Genève : combien de plages ?

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Saturé ! Il n’y a guère de jours sans que le problème de la surpopulation de notre canton ne transpire entre les lignes des articles publiés dans les médias. Dans La Tribune, nous apprenons sans surprise que la plage des Eaux-Vives, qui accueille d’ores et déjà quelque 3’000 personnes par jour, n’a aucunement fait baisser la fréquentation des autres lieux de baignades tels les Bains des Pâquis, Genève-Plage, les piscines ou les berges du Rhône.

On nous donne toutes sortes d’explications, toutes pertinentes. Mais la seule explication qui nous intéresse est celle qui nous conduit à constater que Genève est pleine comme un œuf et qu’une seule nouvelle plage ne suffit pas à répondre aux besoins d’un demi-million de personnes dont une partie est captive dans notre canton. Captive parce qu’elle n’a plus accès aux moyens de transports publics. Difficulté de circuler, de se parquer, de payer impôts et assurances, elle a abandonné sa bagnole, vaguement satisfaite d’avoir fait un choix écologique. Mais pour ce qui est de la mobilité, le découragement fait place à la bonne conscience verte. Les transports publics restent chers pour les familles et même si son réseau est dense, il ne permet pas de se déplacer aisément dans tout le canton.

Prisonnier à Genève, les Genevois recherchent désespérément de la verdure et de l’eau. Qui, vous en conviendrez, est plutôt rare pour une population d’un demi-million de personnes.

Il serait temps de lever le pied dans cette course effrénée que permet la libre-circulation. Nos autorités doivent repenser la qualité de notre vie et les infrastructures qui sont nécessaire à celle-ci. La plage des Eaux-Vives l’est. Mais ce n’est qu’une légère amélioration, ainsi que nous le constatons. Dans dix ans, nous serons 600’000 personnes, un million dans le Grand Genève qui fait rêver les uns et cauchemarder les autres. Ça fait combien de plages pour satisfaire cette population ?

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