25 juillet 2007

Kadhafi et ses nouveaux copains européens

Suffit-il aux terroristes de prendre des otages pour se donner une nouvelle virginité ? Suffit-il à la Libye, pays exportateur de pétrole et de gaz, de rançonner un pays pauvre comme la Bulgarie pour voir affluer millions de dollars ou d’euros, de contrats et aux subventions internationales ?

 

La réponse est oui ! Le mémorandum signé entre la Commission européenne et Tripoli détaille certains engagements pris par Bruxelles pour obtenir la libération des praticiens bulgares, mais reste ambigu sur la contribution des 27 aux 461 millions de dollars de compensation versés aux familles des enfants prétendument inoculés par le sida.

 

Parmi les principaux engagements: l’UE « maintiendra dans le long terme son engagement d’assurer un traitement médical conforme aux standards internationaux » pour les enfants infectés et garanti le traitement de ceux nécessitant des soins spécialisés « dans des hôpitaux européens, sur financement de l’UE et d’Etats membres volontaires ».

 

La France, qui selon Sarkozy n’a pas déboursé un centime, s’engage à équiper le nouvel hôpital de Benghazi et apportera son concours technique, tandis que l’UE fera « les efforts nécessaires » pour que le centre de Benghazi devienne un centre d’excellence régionale et bénéficie d’aides multilatérales.

 

L’UE a promis dès mardi de travailler à renforcer les relations UE-Libye. Lesquelles relations devraient bientôt s’aligner sur celles existant avec les autres pays d’Afrique du Nord.

 

Quant au coût et à la provenance des fonds nécessaires de toutes ces mesures, le mémorandum n’en dit rien...

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24 juillet 2007

L’aide internationale a-t-elle fini dans les poches de Kadhafi ?

Financier de la plupart des attentats terroriste depuis sa prise de pouvoir en 1969, Kadhafi a démontré une nouvelle fois son savoir-faire en matière de terrorisme d’Etat. En prenant des otages –les infirmières bulgares– il a forcé la main non seulement à la Bulgarie, principale concernée, mais aussi à l’Union européenne.


Malgré ses déclarations péremptoires (la moindre compensation reviendrait à admettre une faute, dixit Benita Ferrero-Waldner), l’Union européenne s’est finalement montrée impuissante devant les prétentions du clan Kadhafi. Pire! L’UE pense conclure avec la Libye un « accord de partenariat à part » dans le cadre du processus euro-méditerranéen (dit de Barcelone) et le frétillant président français, de son coté, estime que ce pays est « un partenaire stratégique dans le cadre du projet d’Union méditerranéenne » auquel travaille Nicolas Sarkozi.


Quoiqu’il en soit de la déroutante politique extérieure de l’Union européenne, il demeure qu’un demi-milliard de francs a été versé à la curieuse ONG de Seif el Islam Kadhafi en règlement de cette sordide affair. D’où sort cet argent? Est-il financé en partie par l’aide internationale? Quelles assurances avons-nous que le fameux milliard que le peuple suisse a accordé en 2006 aux pays de l’Est sera destiné au développement économique de ces pays et non au financement du terrorisme?


Personne ne semble s'en soucier!

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21 juillet 2007

Agape à Jobin : la liste des invités, svp! (2)

Il tonne, il tempête, il pétarade le président du PDC genevois. L’Entente ? Il s’en tape ! La droite genevoise au Conseil d’Etat ? Affaire sans importance que tout cela ! Dans sa ligne de mire : les radicaux supposés coupables d’avoir déclenché la campagne de presse contre le candidat démocrate-chrétien Jean-Pierre Jobin. C’est OK-Corail entre la rue Charles-Humbert et le boulevard Jacques-Dalcroze.

 

Dans Le Temps du jour, deux noms sont lâchés : le député radical Frédéric Hohl et la vice-présidente du Grand Conseil, la socialiste Loly Bolay. Le premier a participé à l’organisation de la fête de Jean-Pierre Jobin et la seconde, aimable restauratrice, s’est chargée de l’apéritif.

 

Avec Jean-Pierre Jobin, cela fait trois noms. Il reste encore 597 personnes à découvrir, dont certainement d’autres politiciens, quelques journalistes et autres personnalités genevoises qui n’ont rien trouvé à redire de cette agape qui date de novembre 2005.

16:47 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20 juillet 2007

Agape à Jobin : la liste des invités, svp !

La curée est lancée ! Jean-Pierre Jobin, directeur de l’aéroport, s’est permis de dépenser 654'000 francs pour fêter la fin de sa carrière professionnelle. Plus qu’une faute professionnelle, c’est une faute politique pour le candidat PDC au Conseil des Etats! C’est du moins ce que je retiendrai de l’écho qui est donné aujourd’hui à cette coûteuse fête qui date de novembre 2005 (tout de même !). Ce soir-là, un parterre de 600 invités s’est pressé autour du futur retraité sans que cela ne choque personne : politiciens, fonctionnaires ou journalistes compris.

La liste des invités n’en serait que plus intéressante à consulter...

22:01 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09 juillet 2007

A quoi qu’on sert ?

L'Université ouvre son Institut des sciences de l’environnement. La nouvelle surprend quelque peu, mais la période des vacances n’est-elle pas souvent propice aux surprises ? Il semble que le rectorat ait décidé de démarrer un projet modeste, pris à la gorge par la nouvelle date eurocompatible de l’année académique (le 17 septembre) ainsi que par une demande importante : sans publicité, il y a déjà une soixantaine d’inscriptions

Surprise donc ! Longuement discuté en Commission de l’enseignement supérieur, le projet de loi du DIP proposant la création d’un Institut de l’environnement et du développement durable (PL 9686) ainsi que celui de verts proposant d’une Faculté de l’environnement (PL 9709) ont fini par être présentés au Parlement en septembre 2006. A la demande du chef du DIP, Charles Beer, les deux textes furent déclarés « sine die », c’est à dire qu’aucune date ne fut décidée pour les inscrire à un nouvel ordre du jour du Grand Conseil. Le Parlement fut bon enfant. Il tint compte de la tourmente provoquée par les scandales invraisemblables puis par les démissions en cascades qui secouaient durement l’Université. L’Alma Mater genevoise attendait une nouvelle loi pour reprendre son souffle.

Surprise donc ! D'autant plus que le recteur Weber, reçu le 9 mai dernier par la Commission des finances pour les comptes 2006 de l’Université, n’a évoqué la création d’un Institut de l’environnement que questionné par un député et n’a pas précisé de date pour l’ouverture de celui-ci. De plus, il devait y avoir concordance entre la fermeture de l’Institut d’architecture et création de l’Institut de l’environnement. Le premier fermant ses portes en 2008. Quant à Charles Beer, il n’a même pas évoqué cette question lors de son passage pour les comptes 2006 du DIP.

Par contre, lors des discussions sur les comptes 2006 de l’Université, il a été relevé que celle-ci n’était pas particulièrement ouverte à la Cité. Assurément, elle ne l’est pas plus pour les élus cantonaux qui n’ont reçu aucune information sérieuse sur cette décision. Une information d’autant plus nécessaire après qu’ils aient accepté de bonne grâce de « geler » les deux projets de loi cités plus haut. Le verbe « congeler » aurait été plus adapté.

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