15 mai 2014

Changer de président en Ville de Genève, la grande affaire !

Le Courrier consacre tout un article à l'éventuelle tentative de quelques factieux du PLR de s'emparer début juin de la présidence du Conseil municipal de la Ville de Genève qui devrait revenir à Ensemble à Gauche, selon un ordre de préséance établi en début de législature. Cette bande de jaloux n'en loupe pas une pour être calife à la place du calife. Entendez président à la place du président. Que ce soit en commissions (je peux vous parler !) ou en plénières, être le chef, ça leur exite les canines. Toute les raisons sont bonnes pour justifier l'appétit du pouvoir de ce groupe aux habits devenus trop grands, un peu comme le mourant se sentant mieux avant son départ vers les collines éternelles.

Pour cette année, c'est le comportement du vice, Olivier Baud d'Ensemble à gauche, qui est à la base de leur complot rendu aujourd'hui public. Lui et son compère Pierre Vaneck ont fait naguère disparaître une liste de signatures destinée à provoquer une séance extraordinaire sur le dossier Naxoo. De sourdes manoeuvres dont je tairai l'origine ont provoqué le retrait de la signature de quelques élus aussi peu inspirés que penauds. Panique chez les cocos et retour aux vieux réflexes d'avant le mur de Berlin: la liste disparait dans une obscure serviette en cuir brun avant de réapparaître le lendemain. L'affaire est grave et provoque l'espace de 24 heures une véritable crise politique dont quelques lignes échappèrent de la plume des journalistes. Les deux copains-coquins n'ayant aucune envie de demander l'asile politique à Moscou furent bien obligés de faire amende honorable. Des excuses sont présentées. Platement. La page froisée de l'histoire du délibératif d'une ville célèbre dans le monde entier pour se prendre pour une grande capitale est tournée. Peppone s'en revient et Brescello continue sa petite existence.

Et bien pas pour le PLR. Et peut-être même pour d'autres formations. Pour ma part, je sais Olivier Baud parfaitement capable de présider le Conseil municipal et ses égarements d'un soir ne sont que bonnes leçons à prendre comme telles. Avant de se prendre pour mieux que l'on est, ou mieux que l'on fait, il faut savoir garder quelque humour devant une situation qui n'a pas été dommageable, du moins pas plus que d'autres que les élus municipaux ont été capables de nous faire vivre durant cette législature.

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13 mai 2014

Libre-circulation du lait ou l’adhésion à l’UE «pas après pas»

Ce n’est qu’un projet sur lequel se penchera prochainement la commission de l’économie et des redevances du Conseil national. Il est question d’ouvrir les frontières entre la Suisse et l’Union européenne pour tous les producteurs de lait. L’Office fédéral de l’agriculture qui a chiffré la suppression de la « ligne blanche » estime qu’une libre-circulation du lait, de la crème et des yoghourts aurait pour conséquence une baisse des prix payés aux producteurs de 17 à 25%. De quoi faire aimer des paysans la Berne fédéral autant que Bruxelles.

Une étude a été demandée par le Conseil fédéral. Pour combler le manque à gagner des producteurs de lait, elle évoque une ristourne de 460 millions de francs. Mais la manne fédérale ne suffit pas à calmer les syndicats qui estiment que les paysans seront sacrifiés dans un accord de libre-échange du lait.

Résumons. La Suisse n’est pas membre de l’Union européenne. Elle n’est donc pas obligée de franchir une nouvelle étape dans ce processus d’adhésion «pas après pas». Les producteurs de lait seront à coup sûr perdants. Les consommateurs aussi puisque les produits européens ne répondent pas aux mêmes standards de qualité. Les contribuables devront payer des centaines de millions de francs pour que survivent nos paysans.

A quand un 9 février de la libre-circulation du lait ?

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10 mai 2014

Mondial : Noctambules contre masse laborieuse ?

Le chargé de communication du département de l’environnement urbain et de la sécurité l’a décrété, les écrans TV seront interdits sur les terrasses des cafés - il fallait le souligner - et pour cause, le Mondial de football qui débutera dès le 12 juin prochain se déroulera au Brésil de sorte que la plupart des matchs auront lieu la nuit.

On en revient donc au sempiternel débat gauche-droite visant à ménager la chèvre et le chou entre le « droit » des noctambules lève-tard voire traîne-savates à se divertir la nuit et le besoin vital de repos des contribuables qui, drôle d’idée, travaillent et se lèvent tôt.

Qu’à cela ne tienne, certains cafés ont déjà trouvé la combine. Ils  ont déjà suspendu une télé sur leur vitrine à l’intérieur mais dirigée à l’extérieur, dans le but de contourner l’interdiction. Ce qui permettra les attroupements sur les terrasses si redoutés par les méchants « dormeurs » qui, il faut le rappeler, ont été entendus par la Ville de Genève qui a imposé aux exploitants des terrasses, dès l’été 2013, la pose de dessins sur les murs et la présence de chuchoteurs. L’effet Placebo ne s’est même pas fait ressentir.

Alors, on ose espérer que suite à ce Mondial, les voisins encore vivants auront droit à une nouvelle mesure-choc du Département de M. G. Barazzone : des chuchoteurs chuchotant des berceuses.

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08 mai 2014

Tribunal pénal et clandestins : Le mépris total et inquiétant du principe de légalité

Dans un article paru le 7 mai 2014, la Tribune de Genève félicite le Tribunal pénal d’avoir désavoué le Ministère public dans son jugement du 6 mai 2014 par lequel il a condamné un couple de ressortissants brésiliens en séjour illégal à une peine de seulement 240 heures de travail d’intérêt général  alors que le Ministère public avait requis une peine ferme conformément à ce que stipule expressément l’article 115, al. 1, lettres a à d, de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr).

Or, il faut souligner que c’est un jugement de culpabilité que le Tribunal pénal a prononcé dès lors que ces clandestins étaient à l’évidence en situation d’infraction à la LEtr de sorte qu’il ne s’agit pas là d’un désaveu complet du Ministère public.

Toutefois, c’est la peine fixée par le Tribunal pénal qui est à déplorer, car force est de constater que ces clandestins avaient non seulement violé plusieurs lettres de l’article 115 LEtr, mais qu’en plus, ils avaient récidivé démontrant ainsi un mépris total de nos lois pénales et administratives.

Partant, le Ministère public était parfaitement fondé à requérir une courte peine privative de liberté et ce n’est pas sa sévérité extrême qui doit être relevée mais au contraire le laxisme du Tribunal pénal qui, au lieu d’appliquer la loi fédérale sur les étrangers, a préféré se fonder sur la jurisprudence européenne et quelques arrêts du Tribunal fédéral, démontrant ainsi pour sa part un mépris total et inquiétant du principe de légalité.

 

 

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06 mai 2014

Une occasion de détruire l’armée

La votation sur le fonds d’acquisition de 22 Gripen s'est petit à petit transformée en un plébiscite plus ou moins avoué de notre défense aérienne voire de notre armée. C'est dire l'importance de cette votation qui va, selon le résultat, être analysée selon des critères partiaux. Si le oui l’emporte, nous achèterons les avions de combat. Si c’est non, faudra-il comprendre qu’une majorité de la population ne veut pas acheter ces avions ou que c’est la somme elle-même qui pose problème ? Ou encore qu’au travers de cette décision, c’est l’existence même de notre aviation militaire qui est mise en cause. Et sans aviation, c'est directement l'image d'une armée moderne, possédant ses propres moyens pour assurer ses missions, qui est sujette à discussion.

L'on sait le poids des abstentionnistes. Il est parfaitement compréhensible d'hésiter devant l'achat de 22 Gripen pour une somme de 3 milliards. Mais outre les nombreux contrats qui reviendront à nos entreprises, il y a dans cette votation la question fondamentale de notre politique d'indépendance et de neutralité de la Suisse. C'est bien ce que recherche la gauche et le GssA depuis 20 ans et aucune occasion pour détruire notre armée n’est à gâcher. Sans que cela soit, un refus portant sur l’achat des Gripen nuira directement à notre armée. Amputée de son aviation de chasse, nous devrons revoir les missions de notre armée. Et une Suisse désarmée, parce que sans couverture aérienne, c'est à coup sûr une Suisse qui devra revoir complètement son rôle non seulement sur le plan intérieur, mais aussi sur le plan international. Ce n’est pas le moment. Ce ne l’a jamais été. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à voter oui au fonds d'acquisition des Gripen.

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