17 octobre 2011

Prostitution: Lucerne moins permissif que Genève

Il semble qu'en ville de Lucerne (voir l'article de ce jour sur le site de La Tribune), l'interdiction de pratiquer la prostitution dans des quartiers habités ne suscite pas les mêmes émotions auprès de certains journalistes ou politiciens genevois, dont la principale réaction à l'annonce du dépôt de mon projet de loi a été de savoir où donc iront les filles de joie et leurs maquereaux. Alors que l'on a immédiatement contesté l'un de mes arguments, à savoir que la prostitution augmentait de manière constante, les autorités lucernoises l'ont reconnue, tout comme elles ont reconnu les nuisances que ce trafic engendrait au sein d'un quartier urbain.  La ville a décidé de fermer trois rues à la circulation la nuit. Seuls les habitants de ces rues pourront y circuler. La police fera des contrôles. De quoi inciter les prostituées à changer de lieu.

 

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13 octobre 2011

Il y a des coups de matraque qui se perdent...

Les gendarmes n'en peuvent plus. De leur direction. Moi aussi ! Vous souvenez-vous de l'audit de la Cour des comptes sur l'activité de la police (2007)? Cette même année, quelques 250'000 heures supplémentaires avaient été créées et que 260'000 heures avaient été reprises. La Cour des comptes constate qu'en 2010, la situation est quasiment identique puisqu'il y a 150'000 heures supplémentaires créées et 160'000 heures rendues. Pire, pour les premiers mois de 2011, la situation empire et la mobilisation des policiers sur le terrain est beaucoup plus importante que ce qui a été planifié (si l'on ose parler de planification!) par l'Etat-Major de la police. Mais cette fois, il n'y a plus de possibilité de reprendre ces heures supplémentaires puisque que des règles de rémunération ont enfin été mises en place et les ordres de service Spoerri et Warinski abandonnés. Si cette situation se poursuit à ce rythme, Mme Rochat pourrait se présenter devant la commission des finances pour un dépassement budgétaire de 16 millions de francs, alors qu'il y avait 2 millions de francs  prévus au budget de cette année.

Devant tant d'incompétence, je ne peux que me répéter (voir mon blog du 4 octobre) : je ne voterai pas en l'état le budget 2012 du département de Mme Rochat et il faut du changement à la tête de la police!

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12 octobre 2011

Les voies routières du DIM sont impénétrables...

A Genève, il y a des vrais et des faux chantiers. Des vrais chantiers, on en a dégustés tout plein l'an passé. Et puis, il existe des faux chantiers. Placés par le département de la mobilité. Des fois que la circulation pourrait être fluide. Comme celui qui s'étire sur 100m sur la voie de gauche du boulevard Georges-Favon, à la hauteur de la Cave valaisanne. Il est là, depuis le mois de février. Pas une machine, pas un ouvrier. Juste des barrières et des panneaux de signalisation. Disciplinés, les automobilistes s'entassent sur une voie avant que les feux libérateurs leurs rendent l'entier du boulevard avant le pont de la Coulouvrenière.  Pour le DIM, c'est une «mesure de chantier». Pour empêcher le trafic de tourner sur le boulevard St-Georges, déjà surchargé par le chantier du tram. Vrais ou faux chantiers, vrai ou faux département de la mobilité?

 

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11 octobre 2011

Copinage en Ville : Rien de neuf

Pierre Maudet s'est exprimé devant le Conseil municipal suite aux révélations de dysfonctionnements graves de la part des ressources humaines de la Ville et qui ont occupé les médias ces derniers jours. Un magistrat embarrassé, pressé visiblement de tourner la page. Trois décisions sont annoncées. Premièrement, le CA reconnait les dysfonctionnements relevés par la Cour des comptes. Mais pas ceux révélés par Gauche Hebdo ou Le Courrier. Sur ceux-là, pas un mot. Deuxièmement, le CA entamera sans attendre une analyse détaillée du processus de recrutement, Cour des comptes oblige. Troisièmement, éditer une directive claire. Comprenez que la directive actuellement utilisée n'est pas claire... Ces promesses de jours meilleurs ne règlent aucunement le manque de retenue de Sandrine Salerno qui a beaucoup de peine à endosser l'habit de magistrat. Peut-être ne s'est-elle pas rendue encore compte que l'extrême-gauche comme la droite l'ont mise sous haute surveillance. Les déclarations purement administratives du magistrat radical n'y changeront rien.

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06 octobre 2011

Prostitution : pas sur le chemin de l'école, svp !

La récente loi sur la prostitution a le mérite d'évoquer que « L'exercice de la prostitution sur le domaine public, quelles qu'en soient les modalités, peut être interdit aux moments ou dans les endroits où il est de nature à troubler l'ordre et la tranquillité publics, à entraver la circulation, à engendrer des manifestations secondaires fâcheuses ou à blesser la décence » (article 7). Ce printemps, le Conseil d'Etat édicte un règlement d'application en définissant « les endroits » où la prostitution peut être interdite par le terme tout aussi vague d'abords immédiats (... des écoles, des lieux de cultes, des cimetières, des hôpitaux et des places de jeux).

Une telle disposition, formulées en des termes indéterminés est tout à fait insuffisante pour garantir l'ordre public. Pour l'UDC, il s'agit clairement d'interdire la prostitution aux abords des écoles dans un rayon de 500 mètres (voir projet de loi).

L'exercice de la prostitution entraîne son lot de nuisances. En 2004, 800 personnes s'adonnaient à la prostitution dans les rues de Genève. En 2009, elles (ou ils) étaient 2700. Cette industrie qui n'est pas petite et ne connait pas la crise draine avec elle, grâce à la libre circulation, son cortège de dealers, de proxénètes et d'autres criminels venant ruiner la qualité de vie des habitants. Les enfants, non seulement soumis au spectacle affligeant de la prostitution de rue, sont également amenés à côtoyer toute une faune de délinquants et devenir malgré eux les témoins de leurs activités interlopes.

Cette limitation à l'exercice d'une des formes de la prostitution - la prostitution sur le domaine public -  permettrait d'améliorer la qualité de vie de nombreux habitants et épargnerait aux enfants de devoir se déplacer dans un environnement hostile pour se rendre à l'école.

 

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