13 octobre 2018

Les vieilles cicatrices du PLR

Ce sont bien plus que les « cagnottes de Pierre Maudet » que l’on découvre aujourd’hui. C’est un complot, bien radical, canal historique. C’est l’expression d’une volonté de garder de la monnaie pour privilégier ses propres candidats au sein d’une nouvelle formation et conserver le pouvoir. C’est aussi de la défiance vis-à-vis des libéraux. Il n’y eu donc pas fusion mais test. Il n’y eu pas la confiance nécessaire, totale, entre ces deux vieux partis qui nous ont fait croire à un mariage d’amours, avec tout le tralala, les invités, y compris les ancêtres, les cadeaux et le bal avec grand orchestre.

Non, plus prosaïquement, il y a eu alliance par obligation, une alliance sous contrôle radical. Ces cousins sournois, n’ont pas tout mis dans la dote nuptiale. Des rusés façon 19e siècle. Un consentement de tordus dès l’origine où l’on cache le magot pour que seule sa famille politique en profite. Il y a eu un tordu, il y a eu un cocu.

Dans ce laboratoire de fréquentations malsaines, la déconvenue des amis de Pierre Maudet permet à certains d’entre eux d’aller à confesse, ce qui est plutôt amusant pour ces laïcards invétérés qui aiment à se déguiser le mercredi avec des tabliers en peau de cochon.

Certes, Pierre Maudet tient son rôle. Sans état d’âme, utilisant tous ceux qui l’ont admirés. Les bourgeois savent donner le change. Mais ce grand type à la froideur cosmique et qui ne raisonne qu’en terme de plue-value personnelle, se voit démasqué étape par étape, comme on pèle une orange, minutieusement et avec gourmandise. Lui qui manipulait est manipulé. Lui qui commandait est commandé. Lui qui était extraordinaire est ordinaire.

Le PLR n’est pas sorti de l’affaire. Au contraire. Ces caisses noires, ces versements façon dessous de table, je te donne 50’000F, tu oublies ma facture de 10’000F, ses anciens magistrats qui se souviennent mais pas de tout, qui parlent sous couvert, chuchotent leur vilénie aux oreilles des journalistes, toutes ces bassesses ne peuvent que fragiliser, voire fragmenter le PLR. La confiance des libéraux ne doit pas être bien épaisse en cette fin de semaine, au Boulevard Emile-Jaques-Dalcroze, là où siègeait l’ancien parti radical.

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Commentaires

On ne peut qu'être d'accord avec ce constat !

Écrit par : Corto | 14 octobre 2018

Ce qu'il se passe aux USA entre les démocrates et les républicains, n'est-ce pas une guerre ?

Il faudrait que la Suisse comprenne que les enjeux sont identiques, que les "révolutionnaires" se sont embourgeoisés au point qu'ils sont tous corrompus et autoritaires, qu'ils sont devenus des tyrans le c.. baignant dans le caviar !

Écrit par : Corto | 15 octobre 2018

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