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  • L'EU oblige la Suisse à replacer les chômeurs "frontaliers"

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    Le 1er avril dernier sont entrés très discrètement en vigueur deux nouveaux règlements (1) concernant les relations entre la Suisse et l'Union européenne. Ils concernent les offices cantonaux de chômage qui devront dorénavant accepter les personnes ayant perdu leur emploi en Suisse mais résidants à l'étranger, les "frontaliers", qu'ils soient salariés ou non salariés. En clair, si les "frontaliers" ne recevront pas d'aides financières directes, ils pourront bénéficier du dispositif de retour à l'emploi, c'est-à-dire des conseils et de l'aide de placement, des cours individuels ou collectifs, des cours de reconversion, de perfection, d'intégration, de stages et même des fameuses ARE (aides de retour à l'emploi) qui subventionne à hauteur de 50% le salaire du chômeur qui retrouve le marché de l'emploi sous certaines conditions.

    Cette ouverture aux nombreuses prestations qu'offrent les caisses cantonales de chômage en Suisse, infiniment plus généreuses que les aides données par exemple par l'Allemagne ou par la France à ces propres chômeurs, ne sera sans doute pas ignorées par les 232'000 "frontaliers" travaillant dans notre pays et qui seront touchés, comme les Suisses, par les difficultés économiques qui frappent de nombreuses entreprises. Deux petits règlements qui auront de grandes répercussions dans le financement de l'assurance chômage et des prestations décidées par les cantons.

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    (1) Deux nouveaux règlements (CE) n° 883/2004 et 987/2009

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  • Furax

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    Il fait de la provocation sous haute tension. A l'opposé de l'autre qui utilise la basse tension, celle qui permet la provocation préparée, prémiditée, dégustée d'avance, Furax, lui, se branche violent. Il ne perd pas une occasion de dire tout ce qui lui passe par la tête. Au parlement, en commission, à la buvette, bref tous les hauts lieux institutionnels d'importance à Genève. Il dit ce que les autres pensent mais n'osent pas dire. Il dit ce que les groupes parlementaires disent tout bas, entre eux, en fin de soirée. Il ne dit pas seulement ce qui se chuchottent, ce qu'ils pensent intimement mais il dit aussi ce qu'ils ne pensent pas. Furax leur prête les plus sordides complots, les plus bas arrangements, les pires combines. Il rend public ce que les partis préparent dans leurs laboratoires secrets. Il combat leurs projets. Il dénonce même ce qu'ils n'ont pas encore envisagés.

    Haute ou basse tension, les secouées sont toujours violentes, les secoués généralement bien secoués. Hier, au municipal, question secousses, ce fut un tremblement de terre. Et puis surtout, il y a eu de puissantes répliques. Il a fallu laisser passer ces forces de la natures que sont nos voisins des bancs extrêmes, puis, après la tempête, réinstaller le courrant. Histoire, que l'on puisse communiquer. Cela a pris plus d'une heure au bureau du municipal. Jamais, dans l'histoire de l'Hôtel-de-Ville, l'on a admiré aussi soigneusement les plafonds de la salle Bogueret. Et je suis certain qu'avant le 17 juin, nous aurons encore l'occasion d'approfondir l'études de ce plafond...

    Haute ou basse tension, la préméditation réussi toujours au pays des bien-élevés. Que répondre aux grossiertés, aux vérités partielles, aux solutions toutes faites? Les uns sont prisonniers de leur bonne éducation, les autres sont libres de tout comportement. Les uns manquent souvent de courage, les autres de séduction. Il reste bien le règlement... Mais il est trop ou pas assez. C'est selon sa propre échelle de liberté de parole. Variable. Evidemment.

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  • Dublin : il faut très rapidement dénoncer cet accord !

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    La Suisse mène une politique en matière d'immigration digne de la Grèce. Le patron de l'Office fédéral des migrations (ODM) l'avoue piteusement : ses services sont totalement dépassés face à l'afflux de migrants venus d'Afrique du Nord. Si 2011 était une année record en matière de demandes d'asile, les trois premiers mois 2012 font plus fort encore : + 63% (+7'150 personnes) par rapport au premier trimestre de l'année précédente. L'ODM relève que dans le cadre d'un départ contrôlé, 67% des demandeurs d'asile (3'188 personnes) ont quitté la Suisse. Mais combien sont revenus sous l'effet « porte tournante » de Dublin ? 20% répond l'ODM. Et de préciser que ce phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur !

    Que va entreprendre le Conseil fédéral pour lutter contre cette explosion de demandes d'asile qui devaient, grâce à la convention Dublin, diminuer fortement ? Il va tout simplement baisser les bras et laisser faire. Ainsi, depuis mars 2012, pour toute personne entrée illégalement en Suisse et demandant l'asile, s'il est avéré qu'elle a déjà déposé une demande et que son transfert a eu lieu dans les 6 mois, une simple fiche d'information lui sera remise et elle sera priée de quitter notre pays. S'il vous plaît, serait-on tenter d'ajouter. Voilà où en sont les services de Madame la Conseillère fédérale Somaruga après 5 ans d'une convention Dublin impraticable pour les pays méditerranéens. Fini les procédures administratives parce qu'il est devenu impossible pour l'administration fédérale de faire face une augmentation des demandes d'asiles multiples sans précédent, ainsi qu'aux très nombreuses demandes d'asiles de provenance du Maghreb. Dublin doit être rapidement dénoncé ! Tout simplement parce que la Suisse ne parvient plus à appliquer ses lois...

     

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