16 avril 2018

Le Grand Genève pour seul horizon

Au sortir du scrutin cantonal, il y a une victime : Genève. Notre canton nous plaisait tant, avec son centre ville, sa rade, son horloge fleurie, son jet d’eau. Son lac bleu, son ciel bleu, sa campagne merveilleuse, son Jura et son Salève.

Les Genevois lui ont préféré le plan directeur cantonal 2030, sa surdensification qui les conduiront à accueillir 600’000 personnes, le CEVA et le PAV, ses routes bondées, ses difficultés de parquer, ses transports publics gavés de voyageurs, ses gares CFF/SNCF rejetant ses milliers de voyageurs, ses routes en perpétuels chantiers. Mais aussi ses banlieues qui surgiront inévitablement ici ou là sur notre canton et sa police qui patrouillera de moins en moins ces zones sinistres. Et les urgences médicales qui seront débordées...

Et ses classes scolaires engorgées d’une jeunesse venue de très loin et à qui il faudra tout apprendre, à commencer par parler français, provoquant des retards dans les programmes et pénalisant nos enfants. Ces jeunes seront évidemment entourés d’une famille quand ce n’est pas plus. Les services sociaux seront sur la brèche pour encadrer ces nouveaux venus. Les subventions sociales, généreuses, et les logements seront accordées à la plupart d’entre eux parce qu’ils ne trouveront pas de travail pendant que la France nous offrira ses chômeurs, sa racaille, sa pollution sur nos routes, dans nos trains ou dans notre aéroport. Et nous regarderons tout cela, parce que nous sommes, nous aussi, chômeurs, «en recherche d’emplois », préretraités, recalés du mondialisme. Genève n’y échappera pas parce que les Genevois ont fait confiance à un gouvernement gauche-droite aux aspirations identiques.

Genève assassinée par la gauche et abusée par la droite.

C’est cela qu’a choisi une large majorité d’électeurs genevois en offrant leur confiance au maestro Maudet.

Cette même majorité appréciera donc que Genève devienne la capitale de la région Rhône-Alpes ou même le département du Léman si cher à Napoléon Bonaparte.

Nous avons perdu des sièges, MCG et UDC. Des bisbilles pas très intelligentes parce qu’en étant ni de droite, ni de gauche, on est parfois à droite ou à gauche et plus personne n’est content quand on est à droite et seulement à droite.

Et puis, il y a eu le fossoyeur de la droite populaire, avec un ego tellement surdimensionné qu’il a cru qu’un million de francs pouvait acheter une élection comme on achète un bel appartement. Il nous a fait mal à tous. La troisième force a éclatée à force d’éclats personnels. Tchao pantin, on ne te regrettera pas.

Nous étions la troisième force que chacun s’est ingéniée à trucider. La seule à pouvoir défendre la zone villa ou la zone agricole, à s’opposer à la construction de tours géantes et à la venue de centaines de milliers d’étrangers. Vous verrez, vous admettrez bientôt que le 15 avril 2018, vous avez bien mal voté.

Et c’est parce que nous croyons que vous allez vous réveiller que nous restons sur la place genevoise. Vous avez vu? Sur la liste UDC, il y a des jeunes pour prendre la relève. Une simple question de temps.

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Commentaires

Ne soyez pas trop amer Monsieur Bertinat, c'était le prix à payer pour se débarrasser du trublion. Le troisième bloc existe car il représente les préoccupations de nombre de citoyens. A vous de faire le boulot pour rassembler les forces et faire entrer votre poulain au CE.

Écrit par : Pierre Jenni | 16 avril 2018

Très bon billet.

Écrit par : Alain | 17 avril 2018

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