En politique, rien n’est acquis, rien n’est définitif

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Le changement de la présidence au PLR, et plus encore le profil des deux candidats officiels, m’invite à la réflexion. À Genève, l’UDC se sent évidemment plus proche du PLR que du Parti socialiste. Cependant, il faut savoir prendre quelque distance avec ce vieux parti aujourd’hui ébranlé et qui croit parfois trop rapidement que les élus UDC ne peuvent faire autrement qu’être d’accords avec eux. Sur certains dossiers, c’est le cas ; sur d’autres pas. C’est soit un allié, soit un adversaire. Il en est de même à Berne. Les points de convergence existent. Et de divergences aussi.

Les événements récents qui ont secoué et divisé le PLR genevois sont inquiétants pour l’UDC. Parce que ce n’est pas la première fois que ce parti bourgeois, un tantinet donneur des leçons, propose un ou une candidate qui ne brille pas particulièrement au Conseil d’Etat. La chute de Pierre Maudet n’en fini pas de bousculer la politique genevoise. Que nous réserve celle ou celui qui reprendra ce parti qui ne pense qu’en termes de croissance économique, de libre-circulation et s’oppose à toute politique protectionniste ?

Les petits débats qui se déroulent entre Natacha Buffet-Deysfayes et Bertrand Reich ne disent rien de bon pour un UDC conservateur tel que moi. Tous deux se sont opposés à notre initiative pour l’autodétermination comme ils se sont opposés à notre initiative contre une immigration de masse, tous deux sont favorables à la signature de l’Accord-cadre voire même d’une adhésion à l’UE, tous deux sont de fervents partisans d’un fort développement de notre canton et tous deux sont naturellement angoissés à l’idée d’un bloquage de l’extension de la zone à bâtir. Donc, sans surprise, la politique que nous ont asséné les magistrats PLR durant ces 50 dernières années sera toujours de mise : développement de la fonction publique, endettement vertigineux, arsenal juridique en constante progression, diminution des libertés, refus des quotas donc immigration non maîtrisée et surdensification du canton.

Que reste t’il de commun entre nos deux partis si l’un ou l’une de ces adeptes du libéralisme et du mondialisme est élu ? Je veux dire de commun sur les dossiers importants pour les élus UDC ? Sans nul doute, les atermoiements de ce parti, ces prochains mois, seront intéressants à suivre, y compris durant la campagne pour les élections fédérales de cet automne. Mais à distance respectable. Et même d’en profiter pour (re)penser à des rapprochements inédits pour trouver des majorités nécessaires pour assoire nos positions sur certains dossiers. Sans complexe. Libre comme… un libéral.

Lien permanent 4 commentaires

Commentaires

  • Et rien ne change avec l’elec des mêmes politiques.....

  • Et surtout, les citoyens sont tributaires de réalités
    qui refoulent les frontières de leurs droits
    plus vite que nos politiciens ne veulent le reconnaître.

    Et en l'occurrence, à Genève, ce n'est de loin pas la question du temps du droit qui est en cause.

  • Je réagirais bien mais depuis que vous m'avez censuré sur des propos parfaitement courtois j'estime que vous ne méritez plus mes considérations.
    Hermann serait certainement d'accord avec moi.

  • Oh! Pierre Jenni, comme vous y allez!?

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