20 mai 2016

N'ayez pas la trouille : ce sont des coupes bien modestes !

Coucou, qui voilà ? Manuel Tornare, évidemment! Dans une lettre distribuée à tous les ménages genevois, l’ancien maire de Genève dit tout le mal qu’il pense des coupes financières, pourtant modestes, que la droite du municipal a décidé lors des débats budgétaires en décembre dernier et qui sont soumises à votations le 5 juin prochain.

Ce populaire politicien socialiste nous la joue en version catastrophe, nous promettant la fin de la Ville solidaire, l’isolement pour les personnes âgées, les difficultés inouïes pour les associations, les bibliothèques municipales, la propreté de nos parcs publics, etc. Seule la météo ne semble pas touchée par ces coupes financières.

Il n’est donc pas inutile de rappeler qu’il s’agit de coupes linéaires minimes de 2,5% dans les « biens, services et marchandises » (groupe 31) et de 2% dans les subventions monétaires accordées (groupe 36).

Il ne s’agit donc pas de supprimer l’intégralité des subventions accordées aux centaines d’associations, comme le laisse croire abusivement la missive de Manuel Tornare avec ses arguments catastrophistes, mais de leur demander un effort, minime.

Prenons un exemple : le Fonds chômage. Celui-ci fait l’objet d’un projet de délibération (PRD-109) « Stop au subventionnement du business de la précarité: modification du règlement pour une politique active en matière d'intégration sociale et professionnelle du 9 septembre 2003 » déposée en Ville de Genève par l’extrême gauche elle-même. Elle y dénonce des critères d’attribution insuffisamment ciblés et ne permettant pas à la Ville de Genève de mesurer véritablement le taux de réinsertion sociale et professionnelle des bénéficiaires des mesures subventionnées. Et d’ajouter : « il est aujourd’hui permis de penser que certaines subventions octroyées à des associations par la Ville servent surtout à financer la structure elle-même et certains salaires de manageurs, déviant ainsi le Fonds chômage de son but premier ».

Cela laisse songeur et rappelle l’audit accablant mené sur les UAC, dénonçant un manque de pilotage, de cadre de référence, de cibles définies et d’une vraie politique de l’action communautaire.

Si les coupes sont balayées le 5 juin prochain, nous ne manquerons pas de demander des audits sur tout le secteur subventionné.

Contrairement à Manuel Tornare, l’UDC se demande - question rhétorique – si « Genève, sa gueule » ou « La Ville est à vous », par exemple, constituent des prestations essentielles à la population et si la cohésion sociale serait menacée par des coupes infimes dans ces évènements ou dans les subventions accordées à la fédération genevoise des associations LGBT.

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Commentaires

Monsieur Bertinat a décidément le sens de l'humour. Le budget de la Ville est d'ores et déjà bénéficiaire de 8.2 millions de CHF. Ce n'est pas comme s'il y avait péril en la demeure. Ces coupes supplémentaires bien que jugées "modestes" par l'ancien président de "Vigilance", estimées à plus de 7 millions feraient bondir le boni à 15.5 millions de francs. Il est cependant intéressant de constater que M. Bertinat omet de préciser que la coupe la plus claire concerne la culture avec 10% de réduction sur ses fonds généraux. Ceci n'est pas sans rappeler cette célèbre phrase de Schlageter: "Wenn ich Kultur höre... entsichere ich meinen Browning!".
Chassez le naturel, il revient au galop.

Écrit par : Daniel Favre | 20 mai 2016

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