10 mai 2014

Mondial : Noctambules contre masse laborieuse ?

Le chargé de communication du département de l’environnement urbain et de la sécurité l’a décrété, les écrans TV seront interdits sur les terrasses des cafés - il fallait le souligner - et pour cause, le Mondial de football qui débutera dès le 12 juin prochain se déroulera au Brésil de sorte que la plupart des matchs auront lieu la nuit.

On en revient donc au sempiternel débat gauche-droite visant à ménager la chèvre et le chou entre le « droit » des noctambules lève-tard voire traîne-savates à se divertir la nuit et le besoin vital de repos des contribuables qui, drôle d’idée, travaillent et se lèvent tôt.

Qu’à cela ne tienne, certains cafés ont déjà trouvé la combine. Ils  ont déjà suspendu une télé sur leur vitrine à l’intérieur mais dirigée à l’extérieur, dans le but de contourner l’interdiction. Ce qui permettra les attroupements sur les terrasses si redoutés par les méchants « dormeurs » qui, il faut le rappeler, ont été entendus par la Ville de Genève qui a imposé aux exploitants des terrasses, dès l’été 2013, la pose de dessins sur les murs et la présence de chuchoteurs. L’effet Placebo ne s’est même pas fait ressentir.

Alors, on ose espérer que suite à ce Mondial, les voisins encore vivants auront droit à une nouvelle mesure-choc du Département de M. G. Barazzone : des chuchoteurs chuchotant des berceuses.

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08 mai 2014

Tribunal pénal et clandestins : Le mépris total et inquiétant du principe de légalité

Dans un article paru le 7 mai 2014, la Tribune de Genève félicite le Tribunal pénal d’avoir désavoué le Ministère public dans son jugement du 6 mai 2014 par lequel il a condamné un couple de ressortissants brésiliens en séjour illégal à une peine de seulement 240 heures de travail d’intérêt général  alors que le Ministère public avait requis une peine ferme conformément à ce que stipule expressément l’article 115, al. 1, lettres a à d, de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr).

Or, il faut souligner que c’est un jugement de culpabilité que le Tribunal pénal a prononcé dès lors que ces clandestins étaient à l’évidence en situation d’infraction à la LEtr de sorte qu’il ne s’agit pas là d’un désaveu complet du Ministère public.

Toutefois, c’est la peine fixée par le Tribunal pénal qui est à déplorer, car force est de constater que ces clandestins avaient non seulement violé plusieurs lettres de l’article 115 LEtr, mais qu’en plus, ils avaient récidivé démontrant ainsi un mépris total de nos lois pénales et administratives.

Partant, le Ministère public était parfaitement fondé à requérir une courte peine privative de liberté et ce n’est pas sa sévérité extrême qui doit être relevée mais au contraire le laxisme du Tribunal pénal qui, au lieu d’appliquer la loi fédérale sur les étrangers, a préféré se fonder sur la jurisprudence européenne et quelques arrêts du Tribunal fédéral, démontrant ainsi pour sa part un mépris total et inquiétant du principe de légalité.

 

 

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06 mai 2014

Une occasion de détruire l’armée

La votation sur le fonds d’acquisition de 22 Gripen s'est petit à petit transformée en un plébiscite plus ou moins avoué de notre défense aérienne voire de notre armée. C'est dire l'importance de cette votation qui va, selon le résultat, être analysée selon des critères partiaux. Si le oui l’emporte, nous achèterons les avions de combat. Si c’est non, faudra-il comprendre qu’une majorité de la population ne veut pas acheter ces avions ou que c’est la somme elle-même qui pose problème ? Ou encore qu’au travers de cette décision, c’est l’existence même de notre aviation militaire qui est mise en cause. Et sans aviation, c'est directement l'image d'une armée moderne, possédant ses propres moyens pour assurer ses missions, qui est sujette à discussion.

L'on sait le poids des abstentionnistes. Il est parfaitement compréhensible d'hésiter devant l'achat de 22 Gripen pour une somme de 3 milliards. Mais outre les nombreux contrats qui reviendront à nos entreprises, il y a dans cette votation la question fondamentale de notre politique d'indépendance et de neutralité de la Suisse. C'est bien ce que recherche la gauche et le GssA depuis 20 ans et aucune occasion pour détruire notre armée n’est à gâcher. Sans que cela soit, un refus portant sur l’achat des Gripen nuira directement à notre armée. Amputée de son aviation de chasse, nous devrons revoir les missions de notre armée. Et une Suisse désarmée, parce que sans couverture aérienne, c'est à coup sûr une Suisse qui devra revoir complètement son rôle non seulement sur le plan intérieur, mais aussi sur le plan international. Ce n’est pas le moment. Ce ne l’a jamais été. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à voter oui au fonds d'acquisition des Gripen.

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02 mai 2014

Hispano-Suiza : Le 1er mai n’a pas été la fête de tous les travailleurs

16 janvier 2013. L’UDC-Ville de Genève dépose une résolution (R-170) relayant les inquiétudes des très nombreux artisans du site de l’ancienne usine Hispano-Suiza suite à sa vente par Soboss SA à Swisscanto qui a immédiatement résilié de nombreux baux au 31 décembre 2013.

Dans sa réponse aux problèmes soulevés par la résolution, Rémy Pagani assure le délibératif que Swisscanto respecterait l’intégralité des conditions fixées par la FTI et la Ville de Genève dans le cadre de son projet de nouveau complexe immobilier de luxe, soit 40% de surfaces réservées aux activités artisanales avec des loyers plafonnés entre 180F et 200F, 25% à des activités biotech et 35% à des activités administratives et commerciales. Il faut souligner que Soboss SA avait expressément accepté ces conditions par écrit.

20 février 2013. Rémy Pagani juge bon d’encore affirmer en séance plénière du Conseil municipal, que le Conseil administratif a aussi imposé le maintien des activités sur le site pendant la durée du chantier et que Swisscanto s’était engagée oralement le 31 octobre 2012 à reprendre toutes les conditions susmentionnées.

Non sans un certain étonnement, le magistrat d’Ensemble-à-Gauche se réjouit de cet engagement du nouveau propriétaire qui a pourtant acquis le terrain pour 61 millions de francs.

2 mai 2014. Quelle ne doit donc pas être aujourd’hui la surprise de Rémy Pagani dès lors que les travaux n’ayant même pas débuté, le Tribunal des baux et loyers a condamné, sur requête de Swisscanto, tous les locataires à évacuer les lieux de leur personne et de leurs biens au 1er mai 2014 ! Et que dire notre propre surprise d’avoir cru le magistrat chargé des constructions et de l’aménagement.

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26 avril 2014

MAH : Il faut renégocier la Convention avec la Fondation Gandur

Initialement devisé à 80 millions de francs, le projet Jean Nouvel de restauration et d'agrandissement du Musée d'art et d'histoire était assuré d'un financement privé à hauteur de 40 millions par la Fondation Gandur et par la Fondation pour l'agrandissement du Musée d'art et d'histoire selon les termes de la Convention de mars 2010. Ce montage financier rendait ce projet supportable, financièrement parlant, pour la Ville de Genève.

Aujourd'hui, le Conseil municipal est saisi d'un projet de délibération (PR-1073) pour un nouveau projet de rénovation et d'agrandissement du MAH d'un coût de 133 millions. La Convention de mars 2010 étant toujours en vigueur, la participation de la commune est passée de 40 millions à un peu plus de 93 millions. Assurément, nous ne sommes plus dans un projet financièrement supportable. Du moins tel qu'il sera présenté mardi prochain au Conseil municipal. Il faudra donc que M. Sami Kanaan rediscute cette Convention car il ne saurait y avoir pour l'un, la Fondation Gandur, une préservation de ses avantages pour un projet qui n'est plus le même que celui initialement envisagé et pour l'autre, la Ville de Genève, de nouveaux engagements financiers en constante augmentation (le projet était annoncé à 120 millions l'an dernier) additionnés d'une augmentation annuelle des charges d'environ 7 millions. On va dans le mur!

Un projet difficilement supportable parce qu'à l'analyse du plan financier d'investissement 2014-2025, les investissements totaux prennent une vitesse assensionnelle vertigineuse pour la Ville de Genève. Voyez : pour 2015 (189 millions), pour 2016 (199 millions), pour 2017 (172 millions), pour 2018 (173 millions), pour 2019 (162 millions), etc. Pour mémoire, le délibératif à fixé, ces deux derniers budgets, un seuil maximum des investissements à 130 millions dont la partie non-couverte, rappelons-le aussi, augmente inévitablement la dette. On va bel et bien dans le mur!

Nous sommes devant le projet le plus coûteux jamais traité par notre municipalité avec une participation privée assurée à hauteur de 40 millions alors le Conseil administratif l'évalue (et l'espère) dans sa nouvelle proposition (page 47) à hauteur de 40 à 50% du projet, soit entre 50 et 65 millions. Or, à ce jour, ni la Fondation Gandur, ni la Fondation pour l'agrandissement du Musée d'art et d'histoire n'ont avancé de pareils montants. Il va donc bien falloir revoir la Convention de mars 2010.

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