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  • Trop gentil pour diriger une mosquée ?

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    Grand chambardement à la Grand Mosquée de Genève. Quatre membres de la direction de la Fondation Culturelle Islamique sont congédiés. Quatre musulmans que la presse s’évertue à nous présenter comme les gentils (deux Algériens, un Egyptien et un Tunisien), à l’opposé du méchant saoudien fraichement débarqué.


    Première remarque : Ces quatre personnes nord-africaine sont sunnites et ont été débarquées séance tenante par un membre wahhabite (Arabie saoudite). Cette branche salafiste est connue
    pour considérer qu'hormis eux, tout le monde est mécréant, à maltraiter et à abattre. D’où la peur légitime d'une partie de la communauté musulmane genevoise de voir se radicaliser l’enseignement et la discipline religieuse


    Deuxième remarque : Il est vrai que M. Ouardiri et ses collègues ont donné une image plus libérale de l’islam à Genève. Ainsi en fut-il lors de la récente discussion sur la loi sur les cimetières. La communauté musulmane n’a pas émis d’exigences particulières, même pour obtenir des carrés confessionnels. Il semble bien qu’il n’ait pas été l’homme de la situation pour ses employeurs saoudiens.


    Troisième remarque : le coran, quoi qu’en disent les fidèles de cette religion, appelle à une impitoyable guerre de Reconquista sur le sol où les fidèles représentent une force réelle. En Suisse, nous pouvons estimer cette force à 10% de musulmans suisses. Par leur vote homogène, ils représentent pour notre pays de tradition chrétienne un réel danger démocratique. Aujourd’hui, si peu de Suisses se convertissent à l’islam, les naturalisations gonflent petit à petit les effectifs, ce qui en fait la troisième religion nationale. Notons encore que 20% des naissances, à Genève, sont de confession musulmane.


    Quatrième et dernière remarque : la « radicalisation » des milieux islamiques genevois ne signifie évidemment pas un déferlement terroriste en nos murs. Fort d’une communauté de plus de 20'000 membres (dont le quart de d’origine étrangère), les responsables musulmans peuvent cependant passer une « deuxième vitesse » dans leurs revendications. Nous pensons bien évidemment aux écoles musulmanes, au rôle rétrograde de la femme dans cette religion (scolarité, piscine, soins médicaux), au foulard mais aussi à des exigences telle que l’hegire, ce calendrier qui démarre à la date du 16 juillet 622, date de l’oumma, la naissance
    officielle de la communauté musulmane), dans nos documents officiels. Pourquoi seul l’avènement du Christ devrait-il être pris en compte? Savez-vous qu'à l'Office des Nations Unies à Genève (ONU), une partie des jours fériés, comparables à ceux de l'Etat de Genève et au privé local, a été remplacé récemment par des fêtes musulmanes? Aujourd'hui, les fonctionnaires internationaux, quelles que soient leurs religions, ont congé lors de fêtes musulmanes.


    A noter que les jours fériés traditionnels n'ont pas été remplacés par des fêtes juives ou bouddhistes, mais exclusivement par des fêtes musulmanes.


    Cela donne à réfléchir.

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  • Titre-aïe

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    Hier, La Tribune de Genève titrait « Triomphe des partis du Centre ». Où donc le journaliste, le « titreur » ou le secrétaire de rédaction a-t-il trouvé matière à son titre ?

     

    Certainement pas dans les résultats eux-mêmes ! Selon le site internet de la Chancellerie, les partis du Centre que sont le PDC et dans une moindre mesure le PRD ont perdu respectivement 6 et 5 sièges en quatre ans. Plus dure est la chute lorsque l'on compare les résultats depuis 1999. En l'espace de deux législatures, ce sont 12 sièges qu’ont perdu les démocrates-chrétiens et 28 sièges les radicaux. Notons que durant cette période le nombre de Conseillers municipaux a passé de 798 à 834. Soit 45 nouveaux sièges acquis principalement par les Verts et l’UDC.

     

    Alors, où donc a-t-il trouvé pareil triomphe du Centre ? A vrai dire, je ne le sais pas. Ce doit être juste un journaliste qui aime le Centre.

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  • Messe en latin: la TSR rabâche!

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    Dimanche de Pâques, 8 avril, la TSR nous a livré un reportage sur le prochain motu proprio par lequel Benoît XVI "libéraliserait l'ancienne messe". Cet "éclairage", signé par Valérie Dupond, nous rappelle que la messe en latin, la messe de saint Pie V, est interdite par le Vatican. Voilà un bien vilain mensonge, le jour de Pâques!

     La messe de saint Pie V interdite ? C'est bien ce que les réformateurs veulent faire croire depuis le 3 avril 1969, se référant à la constitution apostolique MISSALE ROMANUM signée par Paul VI. Il a été largement démontré par la suite que cette interdiction est contestable. Eric de Saventem, ancien président d'Una Voce International donnait à ce débat une double conclusion (voir ITINERAIRES, février 1972):

    1.- La nouvelle législation liturgique n'abroge pas l'ancienne loi pour la remplacer par une loi nouvelle ;

    2.- Cette nouvelle législation ne rend point illégal tout usage de l'ancien rite.

    Jean Paul II, en accrodant un motu propio partiel pour l'usage de la messe de saint Pie V, n'a rien fait d'autre que de valider le raisonnement d'Eric de Saventem.

    Les épiscopats réformateurs sont arrivés à ce que les ennemis de l'Eglise catholique recherchaient depuis des siècles: "les nouvelles messes sont celles des nouveaux catéchismes. Les nouveaux catéchismes sont ceux de la nouvelle religion" (Jean Madiran, « La messe en question », ITINERAIRES hors série, juin 1976). "Si la nouvelle messe estime inévitable d'interdire l'ancienne, c'est implicitement mais nécessairement, qu'elle la juge étrangère, qu'elle la trouve incompatible, qu'elle y voit l'expression d'une autre religion".



    La plupart des épiscopats centre-européens se sont acharnés pour interdire l'ancienne liturgie. Pour s'en convaincre, si besoin est, il n'y a qu'à suivre l'exemple suisse. Mgr Adam, ancien évêque de Sion, rappelait en janvier 1973 qu'il était interdit, sauf indult, de célébrer selon le rite de saint Pie V. Six mois plus tard, ce sera la Conférence épiscopale suisse qui interdira "officiellement" le 4 juillet 1973 la messe "en vertu des décisions de Rome". Sommés de produire les titres, les dates, les termes de ces prétendues décisions, les évêques suisses n'ont pu le faire. Et pour cause.



    Depuis, cette stratégie a toujours cours: faire croire que la messe de saint Pie V est interdite. Elle ne l'est pas ! Benoît XVI le sait. Il la "réhabilitera" pour reprendre le terme contestable de la journaliste parce que la messe de saint Pie V est la messe par excellence qui reproduit le mieux le grand drame du Calvaire renouvelé à l'autel pour notre salut et celui du monde entier. Et il en a besoin.



    Je prends le pari que lorsque l'ancienne messe sera librement célébrée dans l'Eglise catholique, la messe "interdite" lui apportera à nouveau la ferveur d'antan.

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  • Pâques

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    Gloire à la victime de Pâques,

    C'est le chant des coeurs chrétiens.

     

    L'Agneau sauve les brebis:

    Le Christ, l'innocence même,

    Réconcilie au Père les pécheurs.

     

    Mort et vie, en un duel

    Gigantesque se rencontrent:

    Mort, le Prince de la vie

    Règne encore

     

    Dis-moi donc, ô Marie,

    Qu'as-tu vu sur le chemin?

     

    Le sépulcre du Christ vivant!

    J'ai vu la gloire du Ressuscité!

     

    Les anges, ses témoins,

    Et le suaire et les linges.

     

    Il vit, le Christ, mon espérance:

    Il vous devance en Galilée.

     

    Le Christ est bien ressuscité

    Des morts en vérité.

    De nous, ô Roi vainqueur,

    Ayez pitié.

    Amen. Alléluia.

     

    (Séquence du dimanche de Pâques) 

     

     

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  • L'autre Ruth Dreyfus

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    Madame Ruth Dreyfus ne nous a jamais enthousiasmés. Nous gardons en mémoire, entre autres, l’accueil que la Conseillère fédérale réserva le 20 mai 1998 au criminel communiste Fidel Castro. Ou, plus récemment, son opposition viscérale aux nouvelles lois sur les étrangers et sur l’asile.

     


    Tout autre est notre sentiment à son égard pour son travail au sein de la Commission externe chargée de préparer une nouvelle loi pour l’Université. Elle l’a présidée avec beaucoup de soins, ce qui lui a permis de proposer une nouvelle loi qui est, de prime abord, excellente. Plus de pouvoir pour le rectorat, au détriment du politique, une convention d’objectifs et une enveloppe budgétaire quadriennale sont, dans les très grandes lignes, les nouveautés de cette loi. Les nombreux problèmes qui ont été ces dernières années à l’ordre du jour de la Commission de l’enseignement supérieur figurent également dans l’avant-projet. Le problème de la rétrocession des gains accessoires des professeurs trouve, à notre avis, la bonne solution. Par contre, les nouvelles structures proposées par la loi rendent, nous semble-t-il, complexe la gouvernance de l'Université: à étudier! Nous serons par contre plus mesurés sur la question de la taxe universitaire qui favorise fortement les étudiants étrangers au détriment des Genevois et des Confédérés. La présence d’étudiants étrangers dans notre Université est sans aucun doute un atout pour le rayonnement de notre canton. Mais il a, pour l’UDC, un prix prohibitif : cent millions de francs !

     


    Reste de cette période s’étirant de juillet 2006 à la présentation de la nouvelle loi, le 5 avril, l’image forte de Ruth Dreyfus, dirigeant la Commission externe avec beaucoup de professionnalisme. Alors que les récents scandales ont parsemé l’actualité des disfonctionnements propres à l’Université, elle a su habilement éviter les écueils de la curiosité et de l’impatience de tous ceux qui s’intéressaient à la vénérable institution si malmenée. Elle a su également prendre contact avec les principaux acteurs concernés par la refonte de la loi. A ce titre, les membres UDC de la Commission de l’enseignement supérieur l’ont rencontrée et ont été agréablement surpris par l’ancienne Présidente de la Confédération.

     


    Il faut le reconnaître, Ruth Dreyfus a pleinement rempli le mandat qui lui a été confié.

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