08 octobre 2009

Quelle est l'évolution du trafic de cocaïne au cours de ces quatre dernières années ?


Je dépose à l'instant l'interpellation urgente écrite dont le texte est le suivant:

Ce parlement a récemment refusé la motion 1874 du groupe UDC « Pour plus de sécurité : des contrôles douaniers fixes ».

Depuis plusieurs années, nous assistons à une recrudescence du trafic de stupéfiants, notamment dans le trafic ferroviaire, de sorte que le département de l’économie et de la santé a dû proposer un crédit d’investissement pour doubler la superficie du local d’injection de drogue situé à proximité de la gare.

Ces dernières semaines les députés, membres ou non de la commission judiciaire et de sécurité, apprennent par voie de presse que des saisies importantes sont effectuées à la frontière genevoise ou dans les trains internationaux qui desservent précisément la gare Cornavin. Un article de presse récent nous apprend que la douane française a opéré de nombreuses saisies dans le trafic ferroviaire dans le périmètre de l’agglomération franco-valdo-genevoise, dont le CEVA sera peut-être un jour la principale artère.
Les contrôles opérés à la frontière extérieure Schengen n’ont apparemment pas permis de compenser la suppression presque totale des contrôles à la frontière intérieure, y compris à Cornavin où circulent 73 trains par jour entre la Suisse et la France (17 trains régionaux et 56 trains grandes lignes). La coopération internationale voulue par ces mêmes accords n’a apparemment pas permis de compenser ce déficit de sécurité.

Le manque d’information de la part du Département des Institutions dans ce domaine et les sanctions pénales qui semblent encourager ou pour le moins permettre à leurs auteurs de poursuivre leurs délits sur notre territoire ou dans un autre canton incitent la classe politique a réagir en ordre dispersé : tel parti politique demande à couvrir le territoire de prisons, tel autre à donner un grand coup de balai, tel autre encore à refuser la construction d’une nouvelle voie d'accès (*) pour la racaille.

Ma question est la suivante :
Qui (polices cantonales, polices françaises, douanes française, corps des gardes-frontière, douane suisse) a saisi quelles quantités de stupéfiants (par genre) dans quel moyen de transport (route, rail, aérien) dans notre bassin de vie qu’est devenu l’agglomération franco-valdo-genevoise?


(*) J'ai modifié mon texte qui utilisait le mot "aspirateur" et je l'ai remplacé par "nouvelle voie d'accès". L'aspirateur est un mot que le MCG utilise pour parler des frontaliers. L'UDC, quant à elle, s'en est prit à la racaille venue de France pour évoquer les voyous qui profitent de la libre circulation pour commettre une multitude de délits dans notre canton.


N'oubliez pas de voter : Jour J -3

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13 août 2009

Sécurité : qui peut la rétablir ?

Certainement pas un socialiste ! L’expérience vécue ces quatre dernières années a refroidi plus d’un Genevois. Rappelez-vous. Début de législature : la première action concrète de M. Moutinot fut de débaptiser le département de Justice et Police. Il devint celui des Institutions. Le socialiste ne voulait pas être le patron de la Justice et de la police. Et il ne l’a pas été. La nouvelle loi sur la mendicité déposée par Yves Nidegger et adoptée par le Parlement n’a jamais été appliquée. Les requérants d’asile dont la demande a été refusée se promènent librement dans notre canton alors qu’ils devraient quitter Genève, au mieux ils devraient rester dans l’enceinte aéroportuaire. Les habitants d’un quartier (les Pâquis) se sont mobilisés pour que la police intervienne. L’agression d’un touriste saoudien a jeté une lumière particulièrement crue sur le prix économique de l’insécurité à Genève. A l’heure du bilan, les résultats sont pitoyables.

Les Genevois pourront-ils supporter davantage de laxisme en matière d’insécurité ? Le risque est grand qu’ils finissent par assumer eux-mêmes leur propre sécurité.

Assumer sa propre sécurité ? Nous en sommes déjà à mi-chemin : les particuliers comme les entreprises ont toujours plus recours à des professionnels de la sécurité (1). Une sécurité que la police genevoise, la justice et le service pénitentiaire ne sont plus en mesure d’assumer, par manque d’effectif et de moyens, et plus encore par manque de volonté politique.

Cet automne, les élections au Grand Conseil et au Conseil d’Etat auront une importance toute particulière pour la sécurité de notre canton. Je ne vois que deux partis possédant la volonté politique nécessaire pour redresser une situation devenue désespérante : l’UDC et le parti libéral. Pas l’un ou l’autre : l’un et l’autre ! Je ne vois que deux hommes capables de remettre de l’ordre au Conseil d’Etat : Yves Nidegger et Olivier Jornot. Pas l’un ou l’autre, l’un et l’autre !

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(1) La même démarche est faites par les parents qui inscrivent leurs enfants dans les écoles privées, tant la qualité de l’enseignement public est médiocre. Encore un département en main socialiste…

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22 juin 2009

Sécurité: c’est pour la saint glinglin

La liste s’allonge comme un jour sans pain. A un peu plus de cent jours des élections législatives, la sécurité est un soucis partagé par tous les partis, gauche et vert exceptés. Depuis le début de l’année et plus encore depuis les événements survenus aux Pâquis, de nombreux textes s’inquiétant de ce sujet ont été déposés. Dix-sept se trouvaient en stabilisation verticale dans notre ordre du jour au moment où j’ai déposé, début mai, une résolution (R588) proposant la création d’une commission ad hoc sur la sécurité. Il faut empoigner ces textes, les réunir, les traiter, les voter, les réaliser.

A l’ordre du jour du Grand Conseil de juin, quatre nouveaux textes sont venus gonfler cette liste. C’est donc une vingtaine d’objets concernant directement l’insécurité qui s’agglutine soit en commissions, soit à nos ordres du jour sans cesse remaniés en fonction d’urgences votées par le Parlement. Il n’y aura rien qui se fera sérieusement avant 2010. Après les élections.

Alors, la sécurité, alibi pré-électoral ?

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18 mai 2009

Sécurité : mais que fait le Parlement ?

Curieuse torpeur du législatif. La semaine passée, les députés ont longuement débattu du logement social ou de la rampe de Vésenaz. Mais pas l’ombre d’un débat sur les problèmes brûlants de l’insécurité, pourtant à l’actualité de ce mois de mai. La flemme ? Pas vraiment ! L’UDC, l’Entente et le MCG n’ont pas ménagé leurs efforts sur le sujet. En témoigne les nombreux textes qu’ils ont déposés devant le Grand Conseil durant ces derniers mois. Ils s’inquiètent tous de la situation. Ils ont tous entendus les inquiétudes de la population. Ils proposent tous des solutions. Une quinzaine de textes qui roupillent en commission judiciaire et de police. Qui a près de vingt-cinq objets à traiter.

On peut continuer ce petit jeu électoraliste. Il est vrai que les élections approchent. On peut continuer à monter sur le ring. Et la jouer perso. On peut aussi organiser les combats. Se dire que c’est le moment. La jouer urgence. Penser au bien commun. D’où le dépôt d’une résolution pour nommer une commission ad hoc sur la sécurité. Regrouper tous ces textes, les traiter, puis en débattre devant le Parlement. Rapidement.

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