Le Bernois s’éclipse (02 juin 2008)

Depuis 20 ans, l’UDC, sous l’impulsion de Christoph Blocher, a dessiné avec précision son action politique. Tous les quatre ans, chaque plateforme électorale a été l’occasion de définir son action et de l’expliquer aux électeurs. Cela a été aussi l’occasion pour les responsables cantonaux de se rencontrer, de discuter, de développer un esprit de parti. Petit à petit, il y a eu convergence politique, discours commun, tout canton confondu. C’est ce même discours qui a plu aux électeurs. C’est la force même de l’UDC : clarté du discours parce qu’unité de vue. Les décisions prises à de larges majorités par l’assemblée des délégués, qui réunit régulièrement 500 à 600 représentants de toute la Suisse le prouvent. Le pacte passé avec le peuple, lors de la campagne électorale de cet automne, en a été l’achèvement.

 

Le problème posé par la petite vacherie du Parlement, le 12 décembre dernier, est justement que la promesse faite aux électeurs UDC ne pourra pas être tenue par Eveline Widmer-Schlumpf. Pas plus, il faut bien l’avouer, par son alter ego moustachu qui, en 2003, voulait déjà rejoindre les rangs radicaux. Ni l’un, ni l’autre n’a pris le temps de fréquenter son parti, de le vivre de l’intérieur, de le voir vieillir. Et pour cause.

 

Le départ de Samuel Schmid n’est pas une surprise, juste la conséquence d’une liaison adultérine. Il régularise sa situation. Il était temps.

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