13 février 2008

Le vote électronique ne vaut pas tripette

Il y eu les landsgemeinde. L’assemblée solennelle était un moment fort pour les participants. Voter impliquait alors une démarche personnelle au vu et au su de tous. La responsabilité des citoyens était engagée publiquement. Les résultats de pareilles votations étaient véritablement le fruit d’un « peuple en corps ». Ce vote n’avait pas de prix !

 

Puis virent les locaux de vote, les isoloires (qui portent si bien leur nom). Plus question d’exprimer son vote en public. Restait le geste « physique » du vote, le déplacement jusqu’au local de vote, la rencontre avec ses voisins, les responsables politiques de la commune. Ce vote avait un prix, celui de l’effort d’aller voter.

 

Aujourd’hui, on vote par correspondance, depuis son domicile. Plus de compte à rendre, plus de voisins à saluer. Juste à écouter la radio ou la télévision le jour des résultats ou à lire les quotidiens du lendemain. Ce vote à un prix : celui d’un timbre poste.

 

Demain, on veut nous faire voter par internet. Entre deux paiements électroniques et trois mails, nous voterons. Si nous y pensons. Nous voterons par internet pour élire Miss Suisse, pour gagner un jeu à la con, pour participer à un sondage, pour élire le Conseil national. Vite, vite, sur notre clavier. Puis nous observerons les résultats sur www.teletext.ch ou nous les découvrirons dans un quotidien gratuit. Quel prix aura notre vote ? Si peu que je ne sais que répondre à ma question.

 

Voilà l’une des raisons pour laquelle, au Grand Conseil, je m’opposerais à l’introduction du vote électronique !

17:36 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

12 février 2008

François Paychère est dangereux pour Genève

François Paychère peut-il raisonnablement occuper le poste de Procureur général à Genève, la Genève internationale et diplomatique, celle des organisations internationales, des missions, des ONG et autres plateformes mondialistes ? Il faut se poser cette question lorsque le candidat de la gauche genevoise annonce publiquement, qu’une fois élu, il pourchassera tous les suspects de crimes contre l’humanité : - (..) il ne faut pas attendre de moi que j’oublie les tortionnaires de passage au motif que cela n’intéresserait pas les Genevois… Il y aura donc au Parquet une structure spécifique pour réprimer cette criminalité, qui représente peu de dossiers mais d’importance (discours donné au Verts, le 28 janvier dernier).

 

Ce ne sont pas des paroles en l’air ! Pour cet ardent militant socialiste, ce dossier ne pourra être subordonné au contexte particulier d’une Genève devenue l’une des capitales des négociations mondiales. Certes, notre canton reçoit de nombreux personnages, pas toujours fréquentables, mais que le sésame d’une invitation d’une organisation internationale autorisent à se déplacer librement sur notre sol. Chasser sans concession, sans discernement, tous les suspects accusés de torture ou de crime contre l’humanité remettrait rapidement en cause le statut de Genève, foyer naturel d’une intense activité diplomatique et de réseaux. A l’heure où la concurrence est rude entre grandes villes pour attirer ces organisations et surtout ses conférenciers, il est inimaginable de ne pas tenir compte du discours jusqu’au-boutiste de François Paychère.

 

Une raison de plus pour voter Daniel Zappelli !

18:18 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

19 janvier 2008

Laïcité : un ancien franc-maçon écrit à Nicolas Sarkozy

Le docteur Maurice Caillet, ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de l’Observatoire de santé de Bretagne et ancien… franc-maçon, réagit à l’audience accordée aux dirigeants des principales obédiences maçonniques françaises par le président de la République, après le discours du Latran.

En voici le texte intégral :

« Membre de l’UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j’ai beaucoup apprécié votre définition d’une “laïcité positive”, lors de votre discours au Latran.

Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré « en retrait » par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d’une part votre prochaine invitation en “tenue blanche” et d’autre part l’ouverture prochaine de France 2 pour la maçonnerie, le dimanche matin.

Étant ami d’Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, M. le président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l’État et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez non plus ignorer que la maçonnerie n’est pas une religion et qu’elle n’a aucune place au Jour du Seigneur sur nos chaînes publiques.

Enfin, si vous avez lu le Crépuscule des Frères » (La Table ronde) du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu’il n’y a aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome.

Je ne représente rien qu’une expérience personnelle de quinze années de maçonnerie active, mais je me verrai dans l’obligation morale de renvoyer ma carte de l’UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites à M. Quillardet. »

10:44 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

12 décembre 2007

La nuit genevoise des longs couteaux (2)

Après un premier budget déficitaire de 120 millions, puis un second dégageant un bénéfice de 33 millions, puis un troisième avec 53 millions de bonus, voilà t’y pas que le Conseil d’Etat nous propose un quatrième budget à 56 millions. Trois nouveaux millions ont été trouvés pour la mise en œuvre de l’initiative 125. Relevons que l’exécutif nous explique depuis des mois l’inutilité d’une augmentation des subventions pour les EMS : il y a d’abord des gains à réaliser ! (dixit Pierre-François Unger)

 

La saga devient africaine... et la météo de vendredi aussi !

21:56 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

02 décembre 2007

L’intégration jusqu’où ? (3)

L’inventaire raisonné de M. Türker montre un incroyable bazar de l’immigration à Genève.

 

Les multiples associations s’occupant plus ou moins de l’intégration sont divisées en deux parties : la première recense les institutions publiques, parapubliques et privées. Il y en a 73. Elles dispensent des consultations ethno-psychiatriques, des cours de langues, des informations aux sans-papiers, des programmes de lutte contre les discriminations, des soins aux femmes victimes de violences conjugales, des aides à l’accueil pour les fonctionnaires internationaux, des permanences sociales pour aider toutes les clandestins afin qu’ils puissent bénéficier de l’école, des assurances maladie ou accident, des cantines scolaires, des assurances sociales (AI, chômage, etc.), des services regroupant des interprètes, des consultations de médecine générale pour les requérants d’asile, des actions dans le domaines de la santé mentale, la prévention du sida, des conseils juridiques (droit d’asile et droit des étrangers), etc.

 

La deuxième partie donne les fiches descriptives de 45 associations d’immigrés, sur plus de 250 à avoir répondu à l’ancien syndicaliste. Elles sont le plus souvent de petites associations qui ne s’occupent que des immigrés de leur nationalité. Elles offrent l’accueil et l’information nécessaires à leurs nationaux, des cours de langues, tiennent des permanences juridiques, donnent des cours de religion, prennent position contre le négationnisme, se déclarent solidaire dans la lutte menée par les « retournants » (association des Survivants de la Drina-Srebrenica), organisent des fêtes et des rencontres sportives, défendent la culture africaine, etc. Pour la plupart, elles ne vivent que grâce à leurs propres membres et leurs budgets ne sont pas élevés.

 

Ainsi qu’on le remarque, à peu près tous les secteurs de l’intégration sont touchés. Relevons que ces multiples démarches répondent avec entêtement à une seule inquiétude : que les étrangers puissent vivre à Genève le mieux possible, avec le moins d’embarras et même, pour les requérants d’asiles et les clandestins, sans trop tenir compte des lois. Le tout sous l’œil paternel de la gauche et la bienveillance de la droite qui financent généreusement la plupart de ces associations.

 

Et les Suisses, quelle est leur place dans cette démarche intégrationniste? Quelles sont leurs préoccupations, leurs difficultés? Qui les aident lorsqu'ils sont isolés (et souvent âgés) dans des immeubles à forte densité étrangère? Quelles associations défendent les élèves suisses perdus dans des classes à majorité étrangère et dont l'enseignement ne peut être donné normalement? Quelles sont les associations qui défendent leurs intérêts? Qui défend les Suisses des petites frappes étrangères qui commettent un grand nombre d'incivilités? Quelle permanence juridique les aide?

21:59 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |