24 novembre 2013

IN-3 : Le travail exemplaire de Rémy Pagani porte ses fuits…

Il y a de la forfaiture dans cette votation parce que clairement Rémy Pagani n’a pas respecté la loi sur l’administration des communes. Et le résultat en est presque anecdotique si ce n'était le caractère démocratique de cette votation. Rémy Pagani et ses services ont "omis" de faire leur travail tout au long de la procédure propre à une initiative communale.

Après des explications burlesques - une malencontreuse confusion entre le référendum et l’initiative contre l'agrandissement de l'OMC en 2009 - Rémy Pagani fini tout de même par produire le 14 septembre 2010 un rapport lapidaire du Conseil administratif par lequel il invitait le Conseil municipal a rejeter la prise en considération de cette initiative, compte tenu de son caractère absolu et de ses conséquences sur les futurs projets concernant les bords du lac. Les élus municipaux demandèrent par conséquent à Rémy Pagani de produire un contre-projet conformément à ce que prévoit la LAC, ce qu’il refusa. L’IN-3 fut renvoyée à la Commission de l’aménagement et malgré les demandes insistantes des commissaires à ce que M. Rémy Pagani présente un contre-projet, celui-ci refusa encore.

Rappelons enfin que le 18 janvier 2011, le Conseil municipal refusa l’IN-3 et dû se résoudre à laisser cette initiative être soumise à la votation populaire sans contre-projet.

Ce dimanche, les Genevois ont accepté l’initiative de l’extrême-gauche qui, c’est le moins que l’on puisse dire, est hors d'actualité, hors de propos et hors la loi. Le débat sur l’OMC ayant été clos par la votation sur l’agrandissement du Parc Barton, le fond du problème n’a plus la même acuité en 2013 qu’il n'en avait en 2009. Mais voilà, l’extrême-gauche et Rémy Pagani ont su parfaitement jouer de cette mise sous le boisseau.

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05 novembre 2013

Un Conseil municipal floué au sol

Success story à la genevoise pour la fusion des pompiers de l’aéroport et ceux de la Ville de Genève. Baptisé ConvergenceS, ce projet porte bien mal son nom. Initié par Pierre Maudet, qui l’a soumis au pas de charge durant sa campagne électorale au Conseil municipal pour l’octroi un crédit d’étude de 6,5 millions de francs, il s’est enlisé depuis sans que son successeur, Guillaume Barasonne, n’en puisse grand-chose. ConvergenceS, c’est la fusion des corps de pompiers SSA-SIS, mais c’est aussi la construction d’une caserne digne de la guerre de étoiles dans la Halle 7, avec une rampe d’accès de science-fiction pour les tonnes-pompes du SSA et la création d’une établissement public autonome (qui lui semble être un projet plus sérieux) regroupant tous les pompiers du canton. Le tout, ainsi qu’il en est l’habitude au municipal, servi dans un seul et même projet.

La commission de la sécurité et de l’informatique que j’ai présidé jusqu’à cet été, a suivi ce dossier avec beaucoup de sérieux et d’unité, ce qu’il convient de relevé. Tous étaient inquiets de ce projet changeant au fil des mois, où les nombreux acteurs ne semblaient pas totalement acquis à l’idée d’une fusion ou perplexes devant les plans d’une caserne improbable qui ne répondait pas – et de loin – aux différents cahiers des charges. Les mois passèrent...

La Ville de Zurich a effectué la fusion de ses pompiers voici une dizaine d’années. La première année s’est terminée sur un flop, comme à Genève mais après 5 ans (!) de promesses et d’études coûteuses. Les autorités ont alors décidé qu’il y aurait fusion quel que soit les jérémiades des uns et de autres. Cela a été réalisé en une année. Quelques difficultés relationnelles plus tard, la fusion fonctionne très bien, merci, a apporté un gain d’efficience pour la Ville comme pour l’aéroport et, cerise sur la gâteau, coûte moins chère qu’avant la fusion.

Mais au bord de la Limmat, les intérêts et les hommes (et les femmes !) ne sont pas les mêmes. Bienheureux Zurichois.

 

 

 

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29 octobre 2013

Musée d’art et d’Histoire : l’UDC propose de sortir de l’impasse

A l’ordre du jour du Conseil municipal de la Ville de Genève depuis 1998, la rénovation du musée d’Art de d’Histoire (MAH) est toujours en attente d’un projet enthousiasmant non seulement les principaux acteurs mais aussi la population genevoise. En 2001, c’est le projet Jean Nouvel Jucker MRH et Diserens qui est retenu au terme d’une pré-étude. Il n’y a donc jamais eu de véritables concours d’architecture et c’est ce même projet qui est discuté depuis lors par le Conseil municipal et le Conseil administratif (2004), par des mécènes (2006), par la commission des monuments et sites (2008) puis par Action Patrimoine Vivant (2011). Les autorités de la Ville ont déposé un nouveau projet (janvier 2013) qui n’a guère satisfait les défenseurs du patrimoine qui ont fait recours contre l’autorisation de construire et en cas de vote par le délibératif un référendum sera inévitable.

L’UDC constate que, de fait, le projet Nouvel n’existe plus. Le nouveau projet est beaucoup trop onéreux (budgété à 60 millions, il est à présent estimé à 130 millions) et qu’il ne fait toujours pas l’unanimité.

L’UDC constate que la rénovation du MAH est le plus important chantier de la Ville de tous les temps. La date communément retenue de 2018 pour démarrer les travaux n’est envisageable qu’à condition que le Tribunal administratif de Première instance rejette le recours de Patrimoine Suisse Genève et en cas d’acceptation du permis de construire que la population refuse le référendum…

En proposant de tout remettre à plat en lançant un concours international d’architecture dont le jury serait composé de tous les acteurs concernés (y compris les représentants du patrimoine et les mécènes) et d’intégrer dans les exigences du nouveau projet la question du parking des Clés-de- Rive et du site archéologique du Bastion Saint-Antoine, l’UDC pose les conditions nécessaires à l’aboutissement de ce projet.

L’UDC espère que Conseil municipal aura le courage de remettre en question un dossier qui ne parvient pas à réunir une large majorité à un coût acceptable et ainsi de relancer la rénovation du MAH sur des bases plus saines (voir motion).

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24 octobre 2013

Allons plus loin que le référendum P+R du MCG et décidons d'une taxe-frontalier

L’origine de la construction de cinq parcs relais (P+R) en France se trouve paraît-il dans les projets d’agglomération 1 et 2. Il se trouve également dans la volonté du Conseil d’Etat de proposer au Grand Conseil chaque projet de P+R. Curieusement, pas de traces ou de références au Plan d’actions des parcs relais 2011 – 2014 (RD 887) qui donnait les orientations politiques de l’exécutif du développement des P+R pour les années 2011 à 2014 et analysait l’horizon jusqu’à 2020. Il y était question de diminuer le trafic frontalier de 3 à 4% grâce à la construction de 8'000 à 8'600 places P+R. Nous trouvons dans ce rapport des propositions de P+R pour Fernex/Gex et St-Julien, en rapport avec des prolongements du tram. Ces propositions ne sont pas dénuées de sens.

A l’exception du MCG, tous les partis ont accepté le projet de loi 11115-A pour participer au financement de la construction de cinq P+R sur territoire français pour une somme de 3,1 millions de francs. Le succès des P+R, même si pour certains il s’est fait attendre (tels ceux de Bernex, des Acacias, de La Nautique), est prouvé. Sur sol français, le P+R provisoire de Veigy est plein et voit même des voitures se garer sur le bord des routes. De plus, construire en France, c’est payer moins cher le terrain et ne pas construire sur notre zone agricole.

Les collectivités publiques françaises, de leurs côtés, sont face à des choix cornéliens dans le financement des infrastructures. Pourtant l'édition du mois d'octobre 2013 du "Territoire Pays de Gex" nous apprend que la communauté de commune du pays de Gex (60'000 habitants) « s'est mise en conformité avec le schéma d'accueil des gens du voyage. Dans un esprit de solidarité avec les communautés itinérantes, six millions d'euros ont été investis dans quatre aires d'accueil et une aire de grand passage ».

En résumé: zéro z'euros ont été investis dans les infrastructures de type "P+R" pour les 65'000 frontaliers qui se rendent quotidiennement à Genève et qui rapportent des millions d'impôt à la France. Par contre, pour les itinérants de l'escroquerie et de la délinquance, qui ne rapportent aucun impôt, la France leur alloue six millions d'euros pour leur construire des bases arrière en périphérie de Genève afin de leur permettre de rayonner dans le Grand Genève. Comment ne pas soutenir le référendum du MCG pour traduire notre agacement face à des choix aussi saugrenus ?

Là pourrait s’arrêter notre réflexion politique. Il nous suffit de déposer le bulletin MCG dans l’urne avec pour résultat aucun P+R supplémentaire pour diminuer le trafic pendulaire. Les citoyens perdront toujours autant de temps sur nos routes envahies de chantiers et de véhicules aux plaques d'immatriculation issues de toute l’Europe.

J’ai pourtant envie de continuer ma réflexion parce qu’il me semble nécessaire d’obliger les frontaliers à parquer leurs véhicules à quatre roues comme à deux roues sur le pourtour du canton puis de prendre les transports publics que nous mettons à leur disposition. A commencer par le CEVA. Sans parler des places de parc libérées à Genève…

Les collectivités publiques françaises ne veulent pas payer ? Bien ! Nous en prenons note non sans retenir que ce ne sera pas les Genevois qui – une fois ne sera pas coutume – régleront benoîtement la facture.

Pourquoi ne serait-ce pas les patrons qui embauchent des dizaines de milliers de  frontaliers, qui pratiquent pour certains d’entre eux le dumping salarial, le dumping de compétences, le dumping des générations et le travail au noir au détriment des travailleurs installés à Genève qui paieraient ? Pourquoi ne pas leur imposer une taxe-frontalier, prélevée sur chaque employé européen qui ne réside pas en Suisse ? Cet argent sera affecté à la construction des P+R sur sol français et les prélèvements dureront jusqu’à ce que cet arsenal de parc-relais soit complet.

Prenons le cas de nos cinq parkings. Ils coûtent 3,1 millions. Prenez cette somme, divisez-là par les 65'000 frontaliers et vous obtiendrez 48F. Pour un parking, nous arrivons à 9,50F.

Récapitulons

Soit nous construisons cinq P+R pour 3,1 millions aux frais de l’Etat (donc des citoyens).

Soit nous refusons de construire des P+R en France aux frais de l'Etat et nous soutenons le référendum du MCG.

Soit nous construisons cinq P+R en France aux frais des employeurs qui paient une taxe-frontalier unique de 48F par personne/an résidant en France. Cette taxe pouvant être activable au gré des décisions du Gd Conseil de construire d’autres P+R sur sol français.

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28 août 2013

La Ville de Genève annonce un budget à nouveau déficitaire

L’an passé, la Ville de Genève présentait un budget 2013 déficitaire à hauteur de 23,2 millions. En décembre 2012, c’est un budget équilibré qui était voté par le Conseil municipal. Aujourd’hui, la magistrate Sandrine Salerno nous présente le budget 2014 avec une insuffisance de financement de 25,2 millions. Il y a fort à parier qu’en fin d’année, nous arriverons à l’équilibre. Faut-il pour autant renvoyer ce premier budget en commissions ? Pour l’UDC, la réponse est négative. Nous ne pouvons pas accepter un budget déficitaire. Accepter de le renvoyer en commissions, c’est accepter que le Conseil municipal endosse la responsabilité d’un budget concocté par l’exécutif. Lundi 9 septembre, en séance extraordinaire, les conseillers municipaux UDC voteront contre le renvoi de ce budget en commissions spécialisées.

Voilà pour la posture politique du groupe du groupe des Conseillers municipaux UDC. Quant au fond, il n’est pas inutile de relever également que les charges sont en augmentation de 2,5% par rapport au budget 2013. La gauche nous dit que cela n’est pas beaucoup. Cela se discute. Mais si l’on compare le budget 2014 par rapport aux comptes 2012, l’écart est déjà plus conséquent, puisqu'il passe à 4%. Ces augmentations, si elles n’avaient pas été combattues année après année, se compteraient en dizaines voire en centaines de millions de francs. Quand à la dette, elle se prend une grosse baffe de 200 millions et passe de 1,42 milliard à 1,61 milliard. Ce très mauvais résultat est principalement dû aux 120 millions accordés généreusement à la CAP par la majorité du Conseil municipal à l'exception de l'UDC et du MCG. C’est pourquoi l’UDC-Ville de Genève n’acceptera pas en l’état ce budget. Au Conseil administratif de revoir sa copie !

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