30 novembre 2007

Tornare : à bâtons (de ski) rompus

L’Ingénu : - Wouah! Quelle super idée, une descente de ski en pleine vieille ville! 40 mètres de ski extrême!


Manuel Tornare : - Merci, merci! C’est vrai que nous, Mâgistrats de la Ville de Genève, devons phosphorer grave pour procurer des loisirs in-tel-li-gents à nos citoyens-contribuables et, ne l’oublions surtout pas, électeurs!


L’Ingénu : - Vous êtes un homme heureux et sans doute impatient d’arriver au 8 décembre pour descendre, tel un Dieu, de l’Olympe genevois dans une belle tenue de ski.


Manuel Tornare : Ouais. Enfin presque. J’ai les boules (de neige), je stresse un max. Y aura-t-il assez de monde pour m’admirer? J’angoisse dur-dur.


L’Ingénu : - Comment, tout ce binz pour quelques bouffons en bonnets de laine? Il faut vous bouger le popotin!


Manuel Tornare : - Nous, Mâgistrats de la Ville de Genève, avons trouvé la parade. On n’est pas né sur un tire-fesses! Nous avons organisé un méga concours. Quelques annonces dans la presse et le tour est joué. Le 8 décembre, à 8h30, on oblige tous les baveux qui ont participé à notre big concours à être présents à la Treille pour le tirage, déguisés en sportifs du siècle. Notre concours humidifie tellement les babines qu’il va y avoir du people. Les trois premiers désignés sautent dans un hélicoptère pour aller skier gratos à Nendaz, repas compris. Les vingt suivants foutent le camp en car pour rejoindre les 4 Vallées. Et qui c’est qui reste pour mâter le beau Manuel? Tous les perdants costarisés en vedettes du grand cirque blanc à qui ils ne restent plus qu’à utiliser ma belle piste. Rouge bien sûr!

17:23 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

24 novembre 2007

Les socialistes cocufiés

On le sait! La gauche entend appliquer à la lettre l’initiative 125 «Pour une meilleure prise en charge des personnes âgées en EMS » acceptée le 11 mars dernier. C'est pourquoi, lors de la séance de la commission des finances consacrée au budget, elle propose de diminuer de 15 millions la nébuleuse rubrique 318 « honoraires, prestations à des tiers » et utiliser dans un même élan cette somme pour mettre en œuvre l'initiative 125. Ainsi, le budget 2008 du Conseil d’Etat est respecté, pas de dépenses supplémentaires.

 

La première proposition déposée (diminution de 15 millions), le député Alain Charbonnier tressaille. Puis son visage se ferme. Il a immédiatement compris le piège dans lequel il venait de s’enferrer tout seul. La commission des finances vote rapidement, presque nerveusement et surtout unanimement ce premier amendement. La droite veut des économies et voilà que la gauche les propose!

 

Lorsque le député Charbonnier présente sans trop d’illusions son deuxième amendement (augmentation de 15 millions) seuls quelques bras se lèvent, ceux de la gauche et des verts. L’affaire est belle. Pour les socialistes l’échec est total.

 

Mais pour la droite, le moins que l'on puisse dire est que la victoire n'est pas bien belle. L'amendement socialiste réclamait un minimum de confiance entre parlementaires. Droite et droiture n'avaient pas rendez-vous ce jour-là! C'est d'autant plus dommage (et dommageable) pour la commission des finances que l'ambiance y a toujours été bonne et les discussions aussi franches que courtoises.

 

Au prochain caucus, j’expliquerais à mes copains UDC ce mauvais tour joué aux socialistes et la raison de mon abstention lors du vote. Je leur dirai qu'après cette vilennie, je suis tenté de soutenir la gauche, que je peine à comprendre les explications restrictives du Conseil d'Etat pour mettre en œuvre l'initiative 125 et que nous nous devons de respecter une décision populaire.

 

Et vous, amis blogueurs, qu’en pensez-vous ?

Peut-on être loyale en politique, en 2007 ?

...même en débattant du budget 2008 ?

 

________________________________

Note

* Pourquoi 15 millions vous demanderez-vous ? Parce que M. Unger, chef du département de l’économie de la santé avait annoncé durant la campagne du 11 mars qu’il faudra compter 60 millions sur quatre ans pour appliquer cette initiative très contraignante que l’Entente et l’UDC avait combattue.

 

02:12 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

21 novembre 2007

Le souk du collège Voltaire

 

 

 

 

 

De nombreux parents sont sous le choc : dans la cour du vénérable collège Voltaire, un groupe de dealers africains attend tranquillement les clients. La direction du collège s’est plainte auprès du département des Institutions (anciennement Justice et Police) mais rien n’y fait : peinards, ils proposent de la drogue sans crainte d’être inquiété.


Le 2 novembre, ces mêmes parents ont reçu du département des Institutions et du département de l’instruction publique (tous deux en main socialiste) un petit mémento à l’usage des parents et de leurs enfants. Il a été traduit en albanais, anglais, espagnol et portugais. Neuf courts chapitres leurs expliquent que les autorités ont édicté des lois. Au chapitre 7, il est rappelé que la production, la détention, la remise, la vente, l’achat et la consommation de toutes les drogues sont interdites (que ce soit des drogues « douces » -dont le cannabis, chanvre et marijuana-, synthétiques ou dures). Il est vrai qu’après avoir découvert que des lois existent, rien n’autorise les parents à penser que celui qui n’appliquera pas ces lois sera puni...


A observer le ras-le-bol des parents dont les élèves sont scolarisés par l’instruction publique, je ne serais pas étonné qu’ils publient à leur tour un mémento en deux exemplaires uniques. Le premier à l’usage de M. Charles Beer et le second pour M. Laurent Moutinot. Il n’y aura sans doute pas nécessité à rédiger neuf chapitres pour leur rappeler que les autorités qui ont édicté des lois doivent les appliquer !

01:03 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |