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  • Au pas de charge!

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    Courrier adressé ce jour au président et aux membres du bureau du Conseil municipal

    Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les membres du bureau,

    Au lendemain de la séance supplémentaire de notre Conseil municipal destinée à traiter un ordre du jour très chargé, il m’apparaît, comme sans doute à de nombreux collègues, que l’exercice est raté. Convoqué à 17h, les élus municipaux ont traités l’ordre du jour à partir de 22h…

    Ce résultat, presque risible si l’on considère que la majeure partie de notre temps a été consacré à discuter des urgences (!), est révélateur de graves dysfonctionnements dans l’organisation et la conduite de notre Parlement. Il est d’autant plus grave qu’un nouveau réglement a été voté lors de la dernière année de la législature 2007-2011 après une bonne année de travail et est entré en vigueur sitôt le nouveau Parlement élu, en juin de la même année. Un réglement “tout neuf” qui a rapidement posé de nombreux problèmes dans son application.

    Il n’est tout simplement plus possible de continuer ainsi. Il faut revoir sans délai les points les plus importants à modifier dans notre règlement pour permettre aux Conseillers municipaux de travailler correctement dès le 11 septembre et cesser ainsi d’offrir le spectacle honteux que nous avons donné non seulement hier soir mais aussi ces derniers mois en ne parvenant que rarement à réellement empoigner notre ordre du jour.

    Il n’y a pas trente six solutions pour résoudre ces dysfonctionnements. Il revient au bureau du Conseil municipal de se saisir en toute hâte de ce problème et d’y trouver les premières réponses qui amélioreront cette invraisemblable situation. Comment se fait-il que le bureau n’aie pas fait voter en priorité le point 8 de notre ordre du jour qui permettait (nous l’espérons!) de régler… les urgences en n’accordant plus que deux minutes de parole par partis pour débattre?

    Je prie donc les membres du bureau de se réunir sans délai, en compagnie des chefs de groupe, pour étudier au “pas de charge” des solutions innovantes et de les faire voter dans un laps de temps très court pour reprendre en main une situation qui nous échappe aujourd’hui totalement.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les membres du bureau, l’expression de ma considération distinguée. - Eric Bertinat


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  • Une révolution? Non, une résolution!

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    Madame Widmer-Schlumpf mérite sans doute la Légion d'honneur. Au moins. Elle a travaillé, avec beaucoup d’enthousiasme, pour améliorer sensiblement les finances publiques de la France. Elle aura, par contre, beaucoup moins fait pour son pays, pour son économie, pour ses concitoyens et pour les étrangers qui résident légalement sur le territoire. La nouvelle Convention de double imposition en matière de succession, négociée à la hâte au cours de la période estivale et sans grande consultation, modifie drastiquement la Convention de 1953 entre la Suisse et la France. Dorénavant, avec la bénédiction toute maternelle de la cheffe des finances fédérales, la France s’arroge le droit d’imposer tous les biens des résidents suisses, si les héritiers ont leur domicile en France. La “réforme” entraînera de lourdes conséquences fiscales pour les héritiers domiciliés en France et notamment pour les 170’000 Suisses domiciliés en France.

    Madame Widmer-Schlupf a privilégié les intérêts de la France au détriment de ceux de son propre pays. Cette Convention est désastreuse pour les cantons comme pour les communes, pour qui ces impôts constituent une part importante de leurs recettes discales et pour qui cette nouvelle Conventionne manquera pas d’occasionner une diminution des recettes fiscales.

    La compétitivité de la Suisse, de l’arc lémanique et de Genève s’en trouvera diminuée alors que le canton de Genève subit déjà les conséquences de la politique d’un Conseil fédéral ayant bradé notre souveraineté dand bien des domaines (secret bancaire, impôt libératoire, transmission de données à l’étranger). Que ce soit Genève ou la Suisse, nous subirons socialement et économiquement l’étrange stratégie du Conseil fédéral et plus particulièrement celle de Madame Widmer-Schlumpf, qui consiste à se coucher devant toutes les prétentions étrangères.

    L’UDC-Genève n’entend pas laisser faire nos dirigeants politiques. Elle dépose sur le bureau du Grand Conseil une résolution invitant le Conseil d’Etat à s’opposer à la ratification par les Chambres fédérales de la Convention de double imposition en matière de succession, comme l’a déjà fait le canton du Valais en date du 23 août 2012. L'urgence sera demandée pour la prochaine session du Parlement genevois.


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