• Les bons outils font les bons conseillers municipaux  

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    La Ville de Genève termine péniblement son année 2018. Après le choc qui a suivi la parution du rapport de la Cour des compte sur les dépenses inconséquentes des Conseillers administratif, voilà quelques jours plus tard que les dépenses du personnel municipal sont sous les feux du Service du contrôle financier de la Ville de Genève (CFI).

    Ainsi donc, après les magistrats, le personnel de la Ville de Genève ne brille pas plus dans la rigueur de leurs propres frais professionnels.

    L’audit du CFI pris comme tel donnera lieu à de nouveaux débats lors du budget et peut-être plus encore à l’heure des comptes 2018. Nous entendrons de nouvelles justifications de l’exécutif, de nouvelles mesures pour juguler ces curieuses pratiques et corriger le système de contrôle interne a été jugé défaillant.

    Sale année pour l’administration communale. Mais aussi sale année pour les conseillers municipaux qui se sont aperçus de la faiblesse des outils de contrôle mis à leur disposition. Les commissions de l’aménagement ou celle des constructions brassent des dizaines de millions de francs par année, se contentent des projets présentés par les magistrats, les questionnant et recevant des réponses plus ou moins précises.

    La récente affaire des frais supplémentaires engagés par le Grand Théâtre de Genève lors de son déménagement et l’aménagement de ses sites provisoires pendant la rénovation de la place de Neuve a démontré notre grande difficulté à  dépasser les simples réponses des magistrats ou même les auditions demandées en séance de commission.

    C’est la fuite des observations transmises à Rémy Pagani et à Sami Kanaan par le Contrôle financier qui a permis de prendre la mesure de ce dossier bâclé dont, entre autres constats, certains frais pris en charge devraient être imputés sur le compte de fonctionnement et non sur  les investissements de la Ville de Genève.

    Il nous faut donc impérativement nous emparer des rapports du CFI dont à ce jour nous ne sommes ni informés de leur parution, ni n’y avons pas accès ; seul le Conseil administratif et ses chefs de service peuvent en disposer. Inutile de relever les pressions que subit ce service livré à ses employeurs alors qu’il doit exercer de façon indépendante et objective l’audit interne de l’administration municipale.

    Aussi, je dépose pour janvier 2019 un projet de délibération intitulé : « Protéger et renforcer l’indépendance de l’audit interne face aux pressions ». Pour ce faire, je veux modifier le règlement sur le contrôle interne, l’audit interne et la révision des comptes annuels en Ville de Genève (LC 21 191), afin de mettre sur le même rang Conseil administratif et Conseil municipal.

    Le travail du Service du contrôle financier de la Ville de Genève doit être bonifier et servir aux décisions du Conseil municipal.

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