A travers les travées - Page 2

  • Genève : combien de plages ?

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    Saturé ! Il n’y a guère de jours sans que le problème de la surpopulation de notre canton ne transpire entre les lignes des articles publiés dans les médias. Dans La Tribune, nous apprenons sans surprise que la plage des Eaux-Vives, qui accueille d’ores et déjà quelque 3’000 personnes par jour, n’a aucunement fait baisser la fréquentation des autres lieux de baignades tels les Bains des Pâquis, Genève-Plage, les piscines ou les berges du Rhône.

    On nous donne toutes sortes d’explications, toutes pertinentes. Mais la seule explication qui nous intéresse est celle qui nous conduit à constater que Genève est pleine comme un œuf et qu’une seule nouvelle plage ne suffit pas à répondre aux besoins d’un demi-million de personnes dont une partie est captive dans notre canton. Captive parce qu’elle n’a plus accès aux moyens de transports publics. Difficulté de circuler, de se parquer, de payer impôts et assurances, elle a abandonné sa bagnole, vaguement satisfaite d’avoir fait un choix écologique. Mais pour ce qui est de la mobilité, le découragement fait place à la bonne conscience verte. Les transports publics restent chers pour les familles et même si son réseau est dense, il ne permet pas de se déplacer aisément dans tout le canton.

    Prisonnier à Genève, les Genevois recherchent désespérément de la verdure et de l’eau. Qui, vous en conviendrez, est plutôt rare pour une population d’un demi-million de personnes.

    Il serait temps de lever le pied dans cette course effrénée que permet la libre-circulation. Nos autorités doivent repenser la qualité de notre vie et les infrastructures qui sont nécessaire à celle-ci. La plage des Eaux-Vives l’est. Mais ce n’est qu’une légère amélioration, ainsi que nous le constatons. Dans dix ans, nous serons 600’000 personnes, un million dans le Grand Genève qui fait rêver les uns et cauchemarder les autres. Ça fait combien de plages pour satisfaire cette population ?

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  • Cour des comptes : un nouveau petit passage en Ville de Genève, ça te tente ?

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    Monsieur le président de la Cour des comptes,

    Mesdames et Messieurs les magistrats,

    J’ai lu avec beaucoup d’attention votre dernier rapport consacré à l’ «audit de gestion et de conformité relatif aux ressources humaines de la Ville du Grand-Saconnex».

    Je ne peux éviter de penser à la situation pénible que vit actuellement l’administration et le pouvoir politique communal de la Ville Genève et qui semble en partie comparable à celle qui vient de vous amener à publier le rapport N° 149 (juillet 2019)

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  • La trottinette électrique, marqueur d’une mobilité douce qui l’est de moins en moins

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    L’usage accru de la trottinette électrique sur l’espace public pose problème. Non pas, comme le prétendent les défenseurs de la mobilité douce, pour des raisons de flou juridique (1), mais parce que notre canton n’a toujours pas résolu la cohabitation entre le trafic routier et celui des cyclistes additionnés à présent aux trottineurs aux engins avec ou sans aide électrique.

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  • Julian Assange livré au malheur

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    On peut aborder sous différente façon l’affaire Julian Assange. Myret Zaki, sur le plateau d’un récent Infrarouge, a été à l’essentiel en soulignant qu’il fallait louer le travail de M. Assange qui a permis de découvrir les preuves d'atrocités commises en Irak et en Afghanistan par les forces armées américaines.

    Le 9 mai dernier, Nils Melzer, expert indépendant de l’ONU et professeur de droit international, a dénoncé la torture psychologique dont est victime Julian Assange depuis de nombreuses années. Et de déplorer que : «il y a eu une campagne implacable et sans retenue d'intimidation et de diffamation contre M. Assange, non seulement aux Etats-Unis, mais aussi au Royaume-Uni, en Suède et, plus récemment, en Equateur». 

    Que fait alors Madame Michèle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme, que j’ai eu le plaisir de recevoir au Conseil municipal de la Ville de Genève en décembre dernier ? Pas grand-chose, il convient de l’admettre. Cet organe onusien est lui-aussi soumis aux pressions américaines. C’est ainsi qu’il faut comprendre que le rapporteur de l’ONU, après avoir dénoncé la torture psychologique de M. Assange, a tenu à préciser parler en son nom. Ce qui signifie qu’il ne s’exprime ni au nom de l’ONU, ni à celui du Haut-Commissariat des droits de l’homme. Julian Assange et ses avocats sont bien seuls.

    Mais ce n’est pas tout. M. Melzer avertit : S'il venait à être extradé aux Etats-Unis, il «serait exposé à un risque réel de violations graves de ses droits humains, y compris de sa liberté d'expression».  Nils Melzer s'est dit «particulièrement alarmé» par les 17 nouveaux chefs d’inculpations lancés par la justice américaine, notamment en vertu des lois anti-espionnage.

    L’on peut donc se demander si la réponse* que le Conseil fédéral a donné à la demande d’accorder le droit d’asile à Julian Assange et portée par le conseiller national UDC Jean-Luc Addor, est toujours d’actualité après les deux examens de santé qui se sont révélés catastrophiques (le dernier date de la fin 2018), de l’avertissement de M. Melzer et des 17 nouveaux chefs d’inculpation lancées contre le créateur de Wikileaks ? A moins que ma résolution demandant que la Suisse offre ses bons offices dans cette affaire qui n’en fini pas de persécuter Julian Assange trouve un écho dans l’entourage de M. Ignazio Cassis...

     

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    *Le Conseil fédéral estimait le 22 février 2017 que Monsieur Assange n’était pas susceptible d'être qualifié de défenseur des droits de l'homme et que par conséquent il ne pouvait recevoir la protection y relative selon les lignes directrices de la Suisse. 

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  • La Ville de Genève rayonne dans le monde

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    Le 5 février 2019, le Conseil municipal de la Ville de Genève a soutenu ma résolution demandant au Conseil fédéral d'offrir ses bons services dans l'affaire Assange. Acceptée, cette résolution a été portée par le Conseil administratif auprès du Conseil fédéral. Dans le respect des compétences et des formes (le CA a adressé son courrier à la Mission permanente de la Suisse auprès de l'ONU et des autres OI à Genève).
     
    Le Conseil municipal n'a fait là que manifester son souci d'un dossier qui touche à la fois le droit juridique (USA et suédois) et le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme et dont les incidences sont directes pour la Suisse, ses cantons et ses communes.
     
    Si la ville de Genève participe plus que les autres communes suisses à la diplomatie et aux relations étrangères nécessaires à la Suisse, c'est tout simplement parce qu'elle abrite les organisations internationales. Personne ne conteste que ce sont les autorités fédérales qui ont la compétence pour intervenir dans les affaires étrangères et, si elle le veut bien, dans l'affaire  concernant Julian Assange et WikiLeaks. Personne, à part quelques conseillers municipaux de centre-droite, ne nie que nous avons un rôle à notre mesure, celui d'un Délibératif abritant la Genève internationale. Raison pour laquelle nous avons reçu au sein même de notre Délibératif fin 2018 Madame Michèle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l'homme auprès de l'ONU.

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