16 janvier 2018

Astrid s’en va

Avec la démission d’Astrid Rico-Martin, le PDC nous inflige trois démissions d’un coup.

Il y a celle de notre collègue, que nous sommes nombreux à regretter. Pour l’avoir côtoyé dans plusieurs commissions, je l’ai appréciée pour sa gentillesse et ses connaissances juridiques. Astrid a été précieuse pour ses connaissances dans le domaine de l’aménagement du territoire et nous perdons une collègue qui apportait une réelle « plue-value » lors de nos débats.

Il y a la démission d’une femme. Sans verser dans l’idéologie du fé minisme à tout crin, c’est regrettable car les femmes de notre délibératif sont non seulement agréables à fréquenter mais sont d’excellentes élues qui nous apportent leur connaissances, leur fougue et leur vision du monde – à commencer par celle de Genève – qui nous enrichit. Sans en vouloir à son remplaçant, M. Léonard Montavon, à qui je souhaite par avance bienvenue, je regrette de perdre une représentante du beau sexe. Appartenant à un groupe uniquement composé d’élus, je ne peux que m’en attrister.

Mais étant sensible à la famille et aux sacrifices qu’elle demande, je n’en voudrait donc pas à cette jeune maman. Il y a aussi la démission d’une jeune. Et là, j’aimerais rompre une lance avec ce que j’ai lu ici ou là. Les difficultés que rencontrent la grande majorité des jeunes qui souhaite assumer un mandat politique est dans l’ordre normal des choses et il est quasi-impossible de trouver une quelconque parade pour leur permettre d’assumer leur élection. Tout simplement parce que la vie est ainsi faite que - pour la plupart d’entre nous - l’on se marie lorsque l’on est jeune, que l’on assume et partage des charges familiales et que l’on s’investi dans sa carrière professionnelle. Cela oblige à beaucoup de temps, d’effort et de soucis.

Pour un jeune, cumuler un mandat politique, même modeste – ce qui n’est pas le cas au sein de notre conseil municipal – c’est tirer sur la corde, c’est mettre en péril tout l’échafaudage de son avenir.

Il faut donc rendre grâce aux jeunes qui se lancent en politique, assume un mandat quelque temps et en tirent courageusement les conséquences.

Il faut les entourer lorsqu’ils sont parmi nous et leur donner envie de revenir à la politique plus tard, lorsque leur vie privée leur permettra de reprendre cette activité publique qui requiert du temps et une certaine liberté.

Ce sera alors à une nouvelle carrière politique qu’ils pourront prétendre, fort de leur propre expérience, avec du temps à disposition et la sagesse nécessaire pour servir au bien de la République.

C’est pourquoi nul question de faire nos adieux à Astrid mais simplement lui donner rendez-vous à plus tard. Et lui souhaiter beaucoup de bonheur dans son rôle d’épouse et de maman et tout autant de succès dans ses nouvelles responsabilités professionnelles.

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