Prix exorbitant des terrains du MOA : l'UDC demande l'urgence (23 mai 2011)

L'Etat n'entend pas se torcher avec le coude en proposant le prix exorbitant de 14 millions pour l'achat des deux parcelles abritant ce qui est devenu une boîte de nuit : le MOA. Ce qui revient à fixer le prix du m2 en zone industrielle à 750 francs. C'est simplement inacceptable : actuellement, il vaut en moyenne 250 francs. Alors pourquoi une pareille hausse ? Certes, l'on savait l'Etat dépensier. Mais c'est un peu court comme réponse. L'on peut deviner le règlement d'un dossier entre l'avocat libéral du MOA et le Conseiller d'Etat du même parti. Ce peut être une hypothèse.

Une autre serait de chercher l'explication dans les nombreux terrains en zone villa que l'Etat rêvent d'acheter pour développer les zones industrielles particulièrement recherchées en ce moment. Si le Parlement accepte cet achat, il accepte une augmentation tacite du prix du terrain en zone agricole qui deviendra la norme. Il fausse le marché et, comme d'habitude, c'est les citoyens qui passeront à la caisse.

Mais quelque soit l'hypothèse retenue, il est hors de question de cautionner l'achat d'un terrain qui valait 1,8 millions en 1998 et qui serait aujourd'hui acquis pour 14 millions. Cette proposition d'achat crée, à elle-seule, un grave précédent. Ce projet de loi (PL10765), inscrit à l'ordre du jour du Grand Conseil mais qui ne sera traité qu'en fin d'année, ne doit pas être laissé en sommeil. C'est pourquoi l'urgence sera demandée jeudi au Grand Conseil par l'UDC. En ma qualité de rapporteur de minorité, je proposerai de refuser ce projet de loi pour obliger Mark Muller à rediscuter ce prix d'achat et à nous représenter un nouveau projet de loi acceptable. Avec le risque, je vous l'accorde, que le Grand Conseil ne me suive pas et accepte l'achat des terrains.

> Voir article du 20 Minutes

> Voir article de La Tribune de Genève

 

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