce que recherche la gauche et le GssA depuis 20 ans et aucune occasion pour détruire notre armée n’est à gâcher. Sans que cela soit, un refus portant sur l’achat des Gripen nuira directement à notre armée. Amputée de son aviation de chasse, nous devrons revoir les missions de notre armée. Et une Suisse désarmée, parce que sans couverture aérienne, c'est à coup sûr une Suisse qui devra revoir complètement son rôle non seulement sur le plan intérieur, mais aussi sur le plan international. Ce n’est pas le moment. Ce ne l’a jamais été. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à voter oui au fonds d'acquisition des Gripen.

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Commentaires

Ceux qui sont contre le Gripen sont contre l'armée, donc des traitres en puissance.

Écrit par : norbertmaendly | 06 mai 2014

Tous les commentaires contre l'achat des Gripen s'enlisent peu à peu dans une critique systématique d'Uli Maurer. Et la presque totalité de ces critiques provient de la gauche.
Alors je me pose la question : Quelles seraient les critiques si le Conseiller Maurer était de gauche ?
Ce ne sont pas les Gripen que la gauche refuse mais bien Uli Maurer et l'UDC.
Il serait donc bon que l'on réfléchisse aussi à cela !
Et que l'on réfléchisse aussi aux thèses de la gauche qui, avec le Gssa, ne rêve que d'une Suisse asservie à l'UE.

Écrit par : Lambert | 07 mai 2014

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