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  • Hispano-Suiza : Le 1er mai n’a pas été la fête de tous les travailleurs

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    16 janvier 2013. L’UDC-Ville de Genève dépose une résolution (R-170) relayant les inquiétudes des très nombreux artisans du site de l’ancienne usine Hispano-Suiza suite à sa vente par Soboss SA à Swisscanto qui a immédiatement résilié de nombreux baux au 31 décembre 2013.

    Dans sa réponse aux problèmes soulevés par la résolution, Rémy Pagani assure le délibératif que Swisscanto respecterait l’intégralité des conditions fixées par la FTI et la Ville de Genève dans le cadre de son projet de nouveau complexe immobilier de luxe, soit 40% de surfaces réservées aux activités artisanales avec des loyers plafonnés entre 180F et 200F, 25% à des activités biotech et 35% à des activités administratives et commerciales. Il faut souligner que Soboss SA avait expressément accepté ces conditions par écrit.

    20 février 2013. Rémy Pagani juge bon d’encore affirmer en séance plénière du Conseil municipal, que le Conseil administratif a aussi imposé le maintien des activités sur le site pendant la durée du chantier et que Swisscanto s’était engagée oralement le 31 octobre 2012 à reprendre toutes les conditions susmentionnées.

    Non sans un certain étonnement, le magistrat d’Ensemble-à-Gauche se réjouit de cet engagement du nouveau propriétaire qui a pourtant acquis le terrain pour 61 millions de francs.

    2 mai 2014. Quelle ne doit donc pas être aujourd’hui la surprise de Rémy Pagani dès lors que les travaux n’ayant même pas débuté, le Tribunal des baux et loyers a condamné, sur requête de Swisscanto, tous les locataires à évacuer les lieux de leur personne et de leurs biens au 1er mai 2014 ! Et que dire notre propre surprise d’avoir cru le magistrat chargé des constructions et de l’aménagement.

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