Budget 2012 : tout simplement déraisonnable (22 septembre 2011)

Près d'un demi-milliard de déficit, tel est le budget cantonal pour 2012. Avec 3% d'augmentation des charges, l'exécutif genevois n'a visiblement pas pris la mesure de l'environnement économique mondial, de la faillite des Etats européens et de l'échec de l'euro. Sauf à tenir compte de l'impact du franc fort sur les performances fiscales. Ce budget d'un volume de 8 milliards met aussi en valeur les coûts des décisions prises au niveau fédéral et cantonal. Nouvelles lois et réformes - nouveau mode de financement des hôpitaux (+ 24 millions), réforme judiciaire (+ 5 millions, Cycles d'Orientation (+ 15 millions), etc. - ont un prix qui ne laisse que peu de manœuvres au Conseil d'Etat. Reste des dépenses inouïes en matière d'aide sociale (+7%), de mobilité (6%), de justice (+4%) et de sécurité (+3,7%). Libre circulation et accords de Schengen-Dublin se paient lourdement.

La dette, en légère augmentation, reste très préoccupante. Le niveau élevé des investissements augmente de 4% pour atteindre près d'un milliard. Trop élevé pour l'UDC alors qu'aucun parti n'a le courage de rediscuter ou reporter ces dépenses publiques qui participent au déficit budgétaire 2012.

L'an passé, l'UDC avait proposé sans succès une baisse linéaire de 1% pour tendre à un budget équilibré. L'UDC constate que pour parvenir aujourd'hui à un budget équilibré, c'est une diminution de 4% de l'ensemble des dépenses de l'Etat qui doit être opérée. Catastrophée par la présentation de ce budget déficitaire, consternée par les promesses d'un budget équilibré à l'orée 2014, l'UDC propose de renvoyer purement et simplement ce budget au Conseil d'Etat.

 

17:16 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |