Plus de voies autoroutières : un remède sans la guérison ?

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La «NZZ am Sonntag» évoque le dernier message du Conseil fédéral adressé au Parlement en matière de mobilité. Après ses préoccupations écologiques, citons entre autres sa Stratégie énergétique 2050 (votée en 2017) ou encore l'arrêté fédéral sur les voies cyclables et les chemins et sentiers pédestres (voté l’an dernier), notre gouvernement semble enfin de soucier de la grande majorité de ses concitoyens qui utilisent leurs automobiles pour se déplacer soit à titre privé, soit à titre professionnel. Et surtout, il prend acte de la croissance importante de notre population et donc des automobiles qu’elle possède, suite à sa politique libre-échangiste.

Malgré les cris hystériques des Verts qui défendent à la fois une immigration sans restriction (sauf celle de posséder un véhicule à moteur) et des mesures pour préserver les ressources de notre pays, ces Messieurs-Dames de Berne prennent enfin la mesure de la surdensification qu’ils nous imposent et ses conséquences catastrophiques pour la qualité de la vie et la nature en Suisse. Parmi celles-ci, évidemment, la Suisse connait un fort accroissement de son parc moteur. En 2017, selon les statistiques fédérales, 6,1 millions de véhicules routiers à moteur étaient immatriculés en Suisse. Ces chiffres ont globalement progressé de 32% par rapport à l'an 2000.

Et ce, malgré d’autres statistiques avancées par la gauche démontrant qu’en pourcentage, de plus en plus de personnes abandonnent leurs voitures. Il faut dire qu’il faut avoir les moyens de se la payer et, qui plus est à Genève, de trouver un endroit pour la parquer. Sans torpiller son budget familiale.

Dans leur vision d’autoroutes « à l’américaine » qui ne manquera de défigurer certaines parties de notre pays, le Conseil fédéral compléte ainsi l’arsenal des transports publics ferroviaires plus qu’engorgés. La Suisse ressemblera donc de plus en plus à ses grands voisins, avec ses larges rubans d’asphaltes sinuant à travers notre paysage alpestre ou encerclant nos cités.

Mais ne boudons pas notre plaisir! Pour une fois, Genève n’est pas oubliée et il y a urgence de désenclaver notre petit canton pour lui offrir une vraie autoroute la rattachant à la Suise. Reste qu’en continuant sa politique libre-échangiste, dans quelques années, six voies autoroutières seront peut-être suffisantes. Il faudra alors reprendre la proposition de l’UDC : les quotas, seuls solutions pour maîtriser sérieusement le surdéveloppement de notre petit pays.

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