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  • Le souk du collège Voltaire

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    De nombreux parents sont sous le choc : dans la cour du vénérable collège Voltaire, un groupe de dealers africains attend tranquillement les clients. La direction du collège s’est plainte auprès du département des Institutions (anciennement Justice et Police) mais rien n’y fait : peinards, ils proposent de la drogue sans crainte d’être inquiété.


    Le 2 novembre, ces mêmes parents ont reçu du département des Institutions et du département de l’instruction publique (tous deux en main socialiste) un petit mémento à l’usage des parents et de leurs enfants. Il a été traduit en albanais, anglais, espagnol et portugais. Neuf courts chapitres leurs expliquent que les autorités ont édicté des lois. Au chapitre 7, il est rappelé que la production, la détention, la remise, la vente, l’achat et la consommation de toutes les drogues sont interdites (que ce soit des drogues « douces » -dont le cannabis, chanvre et marijuana-, synthétiques ou dures). Il est vrai qu’après avoir découvert que des lois existent, rien n’autorise les parents à penser que celui qui n’appliquera pas ces lois sera puni...


    A observer le ras-le-bol des parents dont les élèves sont scolarisés par l’instruction publique, je ne serais pas étonné qu’ils publient à leur tour un mémento en deux exemplaires uniques. Le premier à l’usage de M. Charles Beer et le second pour M. Laurent Moutinot. Il n’y aura sans doute pas nécessité à rédiger neuf chapitres pour leur rappeler que les autorités qui ont édicté des lois doivent les appliquer !

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  • L’Entente à la croisée des chemins

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    Les voix venues de la droite qui ont permis l’élection d’Eric Leyvraz n’ont pas fini de secouer l’Entente et les derniers textes rageurs parus sur le blog de La Tribune de Genève vont continuer à saper le vieil édifice.


    L’Entente a fait son temps. Certains le comprennent, d’autres pas. Certains ont compris qu’avec l’UDC, ils formeront une nouvelle force à Genève et que chacun sortira gagnant aux élections avec une vraie formation de droite possédant un programme clair et précis. D’autres ne le comprennent pas. Leurs rêves carriéristes s’appuyant sur toutes sortes de magouilles aboutiront sur autant d’échecs. Guy Mettan en fait l’amère expérience. D’autres Guy Mettan suivront.


    La politique a changé. Pour reprendre le mot prononcé par Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle, la politique s’est décomplexée. Enfin ! Aujourd’hui, ceux qui disent ce qu’ils pensent et agissent en conséquence s’imposent. A l’opposé, ceux qui restent recroqueviller sur des positions politiques dépassées vont disparaître: les radicaux et le PDC peinent à conserver 7% de l’électorat, les libéraux perdent 2% pour passer en dessous des 15%.

     

    La politique suisse exige des alliances qui permettent de gouverner.

    Les démocrates-chrétiens, en ne voulant pas l’admettre, cherchent désespérément à gauche et à droite, de quoi grossir leurs maigres rangs. L’élection perdue pour la première vice-présidence du Grand Conseil a montré l’entêtement de ce vieux parti. Ni la gauche, ni la droite ne l’ont soutenu.


    La prochaine échéance est déjà devant nous. Espérons que la réélection du Procureur général ne sera pas une nouvelle occasion pour l’Entente de mesurer sa faiblesse sans l’UDC. Nous l’espérons sincèrement pour l’avenir de Daniel Zappelli.

     

     

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  • L’insoutenable légèreté du « centre »

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    Le challenger, Eric Leyvraz, chef du groupe UDC au Grand Conseil, a été élu à la vice-présidence du Grand Conseil par 35 voix contre 34, battant le favori Guy Mettan, PDC, parti en campagne de longue date. C’est donc un UDC qui accédera légitimement à la fonction de premier citoyen du Canton en 2009, une situation parfaitement conforme au statut de premier parti du Canton que possède désormais l’UDC genevoise, comme les députés l’ont parfaitement compris.

     

    En soutenant l’UDC, l’Entente a montré, au vote secret, qu’elle n’existe plus qu’en façade. Ite missa est

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  • Accords bilatéraux : 2009 pointe son nez

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    La ca-ta ! C’est ce que nous promettaient les accros de l’adhésion lors de la campagne sur les accords bilatéraux en 2002. Cinq ans plus tard, l’accès au marché communautaire se révèle « plutôt » positif à observer les bons résultats de notre économie. « Plutôt » parce qu’à ce jour, aucune véritable étude critique n’a été présentée sur la démarche bilatérale.


    Préférant la prévention à ce qui pourrait être un accident de parcours (un référendum populaire en 2009) Economiesuisse signale les risques qu’il y aurait à barrer la voie bilatérale qui « convient bien à notre pays » dans l’un des ses dossiers intitulé Les relations entre la Suisse et l’UE et les défis à venir*.

     
    On comprend aisément la position de la fédération des entreprises suisses. On comprend moins les réponses données par les banques et les gestionnaires de fortune indépendants genevois à la question d’une éventuelle remise en cause de la libre circulation des personnes avec l’UE**. Ainsi, pour les banques employant de 50 à 199 personnes, 50% d’entre elles jugent cette les effets d'une remise en question « insignifiante » voire « positive » (pour 8%). Pire, ce pourcentage monte à plus de 90% pour les petites banques (jusqu’à 49 employés) et les gestionnaires de fortune! Précisons que ces types d’établissements représentent la majorité des établissements interrogés et que par extrapolation l’échantillon complet représente 13'800 emplois bancaires sur 18'800, ainsi que 850 dans le secteur des gérants indépendants.


    Cette molle indifférence face à l’un des thèmes majeurs des accords bilatéraux et à leur prorogation surprend. On aurait apprécié un commentaire plus sérieux, moins dogmatique, qu’une « remise en cause des accords bilatéraux serait considérée comme négative ». Ce qui ne correspond évidemment pas aux réponses données.


    Mais le débat ne fait que commencer!

    ____________________

    Notes :
    * N° 21 du 29 octobre 2007 (voir dossier complet)

    ** Ces réponses figurent dans les résultats de l’enquête conjoncturelle 2007-2008 de la Place financière genevoise.

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  • Pleure pas la bouche pleine!

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    La bonne santé de l'économie genevoise apporte 400 millions supplémentaires sous forme de revenus d'exploitation d'un budget à l'autre. La newsletter d'Alliance place financière (N° 34 d'octobre 2007) relève, un brin crispé, que depuis 6 ans, les impôts payés par les banques aux pouvoirs publics ont augmenté plus rapidement que leurs rendements. « Le montant versé par le système bancaire au fisc suisse est passé de près de deux milliards de francs suisses en 2002 à plus de 5 milliards en 2006. 

    Dans quelques semaines va se rejouer la grande scène du budget cantonal. La droite va s’étrangler en accusant la croissance des charges de plomber le budget 2008 (+ 308 millions par rapport au budget 2007) et la gauche se scandalisera du manque de recettes (voir le site les socialistes).

    Cette année, s’il faut comprendre « crise des recettes », c'est véritablement dans le sens d'une surabondance de recettes.

    Ce qui n’empêchera pas les socialistes genevois, toujours plus autistes, de trouver le budget manquant singulièrement de moyens sociaux et - enfin - de brailler : c’est une crise des recettes !

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