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  • La numérisation hors de prix de la Ville de Genève

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    213'000 pages numérisées, tous les mémoriaux du Gd Conseil valaisan, depuis 1851, sont à présent accessibles sur internet (voir Le Temps de ce jour). Voilà qui est remarquable. D'autant plus que pour l'ensemble de l'opération, le Valais n'aura déboursé que 100'000 francs pour la préparation du projet, le transport des archives à Lausanne (où siège la société spécialisée pour la numérisation des documents), le travail de numérisation, les mauvaises surprises, l'indexation, la mise en place sur internet, etc. Pour ceux qui ont un petit peu de mémoire, voici 3 mois, la Ville de Genève proposait elle-aussi de numériser les dossiers de son personnel administratif. Des dossiers dispersés dans tous les services de la Ville, qui représentent 345'000 documents et pour la plupart d'entre eux non tenus à jour. Ainsi qu'il est dit avec beaucoup de tact dans la demande de crédit extraordinaire de 1,3 millions de francs, cette pagaille est due à "une absence de gestion harmonisée par l'administration municipale"
    L'incroyable gabegie des RH de la Ville de Genève additionnée à l'habitude de choisir la solution la plus onéreuse donne ce genre de facture. Pour seulement préparer ces documents (avant la numérisation elle-même!), la Ville engagera 4 diplômés HES (salaire mensuel de 9'140.-) et 4 agents en information documentaire (salaire mensuel de 8'220.-). Soit 1,3 millions pour un travail d'égyptologues qui durera 18 mois avant que ne débute enfin le travail de numérisation . C'est ainsi que l'on travaille de ce coté-ci du lac.

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  • Allocation pour enfant : l'ambigu courrier de Jacques Moret

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    Plusieurs journalistes ont réagi à mon dernier blog. Enquête faite, la lettre en question concernerait l'allocation pour enfant dont le versement a été suspendu de juillet à décembre 2011. C'est du moins ce qui est mentionné dans l'avant-dernier paragraphe de la deuxième page de la lettre datée du 21 décembre et signée par le directeur ad interim, Jacques Moret. Il ne s'agirait donc pas de l'allocation pour enfant, version 2012, et qui a été bloquée par le Municipal lors du débat budgétaire. Dès ce mois, les employés de la Ville recevront la nouvelle allocation familiale ainsi que l'ancienne allocation pour enfant (100F). Ils recevront donc 400F pour un enfant. Et non pas 450F si l'on s'en tient au règlement en vigueur en 2011. Le Municipal a donc raboté 50F par enfant, ce qui représente tout de même une économie de 1,3 million.

    Mais revenons à cette fameuse lettre du 21 décembre. Le contexte politique ne peut être ignoré: déficit budgétaire et décision du Parlement de ne pas augmenter l'allocation pour enfant. L'hostilité de Sandrine Salerno à l'égard de ce blocage est connue. Tout comme la colère de la commission du personnel et des organisations représentatives du personnel de la Ville de Genève. Lorsque le directeur ad interim des ressources humaines entame sa lettre en relevant que Sandrine Salerno est sensible aux témoignages et aux arguments soulevés par les organisations représentatives du personnel et « a obtenu du Conseil administratif le mandat de s'entretenir à nouveau avec les partenaires sociaux sur les conditions d'octroi de l'allocation pour enfant », il est bien difficile de croire que la décision du Conseil municipal n'a pas été au centre des discussions.

    Comment comprendre cette lettre qui annonce toute une série de nouveaux principes « pour des raisons d'égalité de traitement et de simplification des procédures » prise fin décembre par le Conseil administratif à la suite de discussions tenues avec les syndicats. Dont le montant de l'allocation pour enfant qui est mentionné en page 2. Montant qui est maintenu et correspond « à la moitié de celle prévue par la loi sur les allocations familiales cantonales ». Avait-elle été remise en question pour le deuxième semestre 2011?

    Ces nouveaux principes sont donc rétroactifs puisqu'ils concernent les six derniers mois de 2011. A moins qu'ils concernent 2012 ? Rien ne l'indique. Et pourquoi n'avoir alors pas informé les employés de la Ville qu'en 2012, il y aura de nouveaux principes suite à la décision du Municipal ? Pas clair cette missive! A la fin de ce mois, quel montant sera finalement versée fin janvier ? Réponse dans quelques jours.

     

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  • Ville de Genève : le Conseil administratif bafoue le municipal

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    Il a été question, durant tout le débat budgétaire, de l'allocation pour enfant qu'offre la Ville de Genève à ses employés. Elle vient coiffer l'allocation familiale en l'augmentant de 50%. Ainsi, pour un enfant jusqu'à 16 ans, le simple citoyen reçoit mensuellement 200F. L'employé de la Ville de Genève, lui, empochera 300F. Or, la nouvelle loi sur les allocations familiales, soutenue au Grand Conseil par l'UDC, est entrée en vigueur à la fin 2011 et, pour reprendre l'exemple ci-dessus, fait passer l'aide financière de 200F à 300F. Pour l'employé de la Ville de Genève, cette même allocation familiale cumulée à l'allocation pour enfant lui permet de recevoir 450F par mois. De nombreux partis représentés au Conseil municipal se sont émus de cet avantage financier, estimant qu'avec les difficultés budgétaires prévisibles, il est était possible de demander un effort (toute proportion gardée!) aux employés de la Ville, la somme de 1,3 million pouvant ainsi diminuer le déficit du budget 2012. Ce débat s'est poursuivi jusqu'au vote final du budget, au petit matin du 13 décembre. Une majorité du Parlement a décidé que cet effort était tout à fait acceptable. Mais quelques jours plus tard, le 21 décembre, une lettre adressée aux membres du personnel de l'administration communale, signée par le directeur ad interim, M. Jacques Moret, les informent que l'allocation pour enfant sera maintenue telle quelle !

    Le groupe UDC prend note de la volonté de l'exécutif communal de se soucier comme d'une guigne d'une décision prise par le Conseil municipal. Une volonté qui n'était pourtant pas au programme de Sandrine Salerno le 8 novembre dernier lorsqu'elle déclarait à la commission des finances que considérant que l'on a négocié un statut qui a été voté par le CM, il n'était pas question de le renégocier, « même si elle se plierait le cas échéant à une telle demande ». Une fois de plus, le Conseil administratif passe par-dessus la décision du Conseil municipal. Une fois de plus, Madame Salerno n'est fait qu'à sa tête. Dans un premier temps, l'UDC saisira le bureau du Conseil municipal. Pour tester la résilience du pouvoir municipal...

     

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