24 octobre 2013

Allons plus loin que le référendum P+R du MCG et décidons d'une taxe-frontalier

L’origine de la construction de cinq parcs relais (P+R) en France se trouve paraît-il dans les projets d’agglomération 1 et 2. Il se trouve également dans la volonté du Conseil d’Etat de proposer au Grand Conseil chaque projet de P+R. Curieusement, pas de traces ou de références au Plan d’actions des parcs relais 2011 – 2014 (RD 887) qui donnait les orientations politiques de l’exécutif du développement des P+R pour les années 2011 à 2014 et analysait l’horizon jusqu’à 2020. Il y était question de diminuer le trafic frontalier de 3 à 4% grâce à la construction de 8'000 à 8'600 places P+R. Nous trouvons dans ce rapport des propositions de P+R pour Fernex/Gex et St-Julien, en rapport avec des prolongements du tram. Ces propositions ne sont pas dénuées de sens.

A l’exception du MCG, tous les partis ont accepté le projet de loi 11115-A pour participer au financement de la construction de cinq P+R sur territoire français pour une somme de 3,1 millions de francs. Le succès des P+R, même si pour certains il s’est fait attendre (tels ceux de Bernex, des Acacias, de La Nautique), est prouvé. Sur sol français, le P+R provisoire de Veigy est plein et voit même des voitures se garer sur le bord des routes. De plus, construire en France, c’est payer moins cher le terrain et ne pas construire sur notre zone agricole.

Les collectivités publiques françaises, de leurs côtés, sont face à des choix cornéliens dans le financement des infrastructures. Pourtant l'édition du mois d'octobre 2013 du "Territoire Pays de Gex" nous apprend que la communauté de commune du pays de Gex (60'000 habitants) « s'est mise en conformité avec le schéma d'accueil des gens du voyage. Dans un esprit de solidarité avec les communautés itinérantes, six millions d'euros ont été investis dans quatre aires d'accueil et une aire de grand passage ».

En résumé: zéro z'euros ont été investis dans les infrastructures de type "P+R" pour les 65'000 frontaliers qui se rendent quotidiennement à Genève et qui rapportent des millions d'impôt à la France. Par contre, pour les itinérants de l'escroquerie et de la délinquance, qui ne rapportent aucun impôt, la France leur alloue six millions d'euros pour leur construire des bases arrière en périphérie de Genève afin de leur permettre de rayonner dans le Grand Genève. Comment ne pas soutenir le référendum du MCG pour traduire notre agacement face à des choix aussi saugrenus ?

Là pourrait s’arrêter notre réflexion politique. Il nous suffit de déposer le bulletin MCG dans l’urne avec pour résultat aucun P+R supplémentaire pour diminuer le trafic pendulaire. Les citoyens perdront toujours autant de temps sur nos routes envahies de chantiers et de véhicules aux plaques d'immatriculation issues de toute l’Europe.

J’ai pourtant envie de continuer ma réflexion parce qu’il me semble nécessaire d’obliger les frontaliers à parquer leurs véhicules à quatre roues comme à deux roues sur le pourtour du canton puis de prendre les transports publics que nous mettons à leur disposition. A commencer par le CEVA. Sans parler des places de parc libérées à Genève…

Les collectivités publiques françaises ne veulent pas payer ? Bien ! Nous en prenons note non sans retenir que ce ne sera pas les Genevois qui – une fois ne sera pas coutume – régleront benoîtement la facture.

Pourquoi ne serait-ce pas les patrons qui embauchent des dizaines de milliers de  frontaliers, qui pratiquent pour certains d’entre eux le dumping salarial, le dumping de compétences, le dumping des générations et le travail au noir au détriment des travailleurs installés à Genève qui paieraient ? Pourquoi ne pas leur imposer une taxe-frontalier, prélevée sur chaque employé européen qui ne réside pas en Suisse ? Cet argent sera affecté à la construction des P+R sur sol français et les prélèvements dureront jusqu’à ce que cet arsenal de parc-relais soit complet.

Prenons le cas de nos cinq parkings. Ils coûtent 3,1 millions. Prenez cette somme, divisez-là par les 65'000 frontaliers et vous obtiendrez 48F. Pour un parking, nous arrivons à 9,50F.

Récapitulons

Soit nous construisons cinq P+R pour 3,1 millions aux frais de l’Etat (donc des citoyens).

Soit nous refusons de construire des P+R en France aux frais de l'Etat et nous soutenons le référendum du MCG.

Soit nous construisons cinq P+R en France aux frais des employeurs qui paient une taxe-frontalier unique de 48F par personne/an résidant en France. Cette taxe pouvant être activable au gré des décisions du Gd Conseil de construire d’autres P+R sur sol français.

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28 août 2013

La Ville de Genève annonce un budget à nouveau déficitaire

L’an passé, la Ville de Genève présentait un budget 2013 déficitaire à hauteur de 23,2 millions. En décembre 2012, c’est un budget équilibré qui était voté par le Conseil municipal. Aujourd’hui, la magistrate Sandrine Salerno nous présente le budget 2014 avec une insuffisance de financement de 25,2 millions. Il y a fort à parier qu’en fin d’année, nous arriverons à l’équilibre. Faut-il pour autant renvoyer ce premier budget en commissions ? Pour l’UDC, la réponse est négative. Nous ne pouvons pas accepter un budget déficitaire. Accepter de le renvoyer en commissions, c’est accepter que le Conseil municipal endosse la responsabilité d’un budget concocté par l’exécutif. Lundi 9 septembre, en séance extraordinaire, les conseillers municipaux UDC voteront contre le renvoi de ce budget en commissions spécialisées.

Voilà pour la posture politique du groupe du groupe des Conseillers municipaux UDC. Quant au fond, il n’est pas inutile de relever également que les charges sont en augmentation de 2,5% par rapport au budget 2013. La gauche nous dit que cela n’est pas beaucoup. Cela se discute. Mais si l’on compare le budget 2014 par rapport aux comptes 2012, l’écart est déjà plus conséquent, puisqu'il passe à 4%. Ces augmentations, si elles n’avaient pas été combattues année après année, se compteraient en dizaines voire en centaines de millions de francs. Quand à la dette, elle se prend une grosse baffe de 200 millions et passe de 1,42 milliard à 1,61 milliard. Ce très mauvais résultat est principalement dû aux 120 millions accordés généreusement à la CAP par la majorité du Conseil municipal à l'exception de l'UDC et du MCG. C’est pourquoi l’UDC-Ville de Genève n’acceptera pas en l’état ce budget. Au Conseil administratif de revoir sa copie !

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27 août 2013

Carton rouge foncé pour Carouge !

Le communiqué de presse du gouvernement gauche-bobo de la Ville de Carouge est une petite merveille de courage et de responsabilité politique. On n’y apprend que les accusations transmises à la Cour des comptes par les conseillers municipaux UDC « se sont révélées sans fondements ». Il n’y a donc aucun mauvais traitements et ni mauvaise gestion du personnel communal. Mais à la lecture du rapport de la Cour des comptes, ô surprise, nous apprenons que « 53% des collaborateurs estiment qu’il y a des inégalités dans le traitement des collaborateurs et les relations de travail ». On y apprend aussi que le gouvernement gauche-bobo engage directement des collaborateurs et que les services qu’elle dirige ne font par leur travail, loin s’en faut. On y apprend aussi au passage que deux membres du Conseil administratif se sont octroyés plus de 17'000 francs à titre de membres du jury de deux concours d’architecture sans en référer au Conseil municipal. Et bien d’autre dysfonctionnements encore…

Pas moins de 43 recommandations ont été émises par la Cour des comptes, ce qui donne la mesure de la qualité du travail du Conseil administratif et de certains de ses cadres. Devant l’importance de ces éléments, le Ministère public a été informé. Carouge-la-bien-gouvernée a connu une nuit mouvementée avec descente de police, arrestation de cadres et saisie de documents. Mais comme l’affirme la gauche bobo : les accusations portées par l’UDC « se sont révélées sans fondement ».

Et de terminer son texte par un rappel que les Carougeois apprécieront : « Le Conseil administratif s’engage pleinement dans la suite du processus et la mise en œuvre des recommandations de la Cour, afin que les évolutions attendues développent encore l’activité d’une administration moderne, conforme aux normes et minimisant les risques. Cette dynamique s’inscrit parfaitement dans la ligne des valeurs de proximité, d’enthousiasme et de responsabilité que le Conseil administratif et l’administration carougeoise promeuvent depuis plusieurs années. »

Démissions et élections anticipées devaient être les seules réponses à ces gesticulations scandaleuses d’un exécutif qui gagne à l’évidence des salaires aussi exorbitants qu’immérités !

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23 août 2013

Ecole et voile islamique : un projet de loi pour régler la question

Après la décision du Tribunal fédéral de rejeter le recours des autorités de commune de Bürglen (TG) qui interdisaient à deux écolières le port du voile islamique à l'école, Pierre Weiss a annoncé à la mi-juillet le dépôt un projet de loi reprenant la disposition votée en 2004 par le Parlement français qui interdit tous signes religieux ostensibles dans les écoles publiques. 

Je réfléchissais également à ce problème depuis un certain temps et j’ai profité de l'actualité pour annoncer un autre projet de loi que je juge moins exclusif et découlant en partie du Mémento à l'usage des parents et de leurs enfants, publié par le DIP, qui évoque l'habillement adéquat: "Ils (les parents) doivent par ailleurs s'assurer que leurs enfants se conforment aux règlements scolaires et que, notamment, ils se rendent à l'école dans une tenue vestimentaire adaptée à la situation et au lieu".

Puisque selon les juges fédéraux, l’interdiction du port du foulard constitue une «ingérence dans la liberté religieuse des écolières», le Mémento évoqué n’est plus suffisant pour exiger de tous les élèves qu’ils s’habillent de manière correcte et tête nue. Cette nouvelle situation nécessite une loi au sens formel. Un simple règlement, comme celui qui a été adopté par les autorités scolaires de Bürglen ou dans le cas qui nous occupe par le DIP ne répond plus à ce critère. De plus, il n’y a pas que le problème du port du voile islamique qui doit être pris en considération (problème dont on ne connaît pas exactement le nombre d’élèves qui le portent actuellement dans les écoles publiques), mais la mode, parfois indécente, et aussi le survêtement à capuche qui, pour certains jeunes, est le signe d’une rupture avec la société.

Je dépose donc aujourd’hui sur le bureau du Gd Conseil un projet de loi et propose à tous les députés de le soutenir.

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19 août 2013

Xavier Schwitzguebel affiche son talent!

schwitzguebel.jpgForcément, il y a beaucoup d'ambition chez le bonhomme. Et puis aussi du génie. Xavier Schwitzguebel, patron autoproclamé et autoportraité des jeunes UDC genevois, a compris de manière fulgurante que "faire de la politique", c'est autre chose que les courbettes et autres flatteries offertes aux barons du parti pour obtenir une bonne place ou un bon poste. C'est aussi et surtout avoir quelque chose à dire. Pas seulement connaître le programme du parti et l'ânnoner devant un micro aimablement tendu. C'est le sublimer d'une manière ou d'une autre. Lui apporter sa touche personnelle. Avec intelligence. Délivrer un message mieux que les autres. Pas forcément avec élégance. On s'en fout de l'élégance lorsque le message est fort. Ce jeune homme est déjà un roi dans la communication. Celle qui se voit, qui se juge, qui fait parler. Celle qui est dure, âpre, saisissante, dérangeante voire même choquante. Qu'importe l'offense, elle disparait d'elle-même devant le talent. La dernière affiche de Xavier Schwitzguebel, contre l'initiative du GssA, est géniale. Elle dit tout en une photo. En acceptant l'initiative, on exécute l'armée. On joue notre avenir, notre sécurité, notre cohésion, notre souveraineté. A la roulette russe. Peut-être que l'on survivra sans armée. Une année. Dix années. Peut-être pas. En votant sans prêter suffisament d'attention à cet objet, en le relativisant, en rigolant de notre armée de milice, en se pâmant devant le courage des objecteurs de conscience, on joue. Avec une arme à feu. Celle que certains rêvent de retirer à nos soldats. Mais surtout, on ne défend pas publiquement notre armée. On se tait. C'est déjà un uniforme. Celui de l'expression bâillonée. N'exécutons pas la milice !

L'affiche du jeune Schwitzguebel vous interpelle à haute voix, jeunes et moins jeunes. Et même plus, beaucoup plus. Vous-même ne jouez-vous pas à la roulette russe lorsque vous acceptez sans broncher toutes les conneries que l'on vous dit ? Vous qui avez accepté Schengen parce que le Consel fédéral vous a promis plus de sécurité? Ou lorsque vous avez accepté sans brocher d'endetter les finances publiques de 6 milliards de francs pour ces vingt prochaines années parce que le Conseil d'Etat vous a dit qu'il n'y avait pas d'autre choix?

En regardant cette affiche, je me suis rappelé instantannément l'arrestation d'un dealer africain à Cornavin auquelle j'ai assisté voici une année. Deux policiers l'ont saisi alors qu'il tentait de s'enfuir. Ils l'ont maintenu à terre, attendant des renforts. Je me suis dit qu'il devait être coriace pour qu'à deux, ils ne puissent pas lui passer les menottes et l'embarquer. J'étais à côté de la plaque. Sitôt arrivés, les gendarmes ont fait un rempart entre la foule qui observait et leurs deux collègues. Parce que dans la foule, il y avait de nombreuses personnes qui insultaient les gendarmes. Salauds! Racistes! Triste spectacle que celui des citoyens qui ne respectent plus la loi, prennent la défense de la canaille et insultent les forces de l'ordre. Eux aussi jouent à la roulette russe. Un revolver sur la tempe ou sur celle de leur enfant. Mais que dire des autres personnes qui asssitaient à la scène et qui n'ont pas osé prendre la défence de la police? Un bâillon sur la bouche. Regardez-là bien : cette affiche est plus qu'une affiche, c'est une radioscopie de notre société!

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