16 décembre 2016

Budget cantonal : Le suicide genevois

Ainsi donc le budget cantonal est sous toit après 12 mois d'absence. Une majorité de bric et de broc, du MCG au PDC, mais sans le PLR, à quelques élus près il est vrai, et dont il faut relever la bataille courageuse de Cyril Aellen, a voté en faveur de ce budget de riches qui ne voient pas, ou ne veulent pas voir, qu'ils vivent à crédit. L'UDC, depuis des années, s'oppose à la grandeur décadente de la politique démocrate-chrétienne. Une ligne politique de gauche défendue par la droite depuis Robert Ducret. Des promesses électorales qui ne roulent dans la farine que ceux qui veulent bien y croire.


Cette attitude soumise, ces réflexes habituels et convenus, tout comme cette détestation d'une quelconque remise en cause budgétaire sont meurtrières pour les citoyens. Des dettes à n'en plus savoir, l'absence de toute prudence et pire cet optimisme imbécile font de Genève une véritable cour des miracles. Des années passées incroyablement fastes ont soutenus les dépensiers du canton et république de Genève. Seront-elles continuellement au rendez-vous? Ni l'incantation devenue rituelle de la RIE3 et ses centaines de millions de francs évanouies pour plaire à l'OCDE, ni les milliards prévus pour sauver les retraites des fonctionnaires, ni la dette qui nous coûte un quart de milliard par année ne font revoir les dépenses de l'Etat. Seule la pression syndicale rythme le réflexion (un grand mot, presqu'un gros mot) de nos élus. Donc acte.


Il me revient un passage d'Eric Zemmour et son suicide français. Évoquant Napoléon et De Gaulle, le journaliste français remarque que tous deux « haïssaient la dette à l'égale du péché. Ils furent déclarés ennemis publics par la finance française et la City qui ne purent s'enrichir sur leur dos. Napoléon tonnait : La bourse je la ferme, les boursiers je les enferme. De Gaulle ajouta : La politique de la France ne se fait pas à la corbeille, et nationalisa les banques. Les deux hommes furent vaincus par l'Argent. ». On ne pourra pas en dire autant de nos magistrats.

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Commentaires

Comme vous avez bien évidemment raison.
Ce n'est pas le manque de clairvoyance ou d'intelligence qui prévaut, mais hormis quelques uns, un manque total de courage politique.
Des réformes en profondeur sont indispensables et cet État en surcharge pondérale doit maigrir.
Nos magistrats ont accepté le déficit pour éviter la rue.
Ils auront le déficit et la rue.

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 18 décembre 2016

- « Les deux hommes furent vaincus par l'Argent. »

Faut croire que les gens se demandent si finalement il n'existe pas un autre dieu que ... l'Argent, ... ou s'il n'existe pas d'autres êtres humains que le dieu Argent, et ses disciples, semblent tout simplement ignorer.

Bonnes fêtes médidatrices, Monsieur Bertinat.

Écrit par : Chuck Jones | 18 décembre 2016

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