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  • Le lobby de la drogue accuse le coup !

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    Le refus lausannois d’un local d’injection fait des vagues jusqu’au bout du lac ! La Tribune de Genève (11 juillet) semble s’inquiéter après l’échec du local d’injection lausannois (le «petit frère» selon la formule bienveillante de l’auteur de l’article) le Quai 9 pourrait être à son tour remis en cause. Le rejet lausannois est sans appel : 55% des votants ont manifesté leur hostilité à ce fameux quatrième pilier de la prévention qu’est la réduction des risques ! De quoi inquiéter les animateurs du Quai 9 qui ont été «montrés du doigt sur la base d’affirmations mensongères par les opposants au local lausannois».


    En fait d’affirmations mensongères, comment peuvent-ils affirmer qu'il n'y a pas d'overdoses au Quai 9 ? A Genève, il y en a eu exactement 17 (chiffre communiqué lors de la conférence de presse de la police genevoise, le 14 juin, mais non publié par La Tribune de Genève), contre 14 en 2005 et 4 en 2004 ! Comment n’y a t-il pas eu d’overdoses dans ce «shootoir» des temps modernes, lieu privilégié des drogués, si leur nombre augmente globalement à Genève ? Sans compter le reste, et notamment le fait que plus de 500 dealers sont enregistrés par la police, selon une déclaration du Conseiller d’Etat Laurent Moutinot lors d'une rencontre avec le Rassemblement des aînés de Genève. Ces derniers sont les auteurs d’une pétition (P1612) qui demande aux autorités de prendre toutes les mesures nécessaires pour chasser les dealers du quartier des Grottes, qui évoque la formation de scène ouverte de la drogue due à Quai 9 et qui conclue par une phrase pleine de bon sens: «toute mesure qui facilite la consommation des drogues illicites est un signal pour les dealers». Cette pétition a été directement envoyée au Conseil d’Etat par une large majorité de députés.


    Le rapport d’activité 2006 de la police genevoise, présenté voici seulement quelques jours, donne raison aux pétitionnaires, comme à tous ceux qui contestent la pseudo-réduction des risques. Les affaires de drogue ont passé de 456 interventions en 2004 à 666 en 2006. Les multiples démarches de ceux qui, en fin de compte, cherche à banaliser la consommation de la drogue conduisent à des résultats piteux. C’est bel et bien l’échec du modèle non répressif qui a été sanctionné dimanche dernier à Lausanne. Il ne faut surtout pas relâcher la pression !

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  • A quoi qu’on sert ?

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    L'Université ouvre son Institut des sciences de l’environnement. La nouvelle surprend quelque peu, mais la période des vacances n’est-elle pas souvent propice aux surprises ? Il semble que le rectorat ait décidé de démarrer un projet modeste, pris à la gorge par la nouvelle date eurocompatible de l’année académique (le 17 septembre) ainsi que par une demande importante : sans publicité, il y a déjà une soixantaine d’inscriptions

    Surprise donc ! Longuement discuté en Commission de l’enseignement supérieur, le projet de loi du DIP proposant la création d’un Institut de l’environnement et du développement durable (PL 9686) ainsi que celui de verts proposant d’une Faculté de l’environnement (PL 9709) ont fini par être présentés au Parlement en septembre 2006. A la demande du chef du DIP, Charles Beer, les deux textes furent déclarés « sine die », c’est à dire qu’aucune date ne fut décidée pour les inscrire à un nouvel ordre du jour du Grand Conseil. Le Parlement fut bon enfant. Il tint compte de la tourmente provoquée par les scandales invraisemblables puis par les démissions en cascades qui secouaient durement l’Université. L’Alma Mater genevoise attendait une nouvelle loi pour reprendre son souffle.

    Surprise donc ! D'autant plus que le recteur Weber, reçu le 9 mai dernier par la Commission des finances pour les comptes 2006 de l’Université, n’a évoqué la création d’un Institut de l’environnement que questionné par un député et n’a pas précisé de date pour l’ouverture de celui-ci. De plus, il devait y avoir concordance entre la fermeture de l’Institut d’architecture et création de l’Institut de l’environnement. Le premier fermant ses portes en 2008. Quant à Charles Beer, il n’a même pas évoqué cette question lors de son passage pour les comptes 2006 du DIP.

    Par contre, lors des discussions sur les comptes 2006 de l’Université, il a été relevé que celle-ci n’était pas particulièrement ouverte à la Cité. Assurément, elle ne l’est pas plus pour les élus cantonaux qui n’ont reçu aucune information sérieuse sur cette décision. Une information d’autant plus nécessaire après qu’ils aient accepté de bonne grâce de « geler » les deux projets de loi cités plus haut. Le verbe « congeler » aurait été plus adapté.

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  • Une bonne fin de semaine !

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    Tout pour bien finir la semaine ! Samedi 7 juillet, tout d’abord. Pierre-François Unger, lors du tj de 19 heures 30, a été clair et net : pas de laboratoire officiel sur les lieux de la Lake-parade ! Ce « service » permet aux consommateurs de faire examiner leur drogue. Depuis deux ans, des demandes ont été introduites auprès du Conseil d’Etat. Le responsable du département de l’Economie et de la Santé a rappelé le curieux message qui serait donné si les autorités acceptaient cette pratique qui assure la bonne qualité de la drogue (?) alors que la loi interdit l’usage des drogues tels que les psychotropes dont la GHB, une substance plus connue sous le nom de «drogue du violeur».

     

    Et dimanche 8 juillet, c’est la deuxième bonne nouvelle du week-end : les Vaudois ont refusé (à 55%) le projet défendu par l'exécutif et la gauche lausannoise d’un local d'injection et d'inhalation qui aurait dû être situé près du centre-ville et couplé à un bistrot social (voir l’excellent article de Jean-Philippe Chenaux dans La Nation du 8 juin 2007).

     

    Ce « shootoir » des temps modernes fait partie de l’arsenal proposé par le lobby de la drogue : locaux d’injection, seringues et laboratoires ambulants permettent ainsi à chacun de consommer des drogues avec un minimum de risques. Ce concept mène inéluctablement à la légalisation des drogues. Les Lausannois ont eu raison de refuser cette sinistre proposition. Et les Genevois, par la voie de Pierre-François Unger, ont donné un même signal : rien ne doit être entrepris pour favoriser la consommation de drogue.

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