La Ville de Genève rayonne dans le monde

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Le 5 février 2019, le Conseil municipal de la Ville de Genève a soutenu ma résolution demandant au Conseil fédéral d'offrir ses bons services dans l'affaire Assange. Acceptée, cette résolution a été portée par le Conseil administratif auprès du Conseil fédéral. Dans le respect des compétences et des formes (le CA a adressé son courrier à la Mission permanente de la Suisse auprès de l'ONU et des autres OI à Genève).
 
Le Conseil municipal n'a fait là que manifester son souci d'un dossier qui touche à la fois le droit juridique (USA et suédois) et le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme et dont les incidences sont directes pour la Suisse, ses cantons et ses communes.
 
Si la ville de Genève participe plus que les autres communes suisses à la diplomatie et aux relations étrangères nécessaires à la Suisse, c'est tout simplement parce qu'elle abrite les organisations internationales. Personne ne conteste que ce sont les autorités fédérales qui ont la compétence pour intervenir dans les affaires étrangères et, si elle le veut bien, dans l'affaire  concernant Julian Assange et WikiLeaks. Personne, à part quelques conseillers municipaux de centre-droite, ne nie que nous avons un rôle à notre mesure, celui d'un Délibératif abritant la Genève internationale. Raison pour laquelle nous avons reçu au sein même de notre Délibératif fin 2018 Madame Michèle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l'homme auprès de l'ONU.

Pour mémoire, le Conseil municipal de la Ville de Genève ne peut être que particulièrement reconnaissants à WikiLeaks d'avoir révélé des documents confidentiels concernant les grands accords de libre échange, dont l'Accord sur le commerce des services TISA. Les négociations secrètes qui sont menées depuis 2012 à Genève sur TISA limitent fortement la capacité de régulation des Etats, et menacent les services publics. WikiLeaks a également fait paraître des documents confidentiels sur le TTIP et le TPP. Or, les négociations de tels accords devraient être portées à la connaissance des peuples puisqu'ils menacent directement les protections sociales, le droit du travail, les réglementations écologiques et les systèmes démocratiques.
 
Le parlement du canton de Genève, la Ville de Genève, ainsi que d'autres communes suisses, ont clairement pris position contre TISA (cet accord est suspendu depuis décembre 2016)...
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Commentaires

  • Je doute qu'Assange souhaite venir en Suisse. D'abord, ses actions sont devenus politiques, ce qui implique d'aller dans un pays suffisamment fort et indépendant face aux pressions
    En résumé, il reste la Russie, l'Australie son pays natal, l'UE.

    Assange n'est pas si stupide pour aller dans la faible Suisse.

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