02 mai 2014

Hispano-Suiza : Le 1er mai n’a pas été la fête de tous les travailleurs

16 janvier 2013. L’UDC-Ville de Genève dépose une résolution (R-170) relayant les inquiétudes des très nombreux artisans du site de l’ancienne usine Hispano-Suiza suite à sa vente par Soboss SA à Swisscanto qui a immédiatement résilié de nombreux baux au 31 décembre 2013.

Dans sa réponse aux problèmes soulevés par la résolution, Rémy Pagani assure le délibératif que Swisscanto respecterait l’intégralité des conditions fixées par la FTI et la Ville de Genève dans le cadre de son projet de nouveau complexe immobilier de luxe, soit 40% de surfaces réservées aux activités artisanales avec des loyers plafonnés entre 180F et 200F, 25% à des activités biotech et 35% à des activités administratives et commerciales. Il faut souligner que Soboss SA avait expressément accepté ces conditions par écrit.

20 février 2013. Rémy Pagani juge bon d’encore affirmer en séance plénière du Conseil municipal, que le Conseil administratif a aussi imposé le maintien des activités sur le site pendant la durée du chantier et que Swisscanto s’était engagée oralement le 31 octobre 2012 à reprendre toutes les conditions susmentionnées.

Non sans un certain étonnement, le magistrat d’Ensemble-à-Gauche se réjouit de cet engagement du nouveau propriétaire qui a pourtant acquis le terrain pour 61 millions de francs.

2 mai 2014. Quelle ne doit donc pas être aujourd’hui la surprise de Rémy Pagani dès lors que les travaux n’ayant même pas débuté, le Tribunal des baux et loyers a condamné, sur requête de Swisscanto, tous les locataires à évacuer les lieux de leur personne et de leurs biens au 1er mai 2014 ! Et que dire notre propre surprise d’avoir cru le magistrat chargé des constructions et de l’aménagement.

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26 avril 2014

MAH : Il faut renégocier la Convention avec la Fondation Gandur

Initialement devisé à 80 millions de francs, le projet Jean Nouvel de restauration et d'agrandissement du Musée d'art et d'histoire était assuré d'un financement privé à hauteur de 40 millions par la Fondation Gandur et par la Fondation pour l'agrandissement du Musée d'art et d'histoire selon les termes de la Convention de mars 2010. Ce montage financier rendait ce projet supportable, financièrement parlant, pour la Ville de Genève.

Aujourd'hui, le Conseil municipal est saisi d'un projet de délibération (PR-1073) pour un nouveau projet de rénovation et d'agrandissement du MAH d'un coût de 133 millions. La Convention de mars 2010 étant toujours en vigueur, la participation de la commune est passée de 40 millions à un peu plus de 93 millions. Assurément, nous ne sommes plus dans un projet financièrement supportable. Du moins tel qu'il sera présenté mardi prochain au Conseil municipal. Il faudra donc que M. Sami Kanaan rediscute cette Convention car il ne saurait y avoir pour l'un, la Fondation Gandur, une préservation de ses avantages pour un projet qui n'est plus le même que celui initialement envisagé et pour l'autre, la Ville de Genève, de nouveaux engagements financiers en constante augmentation (le projet était annoncé à 120 millions l'an dernier) additionnés d'une augmentation annuelle des charges d'environ 7 millions. On va dans le mur!

Un projet difficilement supportable parce qu'à l'analyse du plan financier d'investissement 2014-2025, les investissements totaux prennent une vitesse assensionnelle vertigineuse pour la Ville de Genève. Voyez : pour 2015 (189 millions), pour 2016 (199 millions), pour 2017 (172 millions), pour 2018 (173 millions), pour 2019 (162 millions), etc. Pour mémoire, le délibératif à fixé, ces deux derniers budgets, un seuil maximum des investissements à 130 millions dont la partie non-couverte, rappelons-le aussi, augmente inévitablement la dette. On va bel et bien dans le mur!

Nous sommes devant le projet le plus coûteux jamais traité par notre municipalité avec une participation privée assurée à hauteur de 40 millions alors le Conseil administratif l'évalue (et l'espère) dans sa nouvelle proposition (page 47) à hauteur de 40 à 50% du projet, soit entre 50 et 65 millions. Or, à ce jour, ni la Fondation Gandur, ni la Fondation pour l'agrandissement du Musée d'art et d'histoire n'ont avancé de pareils montants. Il va donc bien falloir revoir la Convention de mars 2010.

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05 février 2014

Rémy Pagani, la Nouvelle comédie et le 9e plan financier d’investissement 2014-2025

Les explications et autres justifications de Rémy Pagani pour imposer ses projets doivent être prises avec des pincettes. Ainsi en est-il de l’annonce fracassante de la construction d’une Nouvelle Comédie. C’est typiquement l’un de ces dossiers à multiples rebondissements qu’adorent les municipaux de la Ville de Genève. Aux dernières nouvelles (septembre 2013), la construction de la Nouvelle Comédie était en attente d’une participation financière du canton d’au moins 40 millions. Il semble que cela soit acquis, bien que l’Etat n’ait qu’indiqué un montant qui doit être encore inscrit à son budget. Ce qui signifie que le Parlement ne l’a pas encore adopté. Loin s’en faut.

Selon ce qui est inscrit au 9e plan financier d’investissement 2014-2025 de la Ville de Genève, le crédit des travaux de construction de la Nouvelle Comédie, fort de cette participation cantonale, devrait être déposé en 2016. Les premières dépenses à honorer sont prévues en 2018. Or Rémy Pagani imagine le premier coup de pioche en 2015 déjà, sous prétexte de difficultés de coordonner les différents chantiers du secteur. Enfin, je vous dirais bien que le crédit n’a pas encore été déposé et que le Conseil municipal ne l’a pas encore étudié en commission. Et que son collègue Sami Kanaan va faire de même avec celui du Musée d'Art et d'Histoire. 2015 ? Vraiment ?

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09 janvier 2014

Traversée de la Rade ou du lac : Les galéjades de l’Entente

(Communiqué de presse - UDC-Ge) La traversée de la Rade ou celle du lac est devenue pour les Genevois ce que la sardine est aux Marseillais. Une vaste farce que chacun raconte à sa façon. Ainsi en est-il de la dernière version que l’on doit au député Daniel Zaugg. La traversée du lac lui paraît dépassée et il craint que le peuple ne soutienne l’initiative de l’UDC. Il reprend donc cette vieille querelle qui veut que la traversée de la Rade ne serve à rien et que seule la traversée du lac soit la bonne solution. Et de la proposer sous forme d’un contre-projet à notre initiative. Fort bien. Sauf que M. Zaugg et les siens ont la mémoire aussi courte qu’était longue la sardine dans le port de Marseille. Le projet d’une grande traversée – que l’UDC soutient également – a été refusé à Berne par TOUS les partis à l’exception de l’UDC. Parce que le financement d’un tel projet est d’ordre national. A Berne, le PLR et le PDC s’y opposent. A Genève, ces mêmes partis lui trouvent tous les avantages.

Alors, de deux choses l’une. Les collègues de M. Zaugg sont :
-    Soit incohérents sur ce dossier ;
-    Soit faux-jetons et soutiennent à Genève la grande traversée uniquement pour faire échouer l’initiative de l’UDC.

L’UDC continuera à se battre pour son initiative qui est une réponse cohérente au surdéveloppement que l’Entente impose à nos infrastructures. L’UDC, à Berne, a soutenu la grande traversée. L’UDC, à Genève, soutient la traversée de la Rade. Parce qu’elle a conscience que le trafic augmentant, il faut nécessairement de nouvelles voies de circulation pour passer le lac… de Genève !

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31 décembre 2013

2014 : Allons-nous nous faire empapaouter ?


Je ne résiste pas au plaisir de reproduire, avec son autorisation, un texte reçu ce jour de mon collègue Jacques Pagan. Un texte d'une vista politique que je partage mot à mot (et plus encore après avoir écouté le discours de Pierre Maudet prononcé hier lors de la cérémonie de la Restauration), qui sonne ce 31 décembre comme un bilan pour 2013 et comme un avertissement pour 2014.

Malgré tout, ne perdons pas courage. Je vous souhaite le meilleur pour la nouvelle année, pour vous et les vôtres, et pour notre pays, sans oublier de préciser que nos vœux ne pourront être exaucés qu'à la condition que chacun prenne une part active à leur réalisation : en politique, il n'y a pas de miracle, seuls les actes comptent.

*  *  *  *  *

Juste une pensée en cette veille de la Nouvelle Année et alors que la Restauration vient d'être fêtée à Genève, avec l'apologie du rattachement de notre République à la Confédération (voir la TG électronique de ce jour).

Le lustre exceptionnel donné  à ce dernier événement qui sera fêté sur deux années (!) est à trouver dans le symbole qu'il véhicule, à savoir la nécessité de faire partie d'un plus grand ensemble politique pour assurer notre sécurité et davantage nous ouvrir au monde extérieur et pouvoir ainsi profiter de sa manne commerciale, industrielle et financière - cela même si nous devons perdre quelques plumes au passage, sacrifice peut-être coûteux mais ô combien dérisoire par rapport aux avantages ainsi obtenus !

Tout ceci "pue" la campagne du OUI en faveur de l'adhésion - sous une forme ou une autre, mais l'adhésion au plan des institutions, ce qui signifie, à terme, la perte des droits populaires de démocratie directe - à l'UNION EUROPEENNE, rien de plus. Le discours lénifiant d'autosatisfaction que nos autorités se proposent de nous adresser durant ces deux années cache ainsi, en réalité, un tout autre discours, lequel va, lui, en sens contraire pour briser la résistance des milieux conservateurs et rétrogrades qui entendent conserver notre pays dans l'état d'isolement politique qui est le sien aujourd'hui, un état fermé au monde envers lequel il n'assume plus les élémentaires devoirs de solidarité voulus par la communauté internationale et les droits de l'homme (qui ne cessent d'enfler en théorie, alors que leur respect est de plus en plus violé dans toutes les parties du monde).

Ce type de message a déjà été entendu par le passé (1992 - CEE), notamment dans la bouche du CN libéral genevois Jacques-Simon EGGLY. Il est toutefois nouveau en ce sens qu'il est maintenant repris par les autorités politiques démocratiquement élues - autorités pour lesquelles une quelconque adhésion institutionnelle de notre pays (donc de Genève) à l'UNION EUROPEENNE n'a pourtant jamais été intégrée dans le programme de leur campagne ayant permis leur élection (et pour cause !).

Nous sommes en train de nous faire splendidement "empapaouter" sous le couvert de beaux sentiments et d'arguments en trompe-l'œil. Notre vigilance est en train d'être battue en brèche de par la faiblesse de nos convictions, notre perte de civisme, par la baisse de notre zèle démocratique et par l'incompétence sans cesse grandissante des élus de tous bords politiques. A cela s'ajoute le recours de plus en plus fréquent et généralisé, par le pouvoir, à des procédés de psychologie collective particulièrement subtils et propres à endormir la méfiance - donc à tromper - le bon peuple qui a, par ailleurs, d'autres problèmes, autrement plus vitaux (travail, logement), à résoudre dans l'immédiat pour s'assurer une vie décente (quand il ne s'agit pas tout simplement de sa seule survie).

De son côté, le référendum FACTA qui peine à voir le jour - et ne le verra vraisemblablement pas -  est révélateur de cette impuissance collective à réagir qui est désormais la nôtre et dans le cadre de laquelle chaque citoyen a pleinement sa part de responsabilité.

Nous allons assurément changer d'année. Nous allons aussi changer de régime politique et ainsi assassiner sciemment la Suisse qui nous vu naître et nous a pourvus des moyens institutionnels indispensables pour assurer notamment notre indépendance, notre souveraineté, notre liberté individuelle, notre liberté économique, nos droits politiques de démocratie directe et notre fédéralisme ! Tout cela en fêtant joyeusement l'entrée de Genève dans la Confédération suisse ! Quelle dérision ! Quelle misère ! Pauvres de nous !

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