Votation fédérale du 9 février : Renforcer l'article 261 bis est inutile et dangereux

Imprimer

Dans quelques semaines, le 9 février, nous voterons pour modifier notre code pénal et notre code pénal militaire (discrimination et incitation à la haine) afin d’ajouter une interdiction de la discrimination en raison de l’orientation sexuelle. Le Conseil fédéral fut, dans un premier temps, hésitant face à ce durcissement de loi. Il estimait qu’il n’était ni urgent, ni impératif. Pourquoi a t’il modifié son jugement? Sans doute le fit-il sous la pression exercée par le lobby LGBT homosexuel.

Cette pression, bien réelle, laisse deviner le poids de ce lobby LGBT sur le monde politique (et peut-être aussi judiciaire) et sur les conséquences, en matière de liberté d’expression qu’une pareille extension à la loi pénale, article 261 bis. Les écoles catholiques sont bien évidemment visées. Ainsi que la condamnation de l’homosexualité qui est aux yeux de l’Eglise un péché mortel et qui pourra être dénoncée pénalement. Il est donc inutile et dangereux.

Cette modification de loi pénale est inutile parce que l’arsenal répressif déjà existant suffit à punir des actes répréhensibles à l’égard de toute personne ou groupes quels qu’ils soient. Nous vivons au sein d’une société très tolérante envers ce genre de comportement qui n’a jamais été autant accepté. Pourquoi inventer une norme comme si ce n’était pas le cas ? Nous la jugeons inutile et dangereuse.

Elle est dangereuse parce qu’attentatoire à la liberté d’expression d’une personne ou d’une institution, y compris religieuse. Les lobbies LGBT sont d’une extrême violence contre tous ceux qui ne partagent par leurs comportements. Le 26 novembre 2019, la résolution de propagande intitulée «Discrimination publique et discours de haine à l’égard des personnes LGBTI» a été acceptée par le Parlement européen. Bien que ce texte n’ait pas force de loi, il s’agit de recommandations, il est clair que ce texte exige des sanctions financières contre les récalcitrants, y compris ceux qui n’acceptent pas la propagande LGBT à l’école. Dans les faits, cette résolution va même plus loin encore : ne pas participer à la propagande LGBT est en soi discriminatoire et attaque les «droits» LGBT.

De plus, un avis juridique a été demandé par l’association Futur-CH; il donne raison à tous ceux qui s’inquiètent de cette modification.

Certes, nous comptons sur la sagesse de la justice helvétique pour tempérer les ardeurs des lobbies LGBT mais il est de notre devoir, en qualité de croyants et de citoyens suisses, de s’opposer avec circonspection à cette demande « inutile et dangereuse » pour la collectivité.

 

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.