26 mars 2009

500 Vélib’ envahiront la Ville en 2010

C’est la dernière toquade de l’exécutif de la Ville de Genève en mal de dépenses. Le marché du vélo gratuit sera public ou ne sera pas ! Après sa grotesque proposition d’associer l’attribution du marché de l’affichage sur le domaine public à la livraison de 500 vélos et 40 stations d’accueil, voilà qu’il propose de financer directement ce service. Premier chiffre avancé : 3,7 millions pour un coût d’exploitation de 1,9 million par an. Pendant ce temps, le trafic continue à être perturbé par les multiples travaux en centre ville, les places de stationnement disparaissent, la traversée de la Rade n’est toujours pas au programme et 200 rues devraient être interdites au trafic routier. La mode est à la mobilité douce. De force et aux frais du contribuable. Bien évidemment.


Dans sa plateforme électorale 2005-2009, l’UDC-Genève dénonçait la paralysie du trafic routier à Genève. Et de noter que l’OTC réduit chaque jour la surface utilisable, supprimant de nombreuses places de parc, compliquant à l’extrême la circulation.


En étatisant le vélo, le Conseil administratif de la Ville de Genève continuent sa drôle de guerre contre le transport privé. Et aussi contre le commerce du vélo. Les voies de circulation routière seront encore réduites pour développer des pistes cyclables, les places de parcs seront réquisitionnées pour en faire des stations d’accueil pour Vélib’ et les dépenses seront chaque année en augmentation pour acheter et entretenir les précieuses bicyclettes municipales, icônes modernes à l’usage de vélocipèdes branchés voulant ressembler aux Parisiens.

A remarquer que sur leurs vélos privés, ces mêmes vélocipèdes circulent déjà à Genève comme à Paris…


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24 mars 2009

Carotte et bâton

Depuis 1992 et les catastrophes prophétisées en cas de refus de l’EEE, les politiciens de tout bord nous l’a joue pareillement. Lors du vote du 8 février, la même rengaine fut sifflée en guise d’arguments: si nous refusons la libre circulation et l’extension, la Suisse sera durement punie par ses grands amis de l’Union européenne. En politique, c’est ainsi que l’amitié se partage: entre carotte et bâton. Au lendemain du 8 février, la volée de bois vert adressée par l’UE à la Suisse pour casser son secret bancaire a prouvé que le bâton est toujours préféré à la carotte. C’est plus efficace et plus rapide.

Nos politiciens aiment bien le bâton, rien que le bâton. Depuis longtemps. L’extension de l’OMC en fournit une nouvelle preuve. Si l’on n’accepte pas ce qui ressemble à un dictat de potentat mondialiste, alors une nouvelle catastrophe s’abattra sur les Genevois. L’OMC s’en ira vers d’autres cieux plus cléments. A défaut d’une grande et belle fresque biblique, c’est l’ordinaire du petit politicien que l’on nous ressert.

A lire notre bonne Tribune, Micheline Calmy-Rey, Laurent Moutinot et Sandrine Salerno rassemblés dans une conférence de presse socialo-socialiste s’obstinent: pas de carotte, que du bâton ! Il faut donc passer par-dessus les clauses testamentaires de Madame Barton et brader le patrimoine genevois. Il faut donner à l’OMC ce qu’il demande. Et demain, aussi. Et même après-demain. Sinon, le bâton.

A lire notre bonne Tribune, l’on comprend aussi qu’à Berne comme à Genève, nos autorités n’ont pas le choix. La difficulté de se loger et le prix de la vie à Genève pénalisent les fonctionnaires internationaux. Pour surmonter ces difficultés, il faut céder aux caprices des organisations internationales. Les Genevois apprécieront. Eux aussi recherchent désespérément des logements. Eux aussi peinent à cause du coût de la vie. Eux aussi pensent que l’une des causes de ces difficultés provient directement de la présence des organisations internationales. Mais ni Madame Calmy-Rey, ni Monsieur Moutinot, ni Madame Salerno ne se réunissent en conférence de presse pour trouver des solutions aux Genevois. Pas de carottes pour eux, que la promesse de coups de bâton. La peur du lancement d’un référendum mobilise donc nos gouvernants. Le bâton changerait-il de main ?

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12 mars 2009

Oui à la douane de Cornavin !

Le Conseil d’Etat veut fermer la douane de Cornavin. Ce qui signifie que les actuels contrôles douaniers ne pourront plus se faire. Ils seront remplacés par des contrôles embarqués dans les trains. Qu’elle est la raison avancée par l’exécutif genevois ? C’est l’engorgement du trafic en gare de Cornavin. Supprimer la douane, c’est libérer deux voies au trafic CFF de plus en plus dense.
C’est résoudre partiellement un problème. C’est en créer un autre bien plus grave. C’est une fausse bonne idée du Conseil d’Etat. L’UDC a déposé ce jour une motion s’opposant à cette décision qui péjore clairement la sécurité. Mais la motion UDC propose aussi une solution à l'engorgement du trafic ferroviaire suisse en gare de Cornavin.

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17 février 2009

Quelle place pour l’Université populaire africaine ?

L’Université populaire africaine de Suisse et d’Europe est née avec pour ambition de favoriser l’intégration des 20'000 Africains résidant à Genève. Soit. A-t-elle tenue compte du marché de l’intégration, déjà fortement occupé ? Pour ne prendre que les associations s’adressant aux Africains qu’Ismail Türker a réuni dans son inventaire raisonné (et non exhaustif), citons l’association Afrique-Action, l’association Bana Mboka, l’association multiculturelles Somalienne, l’association panafricaine pour l’art, l’association des Jeunes Erythréens de Suisse, le centre d’intégration professionnelle des réfugiés, le groupe de réflexion sur l’Afrique et le Congo-RDC, l’organisation sportive Africa-Suisse OSAS, le réseau de formation et de recherche sur les migrations africaines.

Précisons que seules 45 associations ayant pour but l’intégration, sur 250, ont répondus à Ismail Türker.

L’Université populaire africaine veut favoriser l’intégration et organiser des palabres. Elle veut organiser des cours de langue et véhiculer les valeurs ancestrales de l’Ubuntu. Elle estime son budget 2009 à 470’000F, compte sur les collectivités publiques, n’a pas encore réuni cette somme et prépare une inauguration en grande pompe. Soit.

Passons sur l’amateurisme de son projet. Et relevons qu’elle ferait beaucoup mieux de commencer par fédérer toutes ces associations qui se dispersent dans une action caritative parfois bénévole, souvent subventionnée et forcément concurrentes sur le marché associatif. Une étude du marché, en quelque sorte.

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11 février 2009

Policiers genevois : Schlechten-le-pyromane

Walter Schlechten, président du syndicat des gendarmes genevois, allume sur son blog le Conseil d’Etat et la commission des finances. Ceux-là mêmes qui viennent pourtant de faire un pas dans sa direction. Un pas-citoyen de 1,7 millions de francs sous forme de prime. Pour calmer le jeu entre autorités politiques et syndicat.

Même pas assez ! pourrait comprendre à la lecture de son texte incendiaire. Et déjà de pointer un doigt rageur sur deux rapports très attendus pour ces prochaines semaines. L’un a été demandé par le département des Institutions et porte sur le système de rémunération et de comptabilisation des heures de travail de la police genevoise. Il s’agit du rapport Annoni. L’autre a été demandé par la commission des finances au sujet de la gestion et de la rémunération des heures supplémentaires de la police genevoise. C’est la Cour des comptes qui s’en est chargée.

Si les deux rapports demandés sont jugés défavorables, le patron du syndicat de la police annonce que la police entrera « en guerre » contre le Conseil d’Etat et le Grand Conseil. Pour des fonctionnaires, assermentés, armés, voilà qui dépasse le cadre d’une simple menace.

Alors de deux choses l’une. Soit le numéro 1 du syndicat des gendarmes genevois ne contrôle pas ses propos (ce qui est déjà grave) et il faut qu’il s’excuse rapidement ou alors ce ne sont pas des paroles en l’air et nous ne sommes plus dans un rapport de force comprenant des partenaires sociaux mais devant une bande de révoltés armés.

Quelque soit la réponse, M. Schlechten n’est décidément pas la bonne personne pour résoudre les problèmes de la gendarmerie. Personne ne souhaite de conflits sociaux. Il est allé trop loin. Le syndicat de la police doit pouvoir compter sur un  négociateur et non pas sur un boutefeu !

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