20 juin 2014

Aide sociale et complément d’intégration : Une confusion savamment entretenue

La gauche et le MCG s'opposent à la décision de Mauro Poggia de baisser de moitié le complément d'intégration qui s'élève actuellement à 300F par mois. Ce complément est « une prestation à caractère incitatif » pour celles et ceux qui bénéficient de l’aide sociale et qui ont signé un contrat d'aide social individuel (CASI) dans lequel ils s’engagent à participer activement à l’amélioration de leur situation. Parce qu'à Genève, pour obtenir un minimum d'efforts de certains requérants inscrits à l'Hospice général,  il faut en passer par là… Si ces personnes ne tiennent pas leurs engagements, elles ne reçoivent plus – théoriquement – ce complément d’intégration mais l’aide sociale n’en reste pas moins pleine et entière.

Ces compléments d'intégration doivent donc être considérés comme des revenus supplémentaires à l'aide sociale. Les diminuer ne réduisent en aucun cas les prestations financières versées en tant qu'aide sociale. Qui elle-même permet un revenu mensuel correct, ce qui n'est pas le cas pour tous les travailleurs indépendants  à Genève.

Les arguments de la gauche et du MCG ne sont donc que jeux purement politiques. Si l’aide sociale distribuée par l’Hospice général n’est plus suffisante en regard de l’augmentation du coût de la vie à Genève, ce ne sont pas les compléments d’intégration qu’il faut maintenir à 300 francs (et qui, rappelons-le, ne sont qu’une prime au mérite) mais ce sont les prestations de l’Hospice général elles-mêmes qui doivent revues. Ce qui reste à démontrer. Après, évidemment, il faudra voter un budget un brin plus élevé…

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Commentaires

Aide sociale. par avance merci de ne pas censurer ma question.

Genève ne devrait-elle (Grand Conseil-Canton-Ville) organiser un audit type "Etats-Généraux" des stratégies finances ville/canton dans le cadre de son environnement transfrontalier sachant que,

ce que je sais doit être partagé par bon nombre, soit:

comment se fait-il qu'un français ex-frontalier disposant de la double nationalité fr/ch par adoption, n'ayant pas vécu en Suisse mais propriétaire de plusieurs biens immobiliers, qui plus est élu de commune frontalière, puisse bénéficier via sa retraite AVS d'un supplément de 600CHF/mois de soutien pour sa fille étudiante en France?

Les parents suisses non binationaux comme moi discriminés dans l'emploi par l'âge, d'étudiants suisses en Hautes Ecoles suisses, apprécieront. Existe-t-il une réponse?

Écrit par : pierre à feu | 20 juin 2014

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