04 septembre 2015

La Gauche toujours plus déconnectée

Alors que l’Etat vient d’annoncer un déficit de plus de CHF 200 millions dans les comptes 2015 à cause d’une importante baisse des recettes fiscales, la Fondation pour l’expression associative - fondation de droit privé qui regroupe entre autres l’Association des Jeunes Erythréens de Genève, l’Espace Afroaméricain, l’Association des Amis du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre Peuples, etc - a jugé opportun d’en appeler au contribuable pour financer l’agrandissement de la Maison des associations à CHF 16,5 millions et pour régler sa dette de CHF 2,2 millions auprès de la Banque Alternative Suisse.

C’est le lieu de rappeler que cette fondation privée avait déjà obtenu en 2000, du Conseil d’Etat, une subvention unique de 900'000 francs pour la rénovation/transformation de la Maison des associations et une caution de 3,6 millions de francs. Bien que sans ressources propres suffisantes, la FEA a décidé en 2008, de son propre chef, d’agrandir la Maison des associations. Manifestement, ni l’Etat, ni même la Ville de Genève pourtant généreuse en termes de subventions, n’ont considéré que cela était nécessaire et ce, à juste titre.

Aujourd’hui, la FEA a donc l’outrecuidance de demander au contribuable de payer la facture !

Et pour quelles prestations ? Il ne s’agit pas de logement, d’emploi ou de formation, ni même d’aide aux migrants, mais de « promouvoir des échanges interculturels, faire connaître les activités des associations, « encourager et soutenir la réalisation de projets socio-politiques » ou encore « soulever et proposer des solutions aux problématiques de notre époque ».

Ainsi, pour « résoudre les problématiques de notre époque », la FEA lance une campagne de récolte de dons publics à fonds perdus et considère que c’est « un bon investissement ».

Mais qui sont donc les irresponsables ? Pour Mme Olga Baranova, conseillère municipale socialiste en Ville de Genève, ce sont ceux qui considèrent que le logement, l’emploi et la sécurité ne sont pas prioritaires face au « véritable essaim à production et diffusion d’humanité » qu’est le monde associatif. Ne pas penser de la sorte constituerait selon elle un « profond mépris pour l’essence-même de Genève ». Belle déclaration de dédain pour les citoyens qui rament, ceux que la Gauche aime oublier, sauf pour leur porte-monnaie !

Malgré l’intervention « musclée », il y a une dizaine d’années, de David Hiler, Philippe Aegerter et Christian Grobet pour remettre de l’ordre dans les dérives gestionnaires de la Maison des Associations, force est de constater qu’en termes d’argent public, voracité et irresponsabilité sont les piliers de la Gauche.

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23 avril 2015

Développement de Genève : Berne relance le débat pour notre plus grand bonheur !

L’UDC a été le seul parti à s’opposer sérieusement au Plan directeur cantonal 2030 proposé par le Conseil d’Etat. L’UDC refuse la vision d’un canton d’un demi-million d’habitants pour 2030, centre économique du «Grand Genève» dont le pouvoir échappe en grande partie à la population.

L’UDC, dans un même esprit, a combattue la loi pour la densification (2014) qui permet aujourd’hui de construire 50’000 logements pour accueillir dans un futur proche 100'000 nouveaux arrivants.

L’UDC, lors des débats sur le vote de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT), se souvient parfaitement des propos superbes de François Longchamp qui ne craignait pas les implications de la révision de la loi. Pour lui, Genève était le bon élève, menant de manière exemplaire la lutte contre le grignotage du territoire...

Aujourd’hui, comme un boomerang, la LAT revient dans les mains du Conseil d’Etat pour l’empêcher de mettre en chantier son Plan directeur 2030 qui prévoyait l’utilisation abusive de 500 hectares de zone agricole.

Cette décision fédérale ne fait pas les affaires du Conseil d’Etat. Son rêve d’une Genève construite à la James Fazy doit être soit revu à la baisse, soit corrigé. Pour ce faire il faudra densifier la Ville et s’attaquer à la zone villa. Deux objectifs qui ne seront pas faciles à atteindre car de nouvelles propositions ouvriront obligatoirement le débat de la qualité de de la vie à Genève.

Un débat que l’UDC appelle de tous ses vœux. Nous (re)voici sur un thème qui nous est cher. L’UDC a toujours défendue la maîtrise de son développement en Ville de Genève (qui est la plus peuplée d’Europe !) et sur tout le canton. Tout comme elle s’oppose à la destruction de la zone villa. Le combat continue !

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24 mars 2015

Campagne municipale ou la drôle de guerre

Alors, elle commence quand, la campagne pour les élections municipales ? Dans moins d’un mois, les jeux sont faits, les conseillers municipaux élus, les yeux déjà rivés vers le mois de juin et les premières séances des délibératifs.

Mais rien. La presse est aux abonnés absents (!). Pas – ou très peu - d’articles, pas de portraits de candidats sortants, de ceux espérant siéger dans un conseil municipal ou de candidats hauts en couleurs, pas de programmes électoraux débordants de promesses,  pas de bilans sur la législature finissante. A croire que l’actualité ne peut plus être qu’internationale…

Est-ce finalement le fruit d’une préparation qui semble avoir été laborieuse pour la plupart des partis? A-t-on dégoûté les rédactions avant l'heure? Difficultés de trouver des candidats ? Motivations, situations professionnelles ou sociales en mutation ? Politique municipale peu sexy en regard des compétences accordées par sa seigneurie le canton ? Cumul des complications imposées par certaines communes, telles celle du Gd-Saconnex, ses stands autorisés au compte-gouttes et son affichage aux dimensions spéciales, de Collonge-Bellerive, de Meyrin ou de Bernex nous communiquant de nouveaux emplacements d’affichage une fois les affiches imprimées. Jusqu’à la Chancellerie qui distribuera jusqu’à 5 jours avant les élections administratives les bulletins de vote. Décidément rien n'intéresse la presse.

Oserait-on se demander si les élections municipales intéressent encore quelqu’un dans ce canton ? A part les candidats. A moins que l’on assiste à une nouvelle forme de campagne, presque privée, avec affichage payant et "culs de bus" incontournables ?

Pourtant, il y a du nouveau pour cette campagne. Ne serait-ce que l’appel à voter adressé aux étrangers, appel provoqué par l’UDC Ville de Genève. Ou les tentatives de nouveaux partis. Ou le tourisme politique de certains candidats, ou le positionnement des sections communales, tous partis confondus sur la répartition des tâches engagées par le Conseil d’Etat. Ou encore le positionnement des mêmes sections face à l’impact du Gd-Genève dans le développement des communes, plan directeur 2030 oblige.

Rien. Désespérément rien. La faute en revient à la presse genevoise. Certes, il manque à l’appel, La Suisse et le Journal de Genève. Il nous reste La Tribune, le Courrier de Genève et le GHI. Rédacteurs en chef de tous quotidiens, on vous attend !

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08 mars 2015

C’est déjà la Pentecôte au PDC

En plein Carême, voilà que le St-Esprit descend avec quelques semaines d’avance sur le PDC. Ainsi donc, le président démocrate-chrétien découvre que l’immigration subie par la Suisse depuis l’entrée en vigueur de la libre-circulation est calamiteuse. Doit-on se pâmer devant cette déclaration pour le moins inattendue? Décidément, les desseins de Dieu sont impénétrables. Comment comprendre autrement le revirement de «valeurs» opéré Christophe Darbellay ?

Je ne suis pas surpris devant cette énième contorsion de la part de ce parti centriste, en totale perte de vitesse et qui ne doit sa présence à tous les échelons qu’à ses talents d’acrobates de la politique. Pour autant, je n’oublie pas toutes ces années passées à supporter sa morale, ses valeurs et ses admonestations dès que l’on évoque l’immigration. Le PDC s’est pincé le nez depuis les années Schwarzenbach, s’opposant à tout virage politique privilégiant les Suisses, avec une constance qu’il faut lui reconnaître : la Suisse doit être « ouverte », que ce soit en matière d’asile ou d’immigration. Affirmer le contraire et le PDC vous taxait au mieux de xénophobe, au pire de raciste. Combien de discours bien-pensants avons-nous supporté le 1er août de la part de tous ces élus PDC, traînant dans la boue celles et ceux qui ne pensaient pas comme eux, à commencer par l’UDC ?

Depuis l'EEE, n'étaient-ils pas tous favorables à l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne, tous de chauds partisans de la libre circulation, tous déterminés à signer les conventions de Schengen et de Dublin. Ne nous ont-ils pas promis catastrophe sur catastrophe à chaque votation écornant leurs beaux principes humanistes ?

Alors de ce passé tout chaud, datant d’hier matin, qu’en font-ils à présent que le problème est identifié et dénoncé par le président PDC, que le mot «préférence nationale» est prononcé et précisé : elle «devrait être une évidence» ?

Parler enfin de préférence nationale - pas d’une préférence cantonale qui donne presque bonne conscience! - c’est rappeler que c’est le minimum que nous attendons de notre gouvernement qui a failli à la première de ses missions. Les milieux économiques l’ont admis en début d’année, il est trop facile d’engager des étrangers, ce qui a pour résultat de laisser en rade les Suisses, beaucoup de Suisses. La paix sociale est fragilisée et l'économie n'aime pas cela. C'est au tour du PDC d'ouvrir les yeux. Peut-être. L’après 9 février 2014 commence le 7 mars 2015 pour le PDC. Deo Gratias.

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07 février 2015

La soumission de La Tribune de Genève

Dans son dernier roman « Soumission », Michel Houellbecq dénonce en une séquence le problème principal qui emprisonne toute la classe politique dans sa liberté de réflexion et de décision qui conduira peut-être à l’islamisation de notre continent. Dans l’entre deux tours de l’élection présidentielle, Michel Houellbecq imagine le ralliement de la droite et de la gauche françaises à la Fraternité musulmane de Mohammed Ben Abbes, leur choix étant totalement conditionné par l'avenir de l’Union européenne. Là se situe l’ultime réserve: "En plus, il y a l'Europe, et c'est le point fondamental. Le véritable agenda de l'UMP, comme celui du PS, c'est la disparition de la France, son intégration dans un ensemble fédéral européen" (page 145).

La construction européenne et ses dogmes, liberté de circulation, disparition des frontières, pourvoir centralisé, l’euro, restent à ce jour l’horizon indépassable pour les politiciens en place, la référence ultime, le devoir moral. Il faut sauver l’Union européenne, un point c’est tout !

Ce roman d’anticipation – « Je procède à une accélération de l’histoire » a précisé l’auteur – se projette dans un futur proche. La prochaine élection présidentielle française de 2017. Il n’est pas idiot de regarder chez soi, en Suisse, après avoir lu ce remarquable texte. Après le vote du 9 février 2014, les vertueux partisans de l’Union européenne n’ont qu’une idée en tête : expliquer aux Suisses qu’ils n’ont rien compris sur les enjeux européens, que la Suisse ne peut survivre sans Bruxelles. Parmi eux, nous trouvons l’éditorialiste de La Tribune de Genève, Pierre Ruetschi, qui répète dans l'édition du jour une litanie connue: « Le peuple suisse doit revoter ». Voilà sans doute une réaction que n’auraient pas rejeté le Front républicain imaginé par Houellbecq si d’aventure Marine Le Pen gagnait l’élection présidentielle : Il faut revoter ; les Français n’ont rien compris…

La réalité suisse permet d'être un peu plus d’optimiste que l'écrivain français. Après le 9 février - « Il y a des dates qui ne s’effacent pas et des traumatismes qui durent » psychanalyse l’éditorialiste - les associations patronales se sont montrées assez pragmatiques pour accepter le résultat des urnes. Plus qu’un refus total de la voie bilatérale, le résultat populaire doit être avant tout compris comme un grognement de la population qui est sacrifiée dans le maelström de la Grand Europe. Elles semblent l’avoir compris en s’inquiétant ouvertement de l’emploi auprès des travailleurs locaux. Tout comme elles ont compris que l’introduction des contingents ne sera pas la fin du monde pour les entreprises suisses. La paix sociale est aussi un prix à payer que ne semble pas entendre les doctrinaires purs et durs de l’Union européenne dont La Tribune de Genève s’en fait le porte-voix local.

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