04 juin 2014

Ville de Genève : aides sociales municipales obligatoires ?

Le Conseil administratif de la Ville de Genève demande une rallonge budgétaire de 900’000F « destinée à financer les aides sociales aux habitant-e-s de la commune disposant d’un revenu limité. Pêle-mêle se trouvent regroupées sous la rubrique comptable « subventions aux personnes physiques » les remises de cotisations AVS, les allocations sociales, les aides ponctuelles, les prestations pour restaurants scolaires et les allocations de rentrée scolaire (PR-1079). Le tout pour 12,5 millions de francs.

La population genevoise s’appauvrit, personne ne conteste cette triste réalité. Mais est-ce que ces aides sociales municipales sont une bonne réponse aux besoins des personnes dans la gêne, travailleurs mal payés, chômeurs de longue durée ou en fin de droit? Sont-elles bien ciblées, complètent-elles efficacement l’aide sociale offerte par l’Hospice général et les prestations cantonales complémentaires familiales ? Bref, sont-elles nécessaires ? Outre la curieuse comptabilité de la Ville, l’on constate que les seules prestations liées à une loi (loi fédérale sur l’AVS), sont les remises de cotisations AVS versées par le canton et la ville aux personnes sans activité lucrative et que les dépenses prévues pour ces dernières demeurent stables : 315’000F aux comptes 2013, 300’000F projetés (mais non prévus au budget) pour 2014.

Autre remarque : le budget alloué aux aides financières n’a guère augmenté ces dernières années. Au contraire, les montants accordés n’ont cessé de diminuer jusqu’en 2011. Or, cette situation n’est en rien comparable à la situation au niveau cantonal. Ces cinq dernières années, l’Hospice général a vu ses dossiers augmenter de 60% et soutient, à fin avril 2014, 26'069 personnes.

Coté ville, il y a une augmentation sous-estimée lors de la présentation budgétaire, mais une augmentation contenue.Coté canton, l’Hospice général fait face à une explosion de demandes d’aide sociale. Sachant que les allocations sociales municipales ont diminuées et ont compensé l’introduction des allocations de rentrée scolaire, la question se pose : est-ce que les aides financières municipales si précieuses aux yeux de la gauche sont bien nécessaires ou n’est-ce là que leur fonds de commerce hors des réalités genevoises ? Il y a dans ce crédit supplémentaire, essentiellement dû à une sous-estimation budgétaire, matière à s'interroger. Cette PR sera renvoyée en commission et ces questions devront trouver réponses.

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Commentaires

Sur ce sujet, le Conseil administratif a une position idéologique. Le constat de l'appauvrissement global de la population conduit les agités du bocal gauchos à activer le seul comportement qu'ils connaissent: tendre la main en scandant que les riches n'ont qu'à payer. L'objectivité des chiffres, ils n'en n'ont rien à faire.

Écrit par : Déblogueur | 04 juin 2014

Comment pouvez vous vous exprimer ainsi monsieur Deblogueur! à Genève beaucoup de personnes vivent difficilement. Les familles monoparentales, les personnes âgées par exemple. Je trouve que c'est totalement leur manquer de respect. Tout le monde peut avoir besoin d'aide une fois dans sa vie. La solidarité est une valeur que je défends et actuellement les genevois sont de plus en plus confrontés à des problèmes de: logements corrects à trouver après un divorce , recherches d'emplois , d'étudiants en difficultés , et j'en passe. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Mais c'est actuellement outre les personnes en difficulté la classe moyenne qui fait les frais de cette nouvelle économie. Lorsqu'elle disparaîtra il sera trop tard pour constater qu'une société sans classe moyenne du moins dans le système actuel c'est une dictature.
Vous me trouvez moralisatrice et bien je suis fière d'avoir des valeurs de partage et de solidarité.
Isabelle Descombes

Écrit par : Descombes isabelle | 04 juin 2014

@ Isabelle Descombes - votre duplique montre que vous vous trompez de cible.

Contrairement à ce que vous supposez, j'ai le plus grand respect pour celles et ceux, quel que soit leur âge ou état-civil, qui sont dans le besoin et qui doivent réellement bénéficier de la solidarité de leurs concitoyens (à laquelle je contribue, peut-être comme vous, en payant des impôts).

Par contre, je n'ai aucun respect pour cette classe politique de gauchos caviar, nantis et bien pensants qui ne savent, effectivement, que pleurnicher, tendre la main et accuser les riches de tous les maux de la société.

Dans le cas particulier décrit par l'auteur du billet ci-dessus, on constate l'incurie de la magistrate Alder qui réclame près d'un million de plus à un budget qui en compte déjà plus de 250... Cherchez l'erreur.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 04 juin 2014

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