- Page 2

  • Boom économique : l'augmentation des allocations familiales tombe bien

    Imprimer

    Trop d'emplois pour Genève. Qui aurait pensé qu'il y avait là matière à se plaindre ? Mais la réalité est là, devant nos yeux, au quotidien. 28'000 nouveaux emplois créés à Genève entre 2005 et 2008 nous posent bel et bien d'énormes problèmes d'infrastructures. Ils ne participent pas à la baisse du chômage. Ils nuisent fortement à la qualité de vie. Voilà un constat que partage de nombreux Genevois. David Hiler le partage en bonne partie dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien Le Temps de ce jour. Sans remettre en question la libre circulation. Bien sûr. Donc sans moyen de réguler l'immigration venant d'Europe. L'une des solutions serait de profiter de l'inévitable réforme fiscale des entreprises que l'Union européenne imposera à la Suisse pour la fin de cette année. Pour décourager quelques entreprises. Espérer baisser l'attractivité de Genève. Mais sans casser le mécanisme d'une croissance que l'on souhaite maîtrisée. En appliquant intégralement les directives européennes. La marge minimum autorisée par Bruxelles. On va essayer. On verra.

    Reste que dans ce contexte économique trop favorable, l'initiative 145 réclamant une réelle augmentation des allocations familiales tombe bien. Si l'on porte caution aux déclarations alarmistes du patronat, ce complément au salaire effrayera de nombreuses entreprises à venir s'installer et décidera d'autres à quitter notre canton. L'augmentation des allocations familiales comme clapet de surpression économique ? Une petite pause bienvenue, comme le souhaite David Hiler. Pour autant que la menace patronale soit vraie. Ce que je ne crois pas. Mais de cela, j'aurai l'occasion de vous en reparler.

     

    Lien permanent 1 commentaire
  • Rive-Belle : du bouvier bernois au pékinois

    Imprimer

    Alors qu'Arnold Schwarzenegger choisit Genève pour installer une nouvelle organisation internationale, Rive-Belle refait surface. Souvenez-vous. Le Conseil d'Etat rêvait de vendre cette propriété, magnifiquement située à Pregny-Chambésy, au bord du lac Léman. L'Etat algérien était intéressé jusqu'à ce qu'un fin notaire relève l'existence sur la parcelle d'un droit d'accès pour le public que lui confère la Loi sur la protection des rives du lac. Ce qui avait échappé aux collaborateurs de Mark Muller. L'UDC s'était mobilisée pour que ce domaine reste à la population genevoise et que sa plage soit leur soit accessible. La votation sur l'OMC avait montré l'intérêt des Genevois pour leurs parcs. Voilà une compensation bienvenue. Le parti socialiste, viscéralement opposé à toute vente du patrimoine public avait alors mené combat commun avec l'UDC et dégagé une majorité devant le Grand Conseil. La partie était gagnée.

    La volonté clairement exprimée par la majorité du Grand Conseil était donc d'offrir aux Genevois une nouvelle plage. Mon collègue socialiste Alberto Velasco imaginait un centre de planches à voile. Pourquoi pas. Le bon sens aurait donc voulu que le bâtiment soit loué et qu'ainsi l'Etat finance l'entretien de la plage après y avoir apporté les améliorations nécessaires. C'est ce qui se faisait autrefois lorsque Rive-Belle était louée à la Confédération. Nous apprenons aujourd'hui que ce bâtiment sera mis à disposition à l'Institut Confucius (succursale de l'Université de Pékin) pour que ce dernier puisse faire connaître la culture chinoise. Gratuitement. Ou gracieusement. C'est comme vous voulez.

    Nous connaissons l'amour parfois excessif que voue le Conseil d'Etat pour tout ce qui compose la Genève Internationale. D'où les craintes de l'UDC qui s'entête à vouloir que la plage de Rive-Belle soit mise à disposition du public. Quelles conditions offrent notre gouvernement à cet institut? Et quelles sont les garanties d'utilisation des bords du lac pour la population genevoise? Une interpellation urgente écrite nous éclairera sur les intentions de l'exécutif genevois.

    Interpellation 1

    > Interpellation 2

     

    Lien permanent 3 commentaires
  • Chômage : la question des députés UDC qui dérange

    Imprimer

    Comment se fait-il qu'en 2010, alors que 1'300 emplois ont été créés en 2010, 3'136 frontaliers ont trouvé une place de travail à Genève ? Comment ces mêmes Européens résidants hors de Genève ont-ils pu trouver la porte grande ouverte auprès des employeurs établis dans notre canton alors que 16'000 personnes sont au chômage et que plus de 20'000 personnes sont en recherche d'emploi ? Qui se moque de qui ? La population genevoise est trahie à la fois par ses responsables politiques et par un patronat qui ne tient pas ses promesses faites en 2008 lors de la campagne de votation pour une nouvelle loi contre le chômage, à savoir recruter prioritairement des travailleurs du lieu.

    Les députés UDC ont donc déposé le 23 mars dernier une interpellation urgente écrite (IUE 1187) demandant des explications au Conseil d'Etat : « L'Office cantonal de l'emploi envisage-t-il de redoubler ses efforts afin d'intégrer les demandeurs d'emploi genevois au marché du travail et ainsi faire baisser le taux de chômage, plutôt que de laisser des travailleurs frontaliers accaparer les emplois? ».

    Avant d'apporter réponse, l'exécutif semble préparer le terrain. Ce qui expliquerait la conférence de presse du Conseil d'Etat donnée hier pour appeler « à la préférence cantonale », une démarche qui n'aurait pas déplu, voici quelques années, à Jean-Marie Le Pen lui-même. Employeurs publics et privés sont à mettre dans la même barque. L'Etat et aussi la Ville de Genève, parce qu'ils se permettent d'engager des frontaliers sans même passer par la case « Office cantonale de l'emploi ». Un Conseil d'Etat soudainement tout frétillant qui remet la compresse aujourd'hui avec la Ville de Genève et le choix de Sandrine Salerno pour sa médiatrice culturelle française, décision que je dénonçais dans mon blog daté du 29 mars dernier. Il n'y a pas, semble-t-il, que ce triste exemple en Ville de Genève: n'y a-t-il pas parmi les agents municipaux l'un d'entre eux qui retourne chez lui, chaque week-end, à Paris?

    Les Genevois ont acceptés les accords sur la libre circulation (plus de travail !) puis la convention de Schengen et Dublin (plus de sécurité !) en croyant aux promesses de la gauche, du centre, de la droite et du patronat. L'UDC a été le seul parti national à s'y opposer, à se montrer clairvoyant sur ces sujets. Genevois, il faudra s'en souvenir dans quelques mois et ne pas réélire tous ces équipages politiques défaillants, incapables de prendre les mesures adéquates après avoir entraîné la population dans ce dérapage incontrôlé. 1'300 nouveaux emplois, 3'136 nouveaux frontaliers : cherchez l'erreur et les coupables !

     

    Lien permanent 9 commentaires